L'Origine et le Changement

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 Le Tempête Prime dans la tourmente

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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Mer 27 Jan - 17:20

A l'extérieur du navire. Sur le pont et dans les gréements, les marins s'agitaient tandis que la voix d'Olaf se portait au-dessus du grondement lointain d'un orage à venir. Les premiers éclairs avaient commencés à frapper la surface de l'eau tandis que de puissants vents semblaient vouloir ramener le Prime en direction de l'archipel Elfique. Quelques secondes plus tard, une pluie violente se mit à battre le pont du navire et les marins qui couraient en tout sens. Partout on tendait les cordes, montaient aux filets, refaisait à la hâte les nœuds desserrés et en même temps qu'ils travaillaient, certains priaient. Les tempêtes de la Mer d'Izilia ne sont pas les plus féroces de se monde mais un orage apporté par un vent d'Est est un orage ramené tout droit de l'Océan des Tempêtes. Cette mer totalement incontrôlable avait, pendant des siècles était le théâtre des guerres entre le Culte Originel et l'Ordre du Changement. Les batailles magiques qui eurent alors lieux détruisirent toute forme de logique dans le mouvements des courants ou des vents de cette zone du monde et depuis, hormis quelques fou téméraires et des navires guidés par les plus puissants hauts-prêtres, personne ne si aventuraient sinon les monstres du Changement et les élémentaires déchaînés qui poursuivaient leurs guerre.

"-Cette tempête, les vents venaient de l'Est." Il avait suffit de cette pensée à Olaf pour ordonner que l'on se prépare à la recevoir. Mais Zaukon avait alors disparut.

Au sommet du plus haut mât, se tenait une silhouette, regard levé vers l'horizon et les éclairs qui parcouraient les lourds nuages noirs qui se dirigeaient droit sur le Prime. Il s'agissait bien de Zaukon. Bien avant les autres, avant qu'Olaf n'en donne l'ordre, il avait commencé à replier la Grande voile. Pourquoi ? Le temps était lourd mais en fait pas vraiment révélateur en cette fin d'automne. De toute façon, nul ne cherchait jamais à comprendre les motivations ou les actions de Zaukon. Il faisait plus ou moins ce qu'il voulait sur ce navire sans que personne ne puisse réellement si opposer. A part si la personne en question souhaitait réellement passer par-dessus bord. Bientôt le navire fût dans la tempête, battu par les vents et la pluie. Zaukon lui restait en haut du mât, une main le retenant au mât et le visage tourné vers le ciel.

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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Mer 27 Jan - 18:30

Embrun cessa ses bêtises quand elle se rendit compte que le vent devenait vraiment menaçant. Elle grimpa rapidement les quelques mètres qu'il lui restait à parcourir pour rejoindre Zaukon qu'elle n'avait d'ailleurs même pas vu passer, concentrée qu'elle était dans ses vaines tentatives. Apparemment elle avait bien plus de patience en haut d'un mat qu'enfermée dans la soute mais elle n'avait pas franchement avancé, si ce n'est en réflexion et en acceptation de son pouvoir. Enfin, l'heure n'était plus à la magie, il fallait préparer le Prime et elle s'empressa de prêter main forte au grand marin.

Sans un mot, elle se hissa au dessus de la voile et commença à la remonter pendant que Zaukon détachait les cordes (parce que si il est tout seul, faut forcément décrocher la voile avant de la hisser je crois). Elle lui jeta un bref regard mais elle n'avait pas franchement besoin de faire des commentaire pour une action qu'un équipage devait accomplir un nombre incalculable de fois lors d'une traversée. Ce faisant, elle remarqua que sur le pont, les marins s'agitaient. Le vent avait du emporter les beuglement d'Olaf, sans importance. La mer dansait de plus en plus follement et elle en connaissait assez sur la navigation pour ne pas avoir besoin qu'on la guide. A plat ventre sur la traverse, la jeune fille se servait autant de ses pieds nus que de ses mains pour tirer la voile, ce qui aurait pu donner un spectacle assez comique dans un autre environnement. Mais sur ce navire, en pleine mer et alors que l'orage se rapprochait, sa posture n'avait rien de surprenant.

Comme toujours, le vieux marin avait vu juste. L'orage se rapprochait bien plus vite que prévu et il était plus que temps de rabattre les voiles. Après avoir attachée celle ci avec l'aide de son compagnon, Embrun s'attaqua à la suivante. Depuis la dernière tempête, elle n'avait aucun mal à obéir aux ordres de Zaukon car elle le savait compétant et plus expérimenté qu'elle. Uniquement quand cette obéissance était nécessaire bien entendue et elle n'irait pas jusqu'à se soumettre à ses caprices, mais elle le lui avait bien expliquer au début. Rien de mieux qu'une rixe pour mettre les chose au point, même si il n'avait eu aucun mal à la mettre au tapis. Mais maintenant, les voiles claquaient autour d'eux et il n'était plus question de bagarre. La jeune fille se penchait dangereusement pour attraper les cordes qu'il lui envoyait ou lui en lançait elle aussi. Si d'autres venaient les rejoindre, elle agirait de la même manière en ne prononçant que le strict nécessaire.

Une fois que toutes les voiles furent remonter, elle remonta tout en haut pour vérifier les nœuds. Le navire tanguait dangereusement maintenant mais elle s'en fichait, prenant des risques sans la moindre hésitation. La pirate se doutait que John John et d'autres auraient penser à vérifier l'arrimage de la cargaison. Elle préférait pour sa part être libre dans les gréements même si le vent tentait de l'en arracher. Elle s'installa à cheval sur une poutre, bras liés autour du mat, et observa le lointain. Elle se trouvait au point le plus haut du navire, ce qui était sans doute déconseillé en temps d'orage mais elle ne portait évidemment pas de bijoux ou autres objets métalliques. La vue était embrumée par un rideau de pluie si bien qu'elle apercevait à peine la mer de là haut. Un éclaire illuminé le ciel et elle se pencha en avant avant de se reculer vivement pour ne pas être entrainée par une bourrasque.


- Zaukon ! Vient, y a un truc d'vant ! J'vois pas c'que c'est, aussi gros qu'le Prime j'crois mais avec c'brouillard on y voit rien. Lança t-elle, tentant de percer le bruit du vent. Sa voix aigüe portait plutôt bien dans les grondement grave de l'orage et le marin n'était pas très loin.
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Rallen Coroda
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Mer 27 Jan - 19:13

La pluie battante, le ressac, le vent et le tonnerre... Tout cela composaient la symphonie jouée aux oreilles de l'élémentaire. Chaque goutte de pluie tombant dans la mer ou sur le pont, chaque souffle du vent, chaque coup de canon céleste, tout cela faisait bouillir le sang d'élémentaire de Rallen. Au fur et à mesure que la tempête approchait, ce dernier avait de plus en plus de mal à contrôler ses pulsions. Depuis plusieurs minutes déjà, il avait laissé tombé le morceau de charbon lui servant habituellement à se vider de son énergie.

- Avec autant d'électricité autour de moi, je me vide aussi vite que je me recharge... Et ce son... C'est comme un appel... Les marins ont les sirènes et moi j'ai les éclairs. Ah ah, arrête de rire Rallen ! Tu mets en danger ce navire. Qu'est-ce que tu attends pour te vider de ton pouvoir ? La garantie de ne pas terminer par-dessus bord pendant ma convalescence, tiens !... Tu perds la tête l'élémentaire, tu es en train de te parler à toi-même !... Allons voir comment ça se présente là-haut.

Se levant avec difficultés, sortant en se tenant aux parois pour ne pas tomber sous le roulis des vagues, Rallen finit par émerger de la cale et observa l'agitation créée par l'orage. Le navire grouillait d'activité. Que se soit sur le pont ou dans les voiles, qu'ils soient de quart ou non, l'ensemble des marins semblaient s'être donné rendez-vous sous la pluie diluvienne. Certains vérifiaient l'arrimage de la cargaison, d'autres rentraient les voiles pour éviter de démâter et d'autres semblaient s'agiter de façon à faire croire qu'ils étaient occupés.

Luttant pour ne pas être repoussé à l'intérieur du navire par le vent, luttant pour ne pas être balayé à cause d'une vague un peu plus forte que les autres ou bien luttant contre son envie de lier ses pouvoirs à la tempête, Rallen se dirigea vers le seul endroit où il pouvait savoir comment se rendre utile, à l'arrière du navire, là où se trouvait Olaf le capitaine du vaisseau. Une fois assez près de ce dernier pour se faire entendre malgré les bourrasques, Rallen l'interpella de la voix la plus forte possible :

- Cap'taine ! Besoin d'un coup de main quelque part ? J'en ai deux qui savent se rendre utile pour un peu qu'on leurs dise quoi faire.
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Mer 27 Jan - 20:32

Le capitaine était à la barre, ses muscles solides tendaient ses vêtements rendues trempés par la pluie battante. C'était très probablement la première fois que Rallen s'approchait du Capitaine depuis le soir où il avait été recruté. Si ses yeux étaient suffisamment perçant pour traverser la légère brume induite par la pluie, il pourrait voir que Olaf ne ressemblait plus au marin ivre qui l'avait embarqué. C'était un homme à présent compléter focaliser sur ça tâche mais ses yeux brillaient de joie et un sourire féroce animait son visage. Lorsque l'élémentaire lui parlât, le Capitaine ne lui accordât pas même un regard. En fait, il se contenta d'un signe de tête en direction de l'avant.

"- Bill Bibelot à besoin de plus de deux bras !" Hurla-t-il "On à une fuite par l'avant ! On sait pas comment mais plusieurs planches ont été déchiquetées ! Descends en bas et aide le au mieux, tout les autres charpentiers sont déjà sur d'autres fuites !"

Dans le ventre du navire, le fameux Bill luttait seul contre les éléments. La proue du navire qui ne cessait de plonger et remonter au gré des vagues recevait de grandes quantités d'eau par le trou qui s'étendait sur la largeur d'environs deux planches et demies sur la gauche de la quille centrale. En terme de hauteur il manquait près de trois planches.

Tout en haut du navire, alors que le tonnerre grondait, Zaukon s'approchait de la jeune Embrun qui l'avait interpellée.


- Qu'est-ce que t'a...
Commença le marin avant de soudainement se plier en deux avec un grognement sourd.

Restant en équilibre sur le mât malgré qu'il ait lâché prise et qu'il ne reste que ces pieds pour le maintenir dans les airs. Sa main droite était venue se posée sur son pectoral droit, juste au-dessus du coeur et un flot abondant de sang s'écoulait de la plaie. Il retira un instant sa main afin d'observer. Il y avait un trou dans le corps du marin. Il n'était certes pas transpercé mais quelque chose était rentré et avait laissé des marques de brûlure sur sa peau et ses vêtements. Au loin, la forme sombre se définissait mieux. Il s'agissait d'un navire mais bien plus grand que le Tempête Prime, le Zéphyr ou tout bateau qu'aurait pût voir n'importe quel marin de cet équipage. Mais pour tout ceux qui avaient vu des navires de tout les pays du monde, il semblait clair que celui-là était Hùbéïen. Il semblait se diriger tout droit sur le Tempête Prime tendit que des sortes de gerbes de flammes jaillissaient de ces côtés à intervalles réguliers.

Quelques secondes plus tard, le Tempête fût ballotés en tout sens comme si la foudre frappait près de lui seulement pas un éclair n'avait touché la surface de l'eau. Zaukon, le regard fixé sur le navire murmura dans un grognement qui couvrit juste assez le bruit de la tempête pour que la jeune Embrun l'entende.


- Konjiki Ryuu.

Puis, semblant gonfler le torse, Zukon prit une profonde inspiration et hurla :

- KONJIKI RYUU ! LE DRAGON D'OR !

Ce cri puissant suffit a couvrir le bruit du tonnerre et aussitôt ce fût l'effervescence sur le navire. On se hâtait de terminer les manœuvres pour affronter la tempête et on se plaçait au poste de combat tandis qu'une partie de l'équipage aidait le navire à changer de cap. Tout ceux qui avaient entendu parler du Konjiki Ryu savait une chose primordiale. Tout navire le rencontrant devait fuir. Il disposait des dernières armes appelées canon à poudre qui soient encore en état de servir et il s'en servait sur chaque navire qu'il rencontrait. Nul ne savait vraiment pourquoi mais une chose était certaines, les marins à travers le monde qui avaient échappés à une attaque du Konjiki se comptaient sur le doigt de la main. C'étaient ceux là que l'on prenaient pour fous et qui répandaient les rumeurs sur ce navire que nul ne saurait détrôner au titre de Roi des navire pirates.

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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Mer 27 Jan - 21:43

Embrun observait toujours l'ombre qui apparaissait lentement. Le bateau légendaire dont tout marins ou pirate avait entendu parlé... Jamais elle n'avait pensé l'avoir en face d'elle, alors au milieu d'une tempête, ce n'était vraiment pas le moment ! D'ailleurs, d'après les récits, ce n'était jamais le bon moment. Zaukon cria, confirmant ses pires craintes et elle dévala le mat à toute allure. Sautant presque de corde en corde, elle finit par atteindre le sol en un temps record et fonça vers la soute en criant "Aux armes !". En un instant, elle avait repris toute ses habitude de pirate et elle souriait, toute excitée. Ils risquaient la mort et avaient même de grande chance de la trouver très bientôt ? Raison de plus pour mourir en pirate, comme elle avait toujours vécu. Mais elle était loin d'avoir perdu espoir. D'ailleurs ce sentiment n'avait pas la moindre importance à ce moment, il fallait soustraire le Prime à ce monstre ! Elle atteignit les escaliers qui menaient à la soute en une superbe glissade où elle faillit se rompre le cou et s'élança à l'intérieur. Si elle survivait à l'abordage, sa blessure au dos aurait grand besoin de soins mais ce n'était pas vraiment le moment de se ménager.

Après avoir dévalé les escaliers, la pirate fonça vers la réserve d'arme et s'empara d'un sabre, d'une arbalète et d'un lot de carreau. Après une légère hésitation, elle embarqua un paquet d'armes diverses, autant qu'elle pouvait en porter. Puis elle remonta comme elle était venue sans s'occuper des autres. A bord, la panique faisait son effet et les marins courraient pour la plus part en beau désordre. Ils étaient loin d'avoir tous vu un abordage et le Prime changeait trop souvent d'équipage pour qu'un esprit de groupe se soit forgé. Tant pis, il faudrait faire avec. Sachant qu'elle ne serait d'aucune aide à la barre, elle fonça à nouveau vers le grand mat, évitant au passage de percuter un bon nombre de matelots affolés. Tourner la barre pour changer de direction rapidement nécessitait trop de force physique et Olaf serait bien plus à même qu'elle de s'en charger. Sur tout le chemin vers le mat, la jeune fille distribua au hasard les armes supplémentaires qu'elle avait emporter et donna ce qu'il restait à un mousse une fois au pied du gréement. Puis elle entreprit une rapide ascension.


- A mort ! Z'approcherez pas ! hurla t-elle à travers les rafales bien que l'ennemi ne puisse évidement pas l'entendre.

Les cordes étaient glissantes et le vent de plus en plus fort mais l'adrénaline qui courrait dans son sang l'aider à faire face aux éléments. Elle avait toujours été très rapide dans les gréements mais en temps d'abordage, c'était encore plus impressionnant. En fait, elle semblait aussi à son aise suspendue à une corde que sur le pont, et elle l'était bien plus que sur la terre ferme. La jeune fille dépassa la grand voile et posa le pied sur la poutre juste le temps de se projeter vers le haut. Ses yeux violet luisaient d'excitation alors qu'elle escaladait lestement le mat le long du grand hunier. Elle s'assit sur la traverse pour étudier la situation. Il était là, devant elle, le roi des pirates. Mais elle appartenait au Prime et même si elle aurait aussi bien servit un adversaire, étant engagée ici, sa fidélité ne faisait aucun doute. L'ennemi était trop loin pour que l'arbalète soit utile mais leur canons l'étaient sûrement. Rapidement, elle détacha une corde qui n'était pas indispensable à retenir la voile et vérifia que l'autre extrémité en était solidement nouée. Il lui faudrait peut être redescendre sur le pont en vitesse mais pour le moment, à cette hauteur ses talents de tireuse étaient plus utile.

- Arrière ! Vous aurez pas l'Prime, pirate ! Lança Embrun à la forme sombre. Bien entendu le mot "pirate" n'avait dans sa bouche rien de péjoratif, peut être même pouvait on voir ce terme comme un compliment.
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Rallen Coroda
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Mer 27 Jan - 22:52

Après avoir reçu ses ordres, Rallen se dirigea vers la proue aussi vite que lui permit la tourmente régnant autour de lui. Arrivé à mi-chemin, il entendit la voix d'Embrun hurler "Aux armes !". Dès lors l'agitation ne se cantonna plus seulement au pont mais elle se propagea à travers l'ensemble des corridors du navire.

- Cette histoire sent vraiment mauvais... Pour l'instant, le trou dans la soute. Si on se retrouve avec de l'eau au dessus de la tête, les armes ne nous servirons à rien.

Arrivant à destination, il découvrit l'homme appelé Bill Bibelot occupé à essayer de boucher un trou énorme dans la quille. A grand renfort de planches et de clous de charpentiers, l'homme essayait d'empêcher le navire de couler mais c'était peine perdu face au déchainement des eaux lorsqu'elles s'engouffraient dans le navire. Les planches flottaient et les clous coulaient... A première vue, quoiqu'ils fassent, Rallen et Bill Bibelot ne pourraient pas réparer à deux par des moyens standard.

L'eau était déjà monté jusqu'au niveau des chevilles lorsque l'élémentaire joignit ses forces à celles de Bill. Mais même à deux ce travail n'était pas gagné. A chaque fois qu'ils positionnaient une planche correctement, la quille plongeait avec force et un geyser d'eau venait leur arracher la planche des mains.

On pourrait essayer de déplacer la cargaison de sorte qu'elle empêche l'eau de rentrer mais ce serait temporaire et le niveau continuerait à monter... Si seulement je pouvais utiliser mon pouvoir... Je pourrais faire fusionner les planches ou empêcher l'eau d'entrer en la vaporisant mais... Si ses marins n'aiment pas la magie je signe mon arrêt de mort et de toute façon il me faudrait bien plus d'énergie. Il faudrait presque qu'un éclair me frappe pour que j'y parvienne... Proposons d'abord l'idée de la cargaisons.

Après une nouvelle tentative infructueuse, Rallen se tourna vers Bill Bibelot pour lui soumettre son idée.

- On arrivera à rien comme ça... Et si on changeait de place la cargaison pour l'amarrer devant ce trou énorme. On utilise les clous comme cale au sol et on cloue les caisses ensembles pour faire un bloc uni. En y ajoutant les cordes de maintien ça peut marcher, nan ?

Et puis, je n'ai peut-être pas assez de force pour faire fusionner les planches, mais j'en ai suffisamment pour créer des irrégularités dans les caisses pour qu'elles ne puissent pas bouger individuellement.

Avant même d'avoir reçu l'avis de Bill Bibelot, Rallen commença à aller choisir les caisses qui pourraient leur permettre de boucher le trou. Elles ne devaient pas être trop volumineuse afin de pouvoir être déplacé à deux mais suffisamment lourde pour ne pas bouger lorsque l'eau voudra s'engouffrer par le trou.
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Jeu 28 Jan - 17:38

Dans le ventre du Tempête, Bill et Rallen luttait contre les éléments déchaînés mais il semblait apparemment impossible de réparé une telle ouverture en pleine tempête ou ne serait-ce même en pleine mer. Le marin qu'était bill n'était pas bourru comme on aurait pût si attendre. C'était un main qui avait eût du charme un jour. Cela se voyait encore même à travers la barbe mal rasée et les cicatrices qu'il arborait. Probablement à l'aube de ses 20 années il avait été un donjuan dans sa région. Mais quelque chose l'avait pousser vers la mer et il y avait sa place. Vendeur à la sauvette d'objets pas toujours achetés et surtout excellent charpentier il était à mi-chemin entre l'honnête marin et le marchand véreux. Mais pour l'instant, il n'était que le charpentier, tentant avec toute l'énergie dont il était capable, de reboucher ce trou. Mais tout comme Rallen, il dû plier. Cependant le dénommé Rallen, qui ne lui avait pas vraiment été présenté, avait une idée.

- On peut faire ça mais je doute que ça serve beaucoup ! A la limite si ça ralentit l'arrivée d'eau peut-être qu'on arrivera à faire une cloison efficace !
cria-t-il pour couvrir le bruit des vagues, du tonnerre et des boulets de canon qui explosaient dans l'eau.

Puis, il vînt aider Rallen à mettre en place les caisses. Dès qu'il y en aurait une ou deux en place, il pourrait tenter de rafistoler ça, au moins le temps de quitter la tempête. Cela supposait qu'ils ne soient pas détruit avant par la puissance du Roi des Pirates.

Dans les hauteurs, une jeune arbalétrière vociférait contre l'équipage du Konjiki Ryu qui ne l'entendrait probablement pas. En fait, à part Zaukon qui se trouvait à peine à trois mètres d'elle, il n'y avait pas grand monde pour entendre sa petite voix. Le grand marin était toujours blessé et le sang ne semblait pas vouloir s'arrêter de couler mais malgré cela il ne semblait pas vouloir rester au calme. Sans rien dire, il disparût du mât et quelques instants plus tard atterrissait sur le pont. Aussitôt il hurla aux armes tout comme l'avait fait Embrun mais la gueulante qu'il poussa alors était autrement plus convaincante. Des marins apportèrent des caisses et tous piochèrent. Bientôt la quarantaine de marins fût armée jusqu'aux dents en plus des scorpions qui étaient dépliés et des stocks de javelots posés à leurs côtés. Le Konjiki Ryu ne semblait pas à porter cependant Olaf hurla à travers le navire :


"- Zaukon ! La barre !"

Il n'en fallût pas plus pour le marin. Il arriva en quelques secondes près du capitaine et ceux malgré les obstacles. Il ne fallut que quelques brefs instants pour qu'ils échangent leurs position et Zaukon se retrouva aux commandes du navire. Il éclata d'un grand rire dément puis fit pivoter la barre évitant ainsi une lourde vague qui serait venu frapper par l'avant le navire. Le bateau semblait étrangement plus souple et plus rapide, comme si il répondait mieux à Zaukon qu'à Olaf. Une série de boulets qui aurait du frapper le flanc droit explosèrent juste derrière la poupe mais un dernier tir faucha deux marins et un scorpion sur le pont, détruisant le bastingage de chaque côté et laissant une marque de brûlure sur le pont. A la barre, Zaukon poussa un grognement de douleur.

Pendant ce temps, le capitaine s'installait aux commandes de l'un des scorpions avec un groupe d'autre marins répartit sur les différentes armes. Il leurs fit signe d'attendre puis lorsque des éclairs de flammes apparurent sur le flancs il leva la main, attendit une seconde et demie et hurla :


"- Tirez !"

Il y eût quatre explosions à mi chemin entre les deux navires puis deux boulets traversèrent à nouveau le pont, laissant un sillage fumant mais ne faisant que peu de dégâts. Lorsqu'ils tireraient leurs prochaine salves, ils seraient à porter d'arbalètes.

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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Jeu 28 Jan - 18:40

Embrun cessa de crier quand les scorpions lancèrent les premiers projectiles. Elle avait pris de la hauteur afin de contrer au mieux les folles rafales accompagnant l'orage. Dans cette cohue, il ne serait pas facile de viser avec une arbalète, pas plus qu'avec n'importe quels autres armes à projectiles d'ailleurs. Les canons quant à eux ne se gênaient pas pour faire fumer le pont. La situation n'était vraiment pas à l'avantage du Prime. Elle tenta rapidement d'évaluer les dégâts pour reporter bien vite son attention sur les assaillants. S'installant à cheval sur la poutre, adossée au mat, elle pris ensuite le risque de lâcher prise pour armer son arbalète et viser.

- Bientôt... Avance encore un peu, j'vais t'monter c'qui va t'en coûter d't'en prendre à nous... Marmonna t-elle, levant son arbalète au niveau du menton.

La plupart étaient occupés aux canons bien sûr. Quant on a de tels armes, on ne s'amuse pas avec des arcs et des flèches. Des silhouettes humaines commençaient à se détacher à travers le rideau de pluie. Encore un peu, trop de vent pour tirer. Bon sang, il était vraiment impressionnant ce navire ! En d'autres conditions la jeune pirate lui aurait volontiers voué sa vie. Ou peut être était-ce la tempête qui l'entourait de magie ? Aucune importance, même avec ces armes mystiques, les hommes qui étaient à son bord mourraient d'un carreau d'arbalète aussi sûrement que d'un boulet de canon si elle visait juste. Une forme attire son regard, plus visible que les autres et elle visa. Non, le vent était trop fort et il lui faudrait en tenir compte. Impossible de tirer droit et difficile de déterminer l'angle nécessaire pour le toucher. Finalement, elle pointa son arme dans une direction relativement arbitraire bien que tenant compte du sens et de la force du vent bien sûr, et tira un premier carreau. Elle n'atteint évidemment que la mer, entre le distance, les vents capricieux et les embardées du Prime, elle avait bien peu de chance de toucher sa cible.


- On l'aura pas comme ça...

Comme prenant une brusque décision, elle saisit la corde à pleine main et se jeta dans le vide. Après une courte chute, elle glissa le long du cordage à une vitesse folle sans s'inquiéter des oscillations de la corde dangereusement proche du mat. La jeune marin finit sa descente aux enfers en sautant dans le gréement car sa corde n'était pas assez longue puis elle courut rejoindre Zaukon à l'arrière du Prime, arbalète toujours chargée à la main. Une fois à coté de lui elle sauta sur la rambarde pour ne pas être emportée par les chaos du navire et cria à l'adresse de Zaukon par dessus la tempête.

- Si on est pas dans l'sens du vent, on pourra pas viser ! Puis à contre vent eux, 's auront p't'être un peu plus d'mal même si c'est des canons !


Lui jetant un regard plus appuyée, elle se rendit compte de la gravité apparente de la blessure. Il était peut être solide mais ce n'était pas le moment de le laisser se vider de son sang. Après un regard en arrière pour ne pas se faire faucher par un boulet de canon, elle entrepris d'arracher une partie de ses propres bandages, maintenant relativement peu utile, et l'enroula autour de la blessure du géant, faisant en sorte de le gêner le moins possible. Elle ne lui demanda pas son avis, elle ne pouvait rien faire de mieux tant qu'ils n'étaient pas dans le sens du vent. Une fois cette tache finit, elle reprendrait son arbalète pour tenter d'atteindre l'ennemi.
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Rallen Coroda
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Jeu 28 Jan - 20:09

Aidé par Bill Bibelot, Rallen entreprit de boucher le trou à l'aide des caisses, mais à peine avaient-ils réussi à ralentir la montée des eaux que le navire fit une brusque embardée qui détruisit le semblant de mur mit en place par les deux hommes. Dès lors, le navire n'arrêta pas de faire des écarts dans tous les sens, empêchant toute mise en place de la solution proposée par l'élémentaire.

Terminant une nouvelle fois les fesses dans l'eau, Rallen frappa la surface de l'eau comme un
enfant mécontent. L'orage toujours présent continuait à lui mettre la pression et l'empêcher de faire preuve de patience. Sa nature de représentant de la foudre ne réclamait qu'un seule chose, pouvoir
s'exprimer librement et faire écho au déchainement des éléments ambiants.

Y en à marre ! Si on ne fait rien, on va couler. Et avec les mouvements de ce navire, je ne vois pas
comment on va pouvoir changer la cargaison de place sans qu'elle ne finisse par nous écraser. Il nous faut quelque chose pour bloquer l'eau pend... Bloquer l'eau... Qu'est-ce que je peux être idiot quand je m'y mets ! J'ai pas besoin de faire fusionner des planches ou de vaporiser l'eau, je dois juste gagner du temps afin de boucher ce trou.


Se relevant rapidement, Rallen traversa une partie des coursives jusqu'à l'endroit où il avait soigné Embrun et où cette dernière lui avait montré une caisse pleine de voile de navire. Des morceaux de tissus suffisamment épais pour résister à la pression des vents les plus violents. Ils devaient l'être assez pour empêcher l'eau d'entrer dans la cale, du moins, le temps des réparations.

Avec un petit coup de pouce discret, ça devrait faire l'affaire.

Ramassant une voile assez grande pour couvrir l'ensemble du trou, Rallen fit demi tour et retourna au poste qu'il avait abandonné quelques minutes plus tôt. Après avoir récupéré quelques clous ayant plongé dans l'eau, l'élémentaire les passa au travers de la voile de sorte qu'ils en fassent le tour. Puis il les enfonça dans le bois entourant le trou. De cette façon, la voile barrait partiellement le trou mais ne
ralentissait en rien la montée des eaux.

- Dans quelques instants, cette voile va retenir l'eau pendant que vous vous occupez de reboucher ce trou. Je sais que ça à l'air stupide mais faîtes vite et si vous pouviez vous dépêcher de réparer, ça
m'arrangerait assez... Ah ! Et si vous pouviez éviter de me tuer pour ce que vous allez voir, je vous en serai très reconnaissant... Une dernière chose, vous ne risquez rien. Je contrôle parfaitement ce que
je fais.


Positionné à genoux face au trou, Rallen attendit l'accalmie en visualisant ce qu'il voulait faire, leçon qu'il avait essayé d'apprendre à la jeune pirate sans succès.

En rigidifiant la structure de ce tissu, je pourrais le rendre assez résistant pour qu'il ne s'arrache pas sous les assauts des vagues. L'eau dans la voile et l'orage vont me permettre de réaliser ce tour de
force sans perdre trop d'énergie. Reste à savoir si Bill voudra bien bouger.

Dès que l'accalmie se présenta, Rallen apposa ces mains sur le tissu trempé et activa son pouvoir. Les éclairs jaillirent de ses mains et parcoururent l'ensemble de la voile qui sembla se tendre d'un seul coup. Les arcs électriques semblèrent ravi de pouvoir s'exprimer librement, certains ayant le temps de faire deux fois le tour de la voile avant de s'éteindre. L'eau buta alors sur le tissu mais ne pénétra pratiquement pas dans la cale. La mâchoire crispée par l'effort, Rallen hurla à Bill Bibelot :

- Maintenant !
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Jeu 28 Jan - 21:55

Elle braillait plus fort que d'habitude où c'était juste une impression ? Zaukon avait les oreilles qui commençaient à bourdonner d'une voix perçante qui semblait être celle de Embrun mais couverte par l'orage et la fatigue qui commençait à s'emparer de lui. Cependant il ne paraissait pas moins dément. Ses yeux brillaient d'une lueur malsaine alors qu'il prenait cap plein Sud, n'écoutant guère le conseil d'Embrun. Actuellement les vents soufflaient de la façon chaotique propre aux tempêtes mais les plus puissants se dirigeaient vers l'Ouest. Les vents prenaient de côtés le navire et le faisait dévier, il perdait de la vitesse sur le Konjiki qui se rapprochait. Dès qu'il fût à porter, une volée de carreau se joint à la pluie de javelot déjà bombardée par les scorpions. Il y avait des explosions, notamment dans la ligne de mir de Olaf, le nombre de boulet qui touchait le navire était de plus en plus réduit mais la distance entre le Prime et le Konjiki se réduisait de plus en plus, il ne faudrait plus beaucoup de temps pour qu'un abordage soit possible par l'arrière.

Dans le ventre du navire, Bill avait tenté d'exécuté le plan de l'étrange homme aux cheveux bleus mais plusieurs embardées plus tard, ce dernier sembla abandonné l'idée. Faute d'autre chose, Bill recommença fit une nouvelle tentative désespérée pour reboucher le trou, une dizaine de clou coincés entre ses lèvres, un autre entre les doigts et un marteau dans la main droite. Concentré sur sa tâche, c'est à peine si il remarqua Rallen qui s'en allait dans l'autre sens. En fait il ne remarqua sa présence qu'au moment où il ramassait son marteau tomber dans l'eau et que le matelot en profitait pour appliquer un morceau de toile sur la brèche. Si il avait pût parler, il aurait bien demandé ce qu'il faisait mais là il risquait de s'étouffer avec sa poignée de clous. Et au bout de quelques secondes, l'homme aux cheveux bleus appliqué ses mains sur la toile avant que de grands arcs électriques ne la parcourent.

A cet instant, les épaules de Bill semblèrent s'affaisser légèrement et il fallut attendre le hurlement de Rallen pour qu'il réagisse à nouveau. L'écoulement de l'eau était quasiment complètement stoppé et son instinct de marin plus qu'une intelligence consciente le guida. Sa main faisait des aller-retour très rapides entre sa bouche et la paroi du navire, seulement espacés par quelques coups de marteau rapides mais puissants et précis. Ce mouvement était mû de l'expérience en situation de crise où tout se règle en quelques secondes seulement mais il est probable qu'il aurait prit plus de temps à effectué ce travail si il n'était pas autant mis sous pression. Puis, quelques planches plus tard, une paroi se dressait à nouveau là où quelques instant plus tôt se présentait une brèche capable de faire passer le navire par le fond. Bill se tourna vers l'élémentaire avec un regard désapprobateur mais ne dit rien, plusieurs clous toujours coincés entre les lèvres, puis après un signe de tête qui indiquait le haut du navire, il se dirigea vers le fond du navire où on entendait encore l'eau venir.

Sur le pont supérieur à la barre, Zaukon avait l'impression qu'il n'entendait presque plus rien lorsque soudainement, ce fût l'explosion. Tout ces sens semblèrent revenir à la normale même si il y avait toujours cette fatigue persistante. Presque aussitôt, Embrun pût constater que le flot de sang sembla se tarir et puisque les bandages trempées qu'elle avait appliqués n'était là que depuis une poignée de seconde, il était difficile de croire qu'ils avaient quelque chose à voir avec ce début de cicatrisation. D'un mouvement d'épaule, Zaukon fit tomber le singe qui lui était monté dessus pour le soigner et hurla :


- Plein ouest gamine ? On suit l'vent !


Puis il partit à nouveau d'un rire dément tandis que le cap changeait. Le vent puissant s'engouffra dans les voiles qui se gonflèrent d'un seul bloc. La salve de tir qui partit en direction du Konjiki à cet instant fût perdue mais cette soudaine "poussée d'adrénaline" que semblait avoir le bateau le sauvait d'un abordage. Il reprenait de l'avance sur le Konjiki qui avait dû se dévier du vent d'ouest pour être certains d'intercepter le Prime. A présent il lui échappait. Comme pour exprimer une frustration, une colère, une nouvelle salve de boulet partie en direction du bateau marchand. Les boulets atteignirent les eaux proches mais ne causèrent presque aucun dégâts.

Le prime gagnait quelques précieuses secondes mais que son équipage ne se fasse aucune illusion, une fois le Konjiki à nouveau dans le vent d'ouest, il faudrait trouver un nouveau moyen de lui échapper.

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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Ven 29 Jan - 4:23

Embrun regarda Zaukon avec surprise pendant au moins une seconde avant de retourner à son poste à l'arrière du navire pour jouer avec son arbalète. Le Prime reprenait de l'avance, échappant au démon ! Enfin à ce moment là, en fait de démon, elle s'était bien demandé si le grand marin n'en était pas un. Aucune importance ceci dit puisqu'ils était dans leur camp. Son arbalète braqué vers l'ennemi, elle envoyait des carreaux à toute vitesse, sans prendre trop de temps pour viser puisque de toute manière les vents étaient des plus chaotiques. Si certains carreaux atteignirent l'adversaire, ce fut par pure chance. Il était impossible d'avoir une cible précise avec des vents contraires pareils et elle ne bénéficiait plus de la hauteur du mat.

Les boulets tombèrent autour d'eux, manifestant la fureur du Konjiki Ryu. La jeune fille grimpa sans crainte sur le bastingage et fut récompensée par une douche improvisée. Une vague particulièrement impétueuse venait d'heurter l'arrière du navire et elle se raccrocha juste à temps pour ne pas rejoindre ses parents dans les bras de la mer. Absolument pas impressionnée, elle lança quelques insultes bien sentit à l'adresse de l'attaquant et braqua une fois de plus son arbalète dans sa direction. Déjà, ils se rapprochaient. Si on les laissait venir trop près, on coulerait sous les canons même si on parvenait à éviter l'abordage ! Baissant son arme qui ne s'était pas révélée très utile jusque là, elle lança un bref regard vers le pont. Ils n'étaient absolument pas assez armé pour repousser un tel assaut, il fallait fuir. Aussi se faufila t-elle devant Zaukon, le capitaine était trop loin et occupé aux armes, et se remit à crier par dessus les vents.


- I' nous rattrapent ! Vont pas tarder à aborder si on prend pas d'risques ! J'peux monter là haut ouvrir une voile si tu t'sens d'manœuvrer avec malgré la tempête. T'aura qu'à m'faire signe si faut vraiment la rabattre mais avec l'vent arrière et une voile, on a p't'être des chances d'filer !

La pirate étudia rapidement la situation. Avec un vent pareil, déplier une voile ne serait pas facile et tenir la bateau à flot malgré le vent, encore moins. Mais avaient ils d'autres choix ? Si ils ne fuyaient pas, elle ne donnait pas cher de la peau du Prime et encore moins de la leur. Si elle ouvrait une voile décentrée ou trop haut, le bateau se coucherait sûrement. Mais quelque soit son choix ce ne serait pas simple. Après avoir rapidement étudié le visage dément du géant, elle sourit elle aussi. En fait tout n'allait pas si mal si ils mourraient dans la tempête lors d'un abordage... Même si elle ferait tout pour tenir le Prime à flot. Oui, il se pouvait que Zaukon soit assez fou pour tenter car le Konjiki Ryu ne cessait de se rapprocher. A ce moment là, la gamine avait sans doute l'air aussi folle que lui, trempée, cherchant à garder son équilibre et prête à se lancer dans les cordages sans la moindre hésitation. En hauteur, le vent arrachait tout...

- Si j'ouv' la grand voile, tu d'vrais pouvoir t'nir. Par contre faut qu'je trouve un taré pour m'aider avec l'vent qu'i' a. J'pense pouvoir, à toi d'voir puis j'peux aussi d'mander au cap'taine mais l'est plutôt occupé j'crois. Continua t-elle sur le même ton.

Déjà, elle commençait chercher un moyen de se lancer dans son entreprise sans aller rejoindre la mer. Il faudrait une corde, elle avait plutôt intérêt à s'attacher vu la tourmente. Elle pourrait ouvrir la voile progressivement aussi, en commençant par le centre, et même la laisser à demi ouverte afin que la Prime prenne de la vitesse sans trop de danger. Mais ce n'était pas fait pour et les cordes risquaient de lâcher ou de scier la voile si ils devaient rester ainsi trop longtemps. Puis vu le ciel, ils n'étaient pas à l'abri d'un brutale changement de direction du vent aussi et en ouvrant la voile, ils seraient bien plus soumis aux courants. Elle s'en remettrait au choix de Zaukon puisque c'était lui qui barrait.
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Ven 29 Jan - 11:10

Tout en maintenant son pouvoir actif et en ne perdant pas de vu son objectif, Rallen put admirer la précision, la rapidité et l'efficacité du marin malgré la situation. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, le trou menaçant d'entrainer le navire vers les abysses était bouché.

S'asseyant dans l'eau afin de prendre quelques secondes de repos, l'élémentaire remarqua le regard désapprobateur ainsi que le signe de tête de Bill Bibelot lui indiquant le haut du navire.

- Je vais voir sur le pont ce qui se passe. Si vous avez besoin de moi, n'hésitez pas.

Au moins, son réflexe ne fut pas de me coller son marteau dans le crâne... Même après. Voyons ce qui se passe là-haut... Pourquoi ces "Aux armes" et qu'est-ce qui a pu faire un tel trou ?

Se levant après s'être rafraichi le visage avec un peu d'eau, Rallen sortit des entrailles du navire et émergea sur pour découvrir un mini chaos. En plusieurs endroits, le bastingage était détruit et le pont portait de nombreuses traces de brûlure. Des traces de sang étaient encore visible malgré la pluie diluvienne, révélant ainsi la mort d'un ou plusieurs marins. L'élémentaire chercha du regard la cause de tout ça mais il découvrit à la place qu'une bonne partie de l'équipage était armé et soit massé sur un flanc du navire, soit vers l'arrière du vaisseau.

Aux armes, hein ? Inutile pour moi... Je ne ferai que perdre les munitions et l'épée c'est pas mon truc... Par contre, je peux aller chercher mon couteau.

Se détournant du spectacle d'une mer déchainée, Rallen alla récupérer le couteau qu'il avait laissé dans sa besace avant de retourner sur le pont et de chercher du regard quelqu'un pouvant lui expliquer ce qu'il se passait exactement. Tout en fixant son couteau à la ceinture, il repéra le puzzle humain, un sourire de dément sur les lèvres. A côté de lui, il vit la jeune pirate débraillée, l'impatiente apprentie, le même sourire aux lèvres...

Pour que ces deux-là rigolent, il faut vraiment qu'on soit dans la panade... Mais bon, j'ai besoin d'information et c'est encore vers ces deux-là que je préfère me tourner.

En les rejoignant comme il pouvait à travers la tempête, Rallen sentit ses pouvoirs se régénérer à chaque fois qu'un éclair s'apprêtait à tomber, il pouvait sentir la foudre arriver et dire quand elle tomberait. Dans cette tourmente, le demi-élémentaire se sentait complet... Il avait déjà expérimenté cette sensation sur terre mais la tempête qu'ils affrontaient était plus forte que tous les orages qu'il avait rencontré jusqu'à présent... Ses pouvoirs étaient accrus et il se sentait invincible, prêt à affronter n'importe quelle épreuve. Sensation traître que Rallen se dépêcha d'étouffer. Si danger il y avait, il ne devait pas se montrer téméraire sinon ses pouvoirs pourraient le détruire.

Malgré l'avertissement qu'il s'était lancé, il ne put empêcher un sourire carnassier d'apparaître sur son visage. En y ajoutant la pluie battante et ses yeux, que les éclairs ne quittaient pratiquement pas, il avait tout l'air de ce qu'il aurait voulu être : l'incarnation humaine d'un élémentaire de foudre.

Arrivé suffisamment près des deux marins visiblement en train de discuter d'un plan, Rallen se rendit compte de son visage peu amène et le corrigea en supprimant son sourire. Parlant assez fort pour se faire entendre malgré le vent, Rallen questionna les deux marins.

- Qu'est-ce qui se passe ici ? On m'envoie réparer un trou dans la coque apparu je ne sais comment, j'entends "Konjiki Ryu" puis deux fois "Aux armes" et lorsque je remonte, j'ai le droit à un vaisseau qui a l'air d'être passé entre les griffes d'un monstre ! Quelques informations ne seraient pas de refus.
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Ven 29 Jan - 17:51

Un nouveau boulet traversa à nouveau le pont, fauchant deux marins et envoyant voler un scorpion qui retomba au milieu du pont en se brisant. Jusque là, cinq hommes et deux machines avaient été envoyés par le fond. Compte tenu des capacités défensives du Prime, cela semblait être déjà bien trop. De plus, Le Prime était un vaisseau marchand contrairement au Konjiki qui était fait pour la guerre, le premier était lent même avec la légère avance que lui conférait le vent en comparaison du second qui malgré sa taille impressionnant, n'avait rien à envier en termes de vitesse à certains vaisseaux moins puissants. Le principal atout du Prime semblait en fait être Zaukon, depuis qu'il était à la barre, le navire s'était avéré plus souple et plus prompt à laisser derrière lui les explosions. Mais barreur aussi émérite qu'il soit, le marin ne pouvait tout éviter. Mais pour l'heure, la situation semblait légèrement plus calme. Le Konjiki Ryuu n'était plus à portée d'arbalète pour l'instant et il ne pouvait se servir "que" des quatre canons pointés vers l'avant mais deux seulement étaient dans des axes suffisamment droit pour avoir suffisamment de chance de toucher pour qu'un tir en vaille la peine ce qui accordait un répit relatif.

Mais pendant ce temps, personne ne se tournait les pouces. Olaf commença à hurler qu'il fallait changer la position des scorpions. Cinq des armes d'artilleries furent donc transportées en toutes hâtes vers l'arrière du navire et solidement arrimées au bastingage. Aussitôt, une pluie de javelot recommença à pleuvoir sur l'avant du navire Hùbéïen. Dans les ténèbres de la tempête il était difficile de savoir si ils atteignaient leurs cibles, si tenter qu'ils en aient une précise, mais la volonté était là. Olaf hurlait d'une rage frénétique alors que John John jouait de ses doigts habiles pour recharger l'arme aussi vite que le capitaine ne tirait. Chose ardue. Tandis que d'autres marins se relayaient. Le reste de l'équipage pour sa part maintenait ses positions aux postes de combats sur les flancs du navire où dans les hauteurs, armés d'arbalètes où ils gagnaient en porter mais n'osaient pas tirer dans la tempête.

Rallen arriva alors sur le pont et parlât mais la plupart des marins étaient déjà occupé et ce fût un mousse à l'air un peu paniqué qui lui répondit en parlant très vite :


- C'estlekonjikiryuu ! Unnavirepiratehùbéïenquialesdernierscanons !
C'était plus ou moins incompréhensible, surtout si on y ajoutait les explosions et le bruit ambiant de la tempête. Mais c'était probablement tout ce qu'il pourrait tirer de l'équipage pour l'instant. Ils avaient d'autres préoccupation autrement plus importantes que de répondre à l'inconnu aux cheveux bleus.

Lorsque Embrun proposa d'ouvrir une voile, l'esprit de Zaukon n'aborda même pas la possibilité de dire non à cette éventualité, cependant, ce n'est pas comme si il eût l'occasion d'y réfléchir. Une poignée de secondes plus tard, une explosion frappa l'arrière du navire, déséquilibrant un marin qui plongea dans la mer avec un cri apeuré vite étouffé. Mais comme si cela ne suffisait pas, Zaukon avait lâché la barre, ou du moins s'y raccrochait désespérément. Il y avait une plaie ouverte entre les deux omoplates, elle ressemblait fort à la plaie qui était déjà apparue sur le torse du marin au début de l'attaque. C'était une sorte de trou sanglant qui avait laissé une marque de brûlure sur la peau et les vêtements de Zaukon la plaie était de la taille du poing d'embrun voir un peu moins et semblait profonde.

Avec un grognement, le grand marin fit un dernier mouvement de barre qui engagea le navire sur un nouveau courant le dirigeant vers le sud-ouest et le laissant dans un vent puissant. Cependant, le navire perdait son avance sur le Konjiki Ryuu et on pouvait presque entendre les cris de guerre de l'équipage. Malgré sa blessure, Zaukon n'était pas tombé dans l'inconscience mais gisait à genoux devant la barre alors que le sang s'écoulait abondamment et cela semblait d'autant plus impressionnant que l'eau répandait encore plus le liquide rouge sur le marin et le pont. Il n'y avait pas de temps à perdre en bavardages.

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Dernière édition par L'Origine le Lun 1 Fév - 17:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Ven 29 Jan - 18:36

Jamais la jeune fille ne s'était attendu à voir le grand marin tomber. Était-ce possible ? Il semblait pouvoir tout traverser, comment pouvait il flancher ? Si seulement il l'avait laissé lui apporter des soins, peut être aurait il tenu plus longtemps. Mais il semblait aussi retors qu'elle à se laisser soigner au moins, ce qui le rendait admirable aux yeux de la pirate mais qui n'arrangeait pas le Prime. Sans réfléchir, elle bondit à la barre dès que Zaukon la lâcha. Plus question d'ouvrir la voile maintenant... Si seulement ce maudit chat était là, mais elle ne le voyait nul part ! Par contre, elle aperçut des cheveux bleus qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse de voir. Il fallait absolument remettre le géant sur pied, avec un vent pareil, elle savait qu'elle se fatiguerait vite et malgré tous ses efforts, elle n'avait ni la force physique ni l'expérience de précédent barreur. Ce qui ne veut pas dire qu'elle s'y prenait mal, elle avait appris à prendre tous les postes possible sur un navire mais elle était bien plus à l'aise dans les voiles. S'écorçant de suivre le courant dans lequel Zaukon avait engagé le Prime avant de tomber, elle interpella l'élémentaire en criant aussi fort qu'elle le pu malgré son essoufflement.

- Rallen ! Soigne le, vite ! On a b'soin d'lui, j'vais pas pouvoir t'nir l'Prime durant toute la fuite ! Elle sembla hésiter quelques instants puis se hâta d'ajouter. Et on s'en fou qu'ils voient ! Montre moi qu'c'est utile cette fichue tare !

Elle indiqua d'un signe de tête le marin à terre et se jeta sur le coté pour empêcher le Prime de se coucher sur une vague. Dès qu'elle pu se redresser, elle regarda rapidement autour d'elle pour évaluer leurs chances. Bien faibles maintenant que Zaukon était tombé, pouvaient ils tout de même ouvrir la voile ? Elle n'était pas sûr du tout de pouvoir tenir mais si ils ne faisaient rien, c'était l'abordage assuré et un vaisseau marchant ne pouvait pas faire grand chose contre des pirate de cette trempe. Il fallait tenter mais à qui demander de monter au mat ? Peu se risqueraient à pareille folie, d'autant plus que tout l'équipage semblait en pleine panique. Bien sûre, Olaf aurait pu la remplacer à la barre mais elle ne se faisait pas d'illusion quant à ses capacité de se faire obéir pour mener l'offensive. Les marins ne la connaissaient pas assez et elle n'avait pas la carrure d'un chef, tout simplement. Non, elle ne pouvait pas se permettre de le déranger, par contre peut être pouvait on remplacer John John par... Au moins deux autres marins, à en juger par son efficacité. Elle ne voyait personne d'autre à même de monter dans les cordages par cette tempête. A part Dilk, mais il était hors de vu et elle ne savait pas si il serait prêt à prendre le risque. Se tournant vers le mousse terrorisé qui avait plus tôt répondu à Rallen, elle tenta de se faire entendre par dessus le vent.

- Hé, toi ! Lança t-elle avant de faire faire une brusque embardée au navire afin d'éviter une pluie de boulets et de prendre un nouveau courant. Elle attendit qu'il se rapproche et d'avoir assez de souffle pour continuer.

- Dis à deux hommes de remplacer John John, Faut ouvrir la grand voile et ' y a qu'John John qui puisse faire ça avec c'vent ! Et trouve l'homme chat pour l'aider ou c'est toi qui monte ! Hurla t-elle par dessus le vent d'une voix sans doute bien plus autoritaire que le devrait un simple marin. Qu'importe, le mousse semblait trop apeuré pour lui désobéir et ce n'était pas franchement le moment de se lancer dans des conflits d'autorité.

Embrun savait bien qu'elle ne pourrait pas mener le Prime seule une fois la voile ouverte. La force nécessaire pour manier la barre serait trop importante pour elle. Déjà, si elle savait où aller, elle avait un mal fou à faire obtempérer le Prime. Mais rien ne l'empêchait de demander une assistance le moment venu. Si il fallait juste suivre ses mouvements, elle pouvait demander à n'importe quel marin pourvu qu'il ne cède pas à la panique. Après un regard d'avertissement à l'adresse du mousse pour bien lui faire comprendre qu'il avait intérêt à obéir vite, elle jeta un bref coup d'œil à Zaukon, toujours à genoux sur le sol, et se consacra entièrement à sa tache. Le Prime n'était plus aussi leste qu'avant mais en bonne pirate, elle savait juger les courants.
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Ven 29 Jan - 21:35

La question lancée trouva écho au près d'un jeune mousse auquel Rallen ne comprit que quelques mots de la réponse : "...pirates hùbe...niers canons".

Des pirates ? Et des canons ? J'en ai entendu parler mais je croyais qu'il en restait presque plus... Comment ça se fait que se soit des pirates qui aient les rares canons restant...

Alors que Rallen essaya de comprendre ce qui était en train de lui tomber dessus... Le navire fit un nouveau grand écart de trajectoire et l'élémentaire fut déséquilibré et glissa sur le pont détrempé. Il entendit alors la voix d'Embrun lui hurler de venir soigner quelqu'un. Cherchant du regard qui avait besoin de soin, il vit la masse de Zaukon complètement affalée sur la barre.

En se rapprochant, Rallen constata que la blessure était vilaine, non pas car il pouvait la voir mais car le sang se rependait très vite, aidé dans sa tâche par la pluie. Allongeant le marin sur le ventre,
l'élémentaire détailla la plaie avant d'entreprendre quoique ce soit.

Grosse plaie, assez profonde, brûlure sur le contour... Et aucun projectile ! Comment c'est possible ? Les canons sont censés tirer des boulets d'acier et une flèche n'aurait pas fait un trou... Ces pirates ont certainement plus que de simples canons... Et vu la distance et les mouvements de la mer, celui qui a fait ça maîtrise parfaitement ce qu'il fait... A condition qu'il vienne du navire pirate.

Rallen entendit les consignes qu'elle donna au jeune mousse et l'interpella pendant qu'il passait à côté de lui.

- Tu le trouveras au fond de la cale, là où on rangeait la cargaison... Et dit lui de la part de l'homme tempête : "Hé le chat, arrête de trembler de peur face à la mer ! Si tu bouges pas tes fesses vite fait je viens t'arracher les moustaches, espèce de tafiole elfique imberbe !" Répète-lui mot pour mot... Si ça le fait pas monter, je vois pas ce qui pourrait le faire.

Décidant de passer à l'action, Rallen alla chercher son sac et farfouilla dedans avant de sortir ce qui ressemblait bizarrement à un ressort de baliste. Comment et où l'élémentaire avait-il déniché ça ? Et que comptait-il faire avec ? Cela devait être quelques-unes des nombreuses questions que devaient se poser ceux se trouvant autour de lui.

Sortant une longue tige en métal (la goupille de la dite baliste), Rallen plaça le ressort au bout de cette dernière, de sorte que le ressort recouvre la tige. Puis l'élémentaire inspecta le dispositif avant de faire un commentaire comme s'il parlait à Zaukon.

- Il faut que je stoppe le saignement et ça va faire très mal, j'en suis désolé d'avance... Et deuxième mauvaise nouvelle, la taille ne correspond pas, il va falloir faire ça en deux fois.

Concentrant tout son pouvoir dans une de ses mains, l'élémentaire éclaira le pont par une multitude de petits éclairs. Les yeux fermés, il semblait attendre quelque chose. Laissant passer plusieurs secondes,
il ressemblait à une statue... Puis il bougea. Positionnant ses mains aux deux extrémités du ressort, il déversa le maximum de pouvoir électrique dans le ressort à l'instant même où un éclair traversa le ciel pour frapper la surface de l'eau près d'eux.

Pendant plusieurs secondes, le courant circula dans l'objet métallique sans que rien n'apparaisse. Et soudain, un très léger sifflement se fit entendre, celui de l'eau qui s'évapore en entrant en contact avec le métal brûlant. Le sifflement dura quelques instants avant que l'élémentaire n'arrête la circulation de son pouvoir et replonge le pont dans les ténèbres de la tempête. Cette utilisation excessive lui avait coûté cher. Il était épuisé alors qu'il s'était aidé de la puissance de la tempête et avait récupéré presque l'ensemble de son pouvoir.

La tige en métal était brûlante, répandant une légère brume autour de Rallen. Retirant délicatement le ressort pour ne pas se brûler, l'élémentaire se dépêcha de se mettre en position pour ne pas que le
métal ne refroidisse avec la pluie qui tombait. Se penchant au-dessus du corps de Zaukon, il abaissa la tige brûlante afin de cautériser la plaie.

Une deuxième fois... Il en faut une deuxième alors attendez que je le sauve pour m'étriper...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Lun 1 Fév - 17:21

Un puissant hurlement de rage et de douleur tonna dans l’orage. La puissance de ce cri défiait presque l’imaginable. Il était difficile de croire qu’un être humain, même si aussi massif que Zaukon, puisse avoir une telle puissance dans ces cordes vocales et ces poumons. L’espace d’un instant, les vagues et l’orage parurent même ce taire. Mais cela ne dura qu’une seconde et le vacarme assourdissant du tonnerre, des vagues, de la pluie qui battait le bois et des explosions reprit le dessus. La douleur avait été extraordinairement violente pour Zaukon qui malgré les brumes de l’inconscience qui c’était approché de lui, avait eût l’impression de retrouver toutes ces perceptions à l’instant où le métal brûlant était entré en contact avec sa chair meurtrie.

L’acier ainsi s’appliquer faisait presque instantanément cautériser le sang et les chairs, mais étrangement, ce ne fût pas une odeur de chair grillée qui se répandit sur le pont mais plutôt celle du bois humide qui se consume. L’odeur provenait-elle de Zaukon ? Difficile à dire car en même temps que le ressort de métal tournait sur la plaie du marin, une traînée de chaleur sembla se déplacer sur les planches de bois récemment touchées par le boulet de canon. Une fumée grise s’en élevait tandis que des braises naissaient dans la charpente avant d’être rapidement tuées par les vagues et la pluie.

Les marins, du moins ceux qui s’étaient attroupés pour observer la scène et ceux qui avaient été attirés par le rugissement de Zaukon (plus nombreux ceux là), restaient ébahit. Cet homme aux cheveux bleus n’était certes pas passé inaperçu mais jusque là il était resté dans son coin et c’était montré plutôt docile. Il n’y avait pas vraiment eût de raison de lui chercher des crosses sinon qu’il était bizarre mais il semblait ne vouloir rester que le temps d’une traversée aussi on ne l’avait pas trop embêté. Mais là c’était de sorcellerie. Plusieurs dégainèrent même le sabre flambant neuf à leurs ceintures par réflexe cependant d’autres s’interposèrent.


- C’est un fils de tempête !
Si on le tue, nous serons foudroyés sur place par l’Origine ! S’écrièrent certains.

- Qu’on le tue et qu’on répande ses entrailles dans la mer !
Si nous sommes prit dans la tempête c’est parce que la mer est fâchée de sa présence ! s’écrièrent les autres.

En fait, une huitaine de marins étaient prêt à en venir aux mains pour décider qui avait raison alors qu’autour d’eux, éléments et hommes bataillaient avec rage. Les premiers car telle est leurs natures, les seconds pour survirent à ceux de leurs espèce et pour survivre aux premiers. Mais alors que les premiers coups de poings allaient être décochés, un puissant grognement de douleur s’échappât encore des lèvres de Zaukon.
On aurait pût croire que Zaukon aurait voulut parler mais une violente quinte de toux le secoua alors que le pont était à nouveau couvert d’eau par de multiples explosions toutes proches qui abimèrent le bastingage une nouvelle fois.

Pendant ce temps, un petit mousse avait reçu des instructions bien précises. Le pauvre enfant c’était engagé sur un navire marchand indépendant en espérant qu’il éviterait les pirates les plus féroces qui s’en prenaient plus facilement aux bateaux remplit financés par les grandes nations. Mais quand un équipage légendaire attaquait un navire il fallait que ce soit celui où il se trouvait ?
« Ô Changement » se disait-il lors qu’il courrait dans les coursives à la recherche de "l’homme-chat" « Pourquoi moi ? » Sa mère avait dû avoir raison quand elle lui avait dit qu’il ferait mieux de devenir apprenti charpentier chez un ébéniste de Déméria plutôt qu’auprès de ce curieux Bill Bibelot.

Mais toujours est-il que John John était occupé à maintenir intact une demi-douzaine de nœuds qui subissaient une grande pression à cause de la tempête et qui permettait à un mât secondaire de ne pas s’effondrer sur le principal. Il avait gravement acquiescé quand il avait finalement compris les paroles du mousse qui parlait trop vite et agitait les bras sans que cela ait le moindre sens. Mais à présent il faudrait trouver ce damné homme-chat pour pouvoir aider John John, sans quoi il serait très difficile de déplier cette voile et de tirer le navire d’affaire. Finalement il trouva ce qu'il pensait être l'homme-chat. Un individu humanoïde et presque entièrement recouvert de poil si ce n'était le visage qui semblait légèrement moins garnie. Peut-être à cause des traits d'une certaines finesse qu'il arborait ?


- M.Chat ! M.Chat ! s'écria-t-il en s'approchant. Ya Madame Embrun qu'vous demande d'aller aider M. John John pour déployer la voile ! Et pis M. Bleu a dit un truc mais j'ai pas tout retenu mais j'crois que ça parle d'elfe imberbe et de moustaches qu'il va vous arracher.

Le mousse, maintenant qu'il était à l'intérieur, arrivait à parler plus calmement. Le bois autour de lui le rassurait malgré que le navire tangue dangereusement au fil des inflexions que donnai Embrun et des boulets qui explosaient dans l'eau, perturbant les courants. Il posa la main contre le mur du navire. Lorsqu'il le faisait habituellement, il avait toujours l'impression de sentir un battement lent et puissant, comme celui d'un arbre dix fois centenaire. Mais là le battement c'était fait rapide et faible. Le mousse leva un regard où se mêlait l'inquiétude et l'espoir sur Dilkayen.

- Faut pas que l'Prime y meurt Mr.Chat.

Sur le pont, la bataille continuait de faire rage mais semblait de plus en plus désespérée pour l'équipage du Prime. Malgré sa connaissance des courants et toute la volonté qu'elle y mettait, Embrun n'était pas pilote. Encore moins pour un navire aussi massif que le Prime alors qu'elle n'avait pût connaître que le Zéphyr, un navire de pirate et fait pour la piraterie. Et avoir un pilote compétent était un fait qui manquait cruellement au Prime pour affronter une puissance semblable à celle du Konjiki Ryuu. Cependant, la rage de vaincre ne semblait pas avoir abandonner le capitaine qui à présent tirait, une arbalète dans chaque main, sur l'équipage du Konjiki Ryuu qui se trouvait être à porté. Si Embrun et Rallen se retournaient, il pourrait voir l'équipage mener par un homme au visage traverser par une énorme balafre qui avait manqué de peu son œil droit pour traverser son visage du menton jusqu'au haut du front. Cet homme demeurait digne et discipliné, mais même si ses hommes hurlaient leurs cris de guerre, c'était lui qui semblait le plus brûler d'une rage que rien n'arrêterait.

Les carreaux et les javelots volaient, frappant et fracassant de lourds boucliers bien trop vite remplacer. Il arrivait qu'un homme soit blessé et se retire mais il était aussitôt remplacé par un voisin. Le Konjiki Ryuu serait bientôt à portée d'abordage et l'usage des canons cessaient progressivement. Les explosions deviendraient dangereuses pour le Roi des pirates si elle se produisaient trop près de la coque. Il restait peu de temps pour éviter l'abordage.

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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Lun 1 Fév - 19:55

Embrun portait toute son attention sur le maniement du Prime. Elle avait vu le mousse partir en courant vers John John et n'avait même pas chercher à vérifier qu'il exécutait bien ses ordres. Elle n'en avait pas le loisir, sa tache lui prenant toutes ses forces. Qu'il était lourd ce navire ! Rien à voir avec le Zéphyr. Un gros marchant, chargé à bloc puisqu'ils partaient vendre la marchandise à Athé, n'était pas comparable à un fin bateau pirate. Elle sentait les courants résister sur la barre mais y entrainer le Prime était une autre affaire. Les vents se déchainaient et même sans voile ils influaient sur la direction et la vitesse du bâtiment, s'opposant parfois aux courants marins. Elle avait beau chercher une direction contentant les deux éléments, le gouvernail ne tournait pas aussi vite qu'elle le voudrait et le temps qu'elle parvienne à vraiment lancer le Prime dans un courant, il lui fallait déjà choisir un meilleur chemin entre les vagues déchainées. La tache était épuisante et elle se pris à regretter d'avoir passer tant de temps dans le gréement plutôt que d'apprendre à mieux mener un navire. Trop tard... De plus elle n'avait jamais eu l'occasion de barrer le Prime. Cette nouveauté alliée à la tempête ne lui facilitait pas les choses. Mais elle y mettait tout son cœur et toute son énergie, s'abstenant même de crier. Il ne l'auraient pas, elle l'avait décidé !

La pirate venait de se jeter sur la droite pour tirer la barre de toutes ses forces quand Zaukon hurla. Elle faillit tomber sur le coup de la surprise et ne pu s'empêcher de se retourner pour voir ce qui se passait. Rallen tenait une barre de métal fumant entre ses mains, juste devant Zaukon. Elle compris vite ce qui s'était passé, le traitement était tout à fait adapté à la situation. Une odeur de bois brûlé emplit l'air tandis que les canons continuaient à hurler autour d'elle. Le feu, ils allaient mettre le feu au Prime ! Puis une vague particulièrement violente noya le pont et elle se jeta sur la barre pour empêcher le Prime de chavirer. Du sang coula sur son menton quand elle se mordit sauvagement la lèvre. Elle s'en voulait de s'être laissé distraire alors qu'elle devait garder le Prime à flots. Si le pont avait été à ce point inondé, manquant d'entraîner à la mer plusieurs matelots, c'était sa faute ! Elle avait bien faillit tuer son propre navire.


"Sur un bateau, chacun sa tache. Encore plus dans la tempête. J'dois lui faire confiance, lui aussi l'est marin ! C'pas moi qui peut l'soigner Zaukon alors faut qu'j'prenne soin du Prime l'temps qu'i' soit à nouveau d'bout. Ô Origine... J'aurais du le voir v'nir c'courant là... Pardon, Tempête Prime, J'ai faillit tuer certains de tes hommes. Aide moi à t'guider, j'ai pas la force d'manœuvrer un bateau comme toi ! Allez, te laisse pas rattraper, on peut y arriver !" Pensait elle, regard rivé sur la mer. Au moins, l'embardée involontaire du navire leur avait fait éviter quelques boulets de canons mais la jeune fille ne s'en sentait pas moins responsable de sa distraction. Elle mis à nouveau tous ses moyens et toutes ses connaissances de la mer en pratique pour accomplir sa tache et le Prime se redressa, filant dans un nouveau courant. Derrière, le Konjiki Ryu se rapprochait dangereusement. Excellent courant qu'elle venait de trouver lui permettait de conserver la distance pour quelques courts instants mais pas de distancer un tel navire pirate. Puis une vague vint leur couper la route et elle tourna la barre à gauche pour s'élancer lourdement sur une vague.

"Fils de tempête", "Foudroyés sur place par l’Origine", "Répandre ses entrailles dans la mer", "fâchée de sa présence"... Embrun ne pouvait faire abstraction des commentaires des marins. Comment osaient ils perdre leur temps à s'en prendre à Rallen alors que le Prime était en danger ? ! Jamais un marin digne de ce nom n'aurait cherché à diviser l'équipage juste avant un abordage ! La peur devait les rendre fous et paranoïaques. Elle ne pouvait pas s'en occuper et ne pouvait pas non plus laisser faire. Non seulement elle se sentait responsable du danger qu'avait pris l'élémentaire en révélant ses pouvoirs, mais aussi et surtout, le Prime devait pouvoir bénéficier d'un équipage uni pour avoir une chance de s'en tirer. Car elle y croyait toujours même si leurs ennemis courraient déjà vers les grappins. Si John John pouvait réussir à ouvrir la voile... Elle jeta un rapide coup d'œil et le vit en train de se battre pour soumettre les cordages à sa volonté. Et où était donc passé Dilkayen quand on avait besoin de lui ? Le mousse s'était il caché dans la cale au lieu d'aller le chercher ? Non, non, il allait venir aider John John, il le fallait. La vie du Prime en dépendait.

Les marins se faisaient de plus en plus menaçant et Zaukon ne semblait pas en état de rétablir l'ordre. Quant au capitaine, il avait bien assez à faire avec l'organisation des défenses. Si ils l'avaient pu, la jeune fille était persuadée qu'ils auraient envoyé ces abrutis travailler quoi qu'ils pensent de la magie. Ce n'était vraiment pas le moment de sombrer dans les superstitions... Mais bon sang, elle aussi elle n'avait pas le temps de s'occuper d'un lynchage ! Et si Rallen se lançait dans un de ses habituels longs discours pour les calmer, il serait mort avant d'avoir fini sa phrase ! Si seulement Origine pouvait calmer la tempête pour que les esprits se calment. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas eu la moindre pensée pour le dieu auquel croyaient ses parents d'ailleurs, mais en pareille condition, il était peut être pertinent de l'appeler à l'aide. Cette idée ne la tracassa pas plus d'une demi seconde mais lui inspira quelques phrases. Elle pris d'abord le temps de mettre le Prime dans un nouveau courant et de reprendre sa respiration avant de crier pour se faire entendre. Mais elle était essoufflée et la force de sa voix s'en ressentait.


- Taisez vous et défendez l'Prime, bande de tire au flanc ! Vous croyez vraiment qu'c'est l'moment d'se battre alors qu'le Konjiki Ryu est à deux vagues d'nous ? ! Puis C'est Origine qui y donne sa magie à Rallen alors tournez les armes vers l'enn'mi si vous voulez pas qu'la tempête empire ! Hurla t-elle aussi fort qu'elle pu.

Sur ce, elle étouffa un cri et tira de toutes ses forces sur la barre pour rétablir l'équilibre du navire. Quand le gouvernail céda enfin, entrainant le bateau entre deux vagues, elle ne sentait plus son épaule. Heureusement la tempête lui laissa quelques secondes de répit qu'elle mis à profit pour détendre son bras droit. Ce n'était pas suffisant, mais elle ne pouvait en demander plus. Remettant ses deux mains sur la barre, elle repris sa folle course entre les courants. De toute manière, si ils attaquaient Rallen, elle ne pourrait rien y faire. Si elle lâchait la barre, ils étaient tous morts. Si seulement Zaukon pouvait se relever... Elle pourrait aller aider John John dans la voile. Même si Dilkayen se décidait à venir, ils ne seraient pas trop de trois. Avec l'abordage imminent, elle ne pouvait pas déranger le capitaine. Y avait t-il quelqu'un d'autre ici capable de mener le Prime ? Peut être qu'un des abrutis qui s'offusquait contre la magie de l'homme tempête pourrait se rendre utile à la barre au lieu de poser problème. Sans lâcher la mer du regard, elle repris la parole encore plus essoufflée que précédemment. Parler ajoutait encore à la difficulté de sa tache mais l'adversaire était vraiment trop proche pour qu'elle puisse s'en dispenser.


- Quelqu'un sait barrer ? Faut ouvrir la grand voile et j'serais plus efficace dans les cordages ! Cria t-elle d'une voix autoritaire avant de s'arrêter le temps de reprendre son souffle. Elle força une fois de plus sur la barre et inspira profondément pour être capable de continuer.

- Ou au pire qu'elqu'un pour aider John John, mais fait faire que'qu'chose si vous voulez pas qu'les pirates viennent vous trancher la gorge !

Une vague, une autre, elle devait tenir. Elle doutait qu'il y ait parmi ces imbéciles incapables de faire la part des choses un marins apte à prendre sa place mais elle devait essayer. Pas pour elle, pour la navire, pour le bois qui vibrait et tremblait entre ses mains sous les asseaux de la tempête. Elle ne pouvait pas l'abandonner et ne voulait pas voir les pirates fouler son pont. Le vent semblait vouloir les couler... Non, il fallait le suivre, tout simplement. Il les guidait à travers la mer et sans lui, le dragon d'or aurait été sur eux depuis longtemps. Il fallait utiliser au mieux les courants, s'envoler avec les vagues ! Mais que le Prime était pesant. Si seulement il était moins chargé, peut être aurait elle pu le mener vers le large mais ainsi... Et elle savait que quoi qu'il en soit, elle n'aurait jamais la maitrise de Zaukon.

- Faut pas qu'i's tuent l'Prime... Murmura t-elle comme une prière en écho des paroles du petit mousse. Évidemment, elle ne l'avait pas entendu, mais elle aimait ce navire au moins autant que lui.
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Dilkayen F'suliot
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Mer 3 Fév - 23:29

Dilkayen était occupé - ou du moins voulait sembler occupé - à déambuler dans les quelques soutes encore non atteintes par la montée des eaux pour reranger les caisses qui glissaient, remettre à leur place certains objets qui roulaient... bref, tout pour éviter d'avoir à monter sur le pont - et ainsi sous la pluie - lorsque le mousse partit à sa recherche le trouva. Il écouta le message qui lui était envoyé, ne doutant que peu de temps sur l'identité de "M.Bleu", et oublia même de répondre au "M.Chat" dans la tourmente. Avant de répondre au mousse, il s'interrogea sur la pertinence d'ouvrir de nouveau une voile en un tel moment, quoi qu'ayant deviné dans les grandes lignes qu'ils subissaient en ce moment une attaque. Puis le mousse leva un tel regard vers l'artisan qu'il se sentit au moins obligé de monter... sous les trombes d'eau.

Aux cahots du bateaux due aux vagues, le sang-mêlé s'était habitué, aussi cela ne lui posait guère de problème pour se déplacer... mais s'exposer aux éléments... cela ralentissait plus que tout son allure. Lorsqu'il parvint à la lisière du pont, et qu'il reçu les premières trombes d'eau, le demi-kerran se figea, dans une expression de profond dégout et d'infinie répulsion... jusqu'à ce qu'il se retrouve entièrement mouillé, soit en à peine une seconde, vue la tempête.

Lorsqu'il put de nouveau se déplacer, le demi-elfe adopta une démarche bien plus lourde, chaque pas plus désagréable que le précédent. Il avança ainsi, levant le regard pour tenter de distinguer une forme dans les voilures pour repérer la voile à ouvrir... jusqu'à ce qu'il entende le grondement, et qu'il remarque tous les matelots armés... et qu'il porte son regard sur le bateau, derrière eux. Il comprit alors l'idée d'ouvrir une voile en plus, et porta rapidement son regard vers la grande voile... et repéra en effet une masse assez peu distincte dansant dans les gréements.

Décidant de prendre son courage à deux mains, il se dirigea d'un pas un peu plus rapide vers le mât, se résignant à être totalement mouillé, puis monta aider "John-John" à une vitesse assez effarante au vu de la tempête, dansant dans les cordages et ouvrant son esprit pour repérer toutes les opportunités pour se rattacher, grimper ou éviter de tomber à la mer, usant parfois de télékinésie pour rapprocher un peu plus rapidement un cordage, pensant que personne ne prendrait garde dans cette tourmente à des cordes changeant un peu brusquement d'allure. Une fois qu'il eu atteint le marin, Dilkayen lui adressa la parole, dans une sorte de grondement assez rauque, mais suffisamment sonore pour se faire entendre de celui-ci :


- Bon, y parait que je peux t'aider, qu'il faut qu'on ouvre c'te voile. Tu me montre comment?

Ainsi, l'artisan se mit au travail avec le matelot, suivant ses conseils à la lettre, usant au minimum de sa télékinésie, mais se reposant sur elle pour accélérer sa tache... et s'assurant plus que tout d'éviter de tomber à la mer.
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Rallen Coroda
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Jeu 4 Fév - 18:20

L'acier fumant entra en contact avec la plaie sanglante de Zaukon et un cri d'une puissance inouïe retentit dans la tempête. Pendant une seconde Rallen ne perçut plus aucun son, que ce soit celui de la tempête ou de l'équipage. Puis le vacarme reprit, encore plus fort après cette accalmie éphémère.

A cet instant, l'élémentaire ne faisait déjà plus attention au déchainement de l'océan ou aux déplacements de l'équipage. Tout son esprit était accaparé par un détail étrange : l'odeur qu'il sentait... Ou plutôt l'absence de cette odeur caractéristique qu'était la chair humaine brûlée et qui aurait dû lui emplir les narines jusqu'à le jeter au bord de l'envie de vomir. Malgré ce détail, le sang arrêta de couler de la blessure du marin.

Comment c'est possible ? J'ai pas pu passer à travers ou à côté ! Je l'ai touché, il a hurlé... Qui c'est ce type ? Qu'est-ce qu'il est même ?

Rallen réalisa alors dans quel état l'avait laissé sa tentative un peu folle d'aider un homme (?) qui visiblement n'en avait pas besoin. Ayant délaissé la tige en métal qui avait refroidi grâce à la pluie, le demi élémentaire s'était rapproché de la mare de sang dans le but de l'analyser avant de se rendre compte qu'il n'avait plus aucun pouvoir. Il n'avait même plus assez de force pour déclencher une analyse, son pouvoir le plus simple. Et ce n'était pas tout...

Lors de son approche de la flaque de sang, une légère crispation et un léger engourdissement s'emparèrent des doigts de Rallen. La sensation se propagea rapidement à l'ensemble des mains avant d'atteindre le poignet puis le coude. A ce moment, l'élémentaire perdit toute la force contenu dans ses bras qui retombèrent le long de ses flancs. Il arrivait à les bouger mais au prix d'efforts démesurés pour le résultat obtenu.

Qu'est-ce que... Non ! Pas ça ! Pas maintenant ! J'ai besoin de mes bras ! J'ai besoin de mes pouvoirs !... C'est pas vrai ! Des pirates nous attaquent et j'utilise tous mes pouvoirs afin d'aider quelqu'un qui n'en a pas besoin... Hein ?! Et ils veulent me balancer à la mer parce qu'ils pensent que je suis la cause de cette tempête...

L'élémentaire venait de réaliser ce qui se passait. Les marins s'étaient regroupés autour de lui et hurlaient soit des insultes soit des pseudo arguments démontrant une certaine crainte. Regroupant ses forces, Rallen se releva avec difficulté, puis, regardant tout autour de lui afin d'observer les différentes expressions affichées, il vit le navire redouté : Konjiki Ryu.

- Je ne suis pas votre ennemi. La tempête fait parti de l'océan, vous ne ferez pas disparaitre le caractère impétueux de la mer en me tuant. Mais si vous cherchez absolument un ennemi, tournez vous par là et voyez le Konjiki Ryu s'apprêter à l'abordage.

Fendant la foule de marins à l'endroit où était regroupé ceux qui semblaient le moins agressifs, Rallen s'approcha du bastingage.

- Si nous survivons à cette rencontre, nous reprendrons cette conversation.

Durant tout son commentaire, le demi élémentaire avait parlé fort et avec force afin de faire comprendre que ce n'était pas le moment de discuter.

Si je peux gagner assez de temps pour récupérer l'usage de mes bras et mes pouvoirs, cette conversation aura moins de chance de terminer en bain de sang.

Se tournant une dernière fois vers l'attroupement, il désigna deux marins du menton :

- Emmenez Zaukon dans les quartiers de l'équipage. Il se réveillera bientôt...

C'était plus une conviction qu'une réelle affirmation mais Rallen espérait que cela ne s'était pas entendu à sa voix. Continuant son court trajet jusqu'au bastingage, l'élémentaire fut envoyé droit sur le rempart de bois par une vague plus forte que les autres. Il essaya bien de se protéger mais il n'eut ni la force ni le temps de mettre ses bras en opposition.

L'impact fut violent et le résultat douloureux : deux côtes fêlées peut-être même cassées. Rallen se redressa, luttant contre la douleur dans sa poitrine, luttant contre la douleur provoquée par la contraction des muscles de ses bras. Il observa alors l'approche de ce qui ressemblait grandement à leur mort à tous.

Par l'Origine et le Changement ! Il nous faudrait un miracle pour nous en sortir... Ou un sacré paquet de chance !

Et, malgré sa situation, un petit sourire se dessina sur les lèvres du demi élémentaire.
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L'Origine
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Jeu 4 Fév - 19:17

Les marins hurlaient avec véhémence, se disputant quant au sujet du sort à réservé à Rallen mais il n'était "que" un tiers à se livrer à cette occupation. Une dizaine d'autre défendaient le navire à grand renfort de cris de guerre, menés par le capitaine Olaf et un groupe plus réduit aidait Embrun et John John à la navigation en maintenant l'ensemble du navire, plus précisément les cordages et la coque, dans un état suffisamment convenable pour ne pas couler.

Lorsque le demi-élémentaire termina sa cautérisation sur Zaukon et parla d'une voix forte, sa voix couva en fait à peine le cataclysme sonore ambiant mais suffisamment cependant pour que les marins entendent et hésitent une seconde. Les quatre premiers, plus prompt à jeter Rallen par-dessus bords attrapèrent des sabres et des arbalètes dans une caisse et allèrent se joindre aux défenseurs du bateau tandis que deux marins commençaient à soulever Zaukon. Mais lorsque la vague vînt frapper l'homme aux cheveux bleus, elle frappa les deux marins qui se tenaient juste là. Ils s'en tirèrent à meilleur compte, le corps de Zaukon, par un quelconque miracle, c'était retrouvé entre eux et le bastingage, amortissant la puissance du choc mais leurs coupant néanmoins le souffle. Cependant, ce coup qui avait suffit à fêlé les côtes de Rallen semblait n'avoir que réveiller Zaukon. Celui-ci crachat en toussant une grande quantité d'eau mais aussi ce qui ressemblait à des débris de bois qui furent vite balayé du pont par la tourmente. Plaqué contre le bastingage par le corps des deux marins, il grogna et d'un geste de main écarta les deux hommes comme des fétus de paille qui allèrent s'écrouler sur un tas de corde, à demi-conscients.

Le solide marin se releva. Dans son dos il y avait toujours la marque de brûlure, rouge et presque fumante. Il se tourna à demi pour jeter à Rallen un regard que l'on pourrait presque qualifier d'amer puis lui attrapât le bras et l'obligea à se relever mais presque avec douceur si ce n'avait été de la force impressionnante qu'abritait son bras. Cela semblait devoir être la seule forme de remerciement qu'il aurait car sitôt le demi-élémentaire remis sur ses deux pieds, Zaukon s'avança vers la barre d'un pas lent mais déterminé. Finalement lorsqu'il arriva au niveau de la barre, il tira violemment à bâbord, obligeant embrun à suivre le mouvement si elle restait accrochée. Le navire sembla reprendre une certaines vitesse et agilité et une série de lances tirées par les pirates depuis le Konjiki Ryuu vinrent se planter dans le bastingage plutôt que sur les défenseurs. Ses derniers répliquèrent d'ailleurs. L'un des tirs d'arbalètes fit s'élever un cri qui s'étendit quelques secondes alors qu'une ombre tombait du navire ennemi.

Dans un grognement le marin colosse éloignât Embrun de la barre avec un mouvement de bras. Le marin n'était pas au mieux de sa forme. Néanmoins le Tempête Prime donnait l'impression de reprendre un semblant de vigueur. Le petit mousse, toujours à l'intérieur du navire, la main posée contre le bois sentit le battement se calmer. Il restait beaucoup plus rapide et faible que d'habitude mais sa avait l'air d'aller mieux. Pour l'instant. Avec un air inquiet il dit tout haut alors qu'il n'y avait personne pour l'entendre :

- Allez M.Bleu, aller M'dame Embrun, aller M.Chat. Sauvez le Prime.

De nouveau sur le pont, dans les cordages, John Joh acquiesça en voyant venir Dilkayen. D'un doigt il désigna le haut du mât où six cordes retenaient la voile. Il montra Dilkayen, fit leva 3 doigts, puis remontra les cordes, fit mine de tirer sur une corde invisible et de l'attacher sur un crochet à peine trois mètres plus bas. Déployer complètement la voile était suicidaire. Puis il ré-exécuta la manœuvre mais cette fois-ci en ce désignant lui même du doigt. Au semi-kerran de comprendre. Puis John John commença son ascension en direction de la voile à une vitesse respectable malgré la tempête et il commença à desserrer l'un des six lourds nœuds qui empêchait la voile de se déployer. Cependant un tel travail demandait habituellement deux à trois marins par nœud afin d'être fait vite et bien, les doigts agiles de John John compensaient en partie l'absence de camarade. Il n'y avait plus qu'à voir comment s'en tirait Dilkayen.

Pendant ce temps à l'arrière du navire, un lourd crochet de métal vînt s'accrocher au bastingage. Puis un second et un troisième.


- Aux armes ! Hurla Olaf. Abattez moi les singes qui tentent de traverser ! Que pas un seul de ses guignols ne mette le pied sur MON navire !

Mais alors même que ces mots tonnaient dans l'orage bien que moins puissamment que le cri de Zaukon, trois pirates hùbéïens ayant traverser l'écart entre les deux navires en se suspendant à des poulies coulissante en métal posèrent pied sur le pont supérieur. Leurs sabres étaient solidement accrochés dans leurs dos et dans leurs mains ils tenaient des armes qui semblait imiter la forme des pattes avant d'une mante religieuse. Arme communément appelés par les Suménïens : Kama. Avec un sourire féroce ils s'élancèrent à la rencontre des marins du Prime.

Spoiler:
 

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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Ven 5 Fév - 6:47

Embrun ne s'aperçut même pas que les marins avaient changé de cible. Ni que Rallen venait de tester la résistance du bastingage (en se rendant compte qu'il était plus solide que lui en fait). Par contre elle ne manqua pas de constater avec soulagement que Zaukon était à nouveau debout. Quand le grand marin l'éjecta d'un coup d'épaule, elle bascula à son tour et roula sur le pont avant de se relever. Le Prime semblait ravi de retrouver la main ferme de son gardien et la jeune pirate l'était tout autant de ne plus être forcée de tenter de le maitriser dans la tempête. Elle se relava, faisant face au Konjiki Ryu.

Complétement trempée, épaules légèrement vouté par la fatigue, Embrun regardait la mort avec défit. Elle ne pouvait pas tomber, pas maintenant, pas avant d'avoir retrouver son Zéphyr, alors elle n'avait pas peur. Ses cheveux noirs avaient beau être saturé d'eau de mer, le vent parvenait à les éparpiller autour de son visage, si bien qu'elle du les ranger en arrière d'un geste vif et nerveux. La vie revenait en elle et peu à peu, son apparent épuisement sembla s'écouler comme un surplus d'eau sur le pont. Le Prime semblait prêt à se battre, elle l'était aussi et ses yeux violets s'emplirent de fièvre du combat. Elle ne portait pas grand chose mais au moins ses vêtements étaient ils de grosse toile. Elle se les était cousu avec des pans l'épais tissus servant habituellement à réparer les voiles quand ses haillons avaient lâchés. Sous une chemise informe, elle avait toujours le torse entouré de bandages qu'elle n'avait d'ailleurs pas pensé à refaire ce matin, trop occupée à s'offusquer contre sa tare. Les bandes de tissus étaient d'ailleurs arrachées, ne couvrant plus son ventre, puisqu'elle avait voulu s'en servir pour soigner Zaukon. La plaie s'était réouverte depuis un bon moment mais elle ne semblait pas s'en être aperçu. Le sang avait englué ses vêtements, les plaquant contre sa peau et formant une sorte de plâtre gluant le long de la blessure. Le pseudo short mal coupé qui lui ceignait la taille était au moins aussi teinté de pourpre que le reste de son vêtement mais au moins la pluie l'avait assouplit, bien qu'il colle maintenant à ses cuisses de façon désagréable. Dessous, elle avait les mollets à l'air et marchait pieds nus afin de grimper plus facilement dans les cordages. De toute manière, il y avait bien longtemps que les échardes ne lui faisaient plus le moindre effet.

Autour d'elle, tout n'était que chaos. Les vagues s'élevaient, gonflée par les rafales, et tentaient de se jeter sur le navire. Zaukon tournait la barre pour les éviter mais il était bien moins habile qu'au début, semblant utiliser ses dernières force pour garder son protégé à flot. Le Prime ne se laisserait pas avoir sans combattre, elle en était certaine. Elle retrouva le sourire en s'apercevant que le chat était à son poste. Il n'était pas un marin mais il semblait prêt à risquer sa vie. Enfin, maintenant le temps était à la bataille. Si ils parvenaient à faire lâcher le Dragon d'or, peut être le Prime pourrait il s'envoler entrainé par sa voile ? Les crochés lui mordait le bastingage, des pirates montaient sur le pont. Non ! Ce n'était pas ainsi que devaient se passer les choses ! Elle n'était pas habituée à se faire aborder. Comment osaient ils mettre le pied sur leur navire ? Olaf hurla et la pirate sortit son sabre. Hors de question de les laisser faire, même si il devait lui en coûter la vie. Elle n'avait pas peur, le Zéphyr la protègerait.


- Arrière ! Arrière truands ! Le Prime tomb'ra pas ! D'quel droit vous v'z'en prennez à lui ? ! Arrière ! Retournez dans vot' rafiot et arrêtez d'le blesser ! Arrêtez !


Ses cris aigües percèrent entre les explosion des canons et les hurlement du vent tandis qu'elle se précipitait, sabre au clair vers les assiégeants. Elle avait un avantage non négligeable sur certains autre marins car elle était habituée à combattre en mer, mais contre les hommes qui venaient de monter à bord, ce bénéfice semblait bien légers. Ils étaient bien plus expérimentés qu'elle mais la jeune fille n'avait pas l'intention de les laisser s'en rendre compte. Dès qu'ils avaient commencé à s'accrocher au bastingage, elle s'était ruée vers eux en hurlant. Évidemment, ses cris semblaient presque enfantin à coté de la voix grave du capitaine mais aussi plein de fanatisme. Elle attaquait comme elle avait dirigé : en y mettant tout son cœur même si elle n'en avait pas physiquement la force.

Un premier coup de sabre vers un des pirates mais elle était trop loin pour arriver avant qu'il ne s'arme. Il fallait que le Dragon lâche le Prime, sinon d'autres allaient monter ! Une gerbe d'étincelle s'alluma brièvement quand elle arriva à la rencontre de son adversaire, comme un minuscule éclaire. Il fallait l'écarter et couper les cordes ! Non, il fallait couper les corde tout de suite ! Elle para le coup suivant en reculant. Les crochés d'abordage, il ne devaient plus pouvoir mordre le Prime ! Si ils attendaient d'avoir éliminé ces pirates, il serait trop tard car d'autres seraient monter ! Le sabre de l'homme lui trancha la chaire au niveau de l'épaule. Le sang et la douleur, sa vie qui commençait à s'écouler sur le bois. Non, ils ne l'auraient pas ! elle glissa dans la flaque pourpre et tomba vers l'avant.


- Prime, sauve toi ! hurla t-elle d'une voix cassée.

Avant même qu'elle ne s'étale au sol, un craquement sinistre retenti au niveau du bord supérieur du bastingage, là où étaient fixé les crochés d'abordage. Un clou jaillit vers le ciel, suivit très vite par un autre. Puis la force qui s'exerçait sur le bastingage fit son effet, en arrachant le bord supérieur. Ceux qui se trouvaient là purent voir une sorte de trainée lumineuse, brûlante, filant des mains tendues vers l'avant de d'Embrun vers l'arrière du navire. Le long du trou, le bois était d'ailleurs noirci comme si il avait subit le passage d'une lame chauffée à blanc. La jeune fille gisait sur le pont mais le navire, enfin libre, fit une embardée et elle glissa un peu plus loin tout en essayant de se redresser. Elle ne s'était pas rendu compte de ce qui était arrivé. Le bastingage avait lâché tout seul, non ? Bien sûr si elle avait du l'arracher elle même, elle aurait su à quels endroits forcer pour tenir compte des points faibles de la structure et ne pas dépenser toutes ses forces en un vain combat contre la solidité du bois...


- Vous l'au... Vous l'aurez pas !

Ses jambes la supportaient à peine mais elle se força à revenir en avant. Un étourdissement fit tourner le paysage autours d'elle, ce qui ne changeait absolument rien puisque les vents entrainaient déjà tout en une folle spirale, mais elle tomba à genoux. Le bois rugueux sous ses mains, elle était chez elle, sur la mer, occupée à défendre un navire. Alors la jeune matelot y puisa l'énergie de continuer et couru récupéré son sabre qui lui avait échappé. Pas question de laisser ces hommes fouler le pont du Prime ! Elle se jeta vers le pirate avec lequel elle avait engagé une joute avec toute l'inconscience d'une jeunesse fanatique. Elle avait plutôt l'air d'un moucheron attaquant un rocher, mais un moucheron sacrément hargneux alors.
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Dilkayen F'suliot
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Ven 5 Fév - 23:42

Après avoir vu les mîmes du marin silencieux, Dilkayen s'éleva à sa suite vers les nœuds désignés, puis étudia brièvement sa structure, les boucles et les tours, pour déterminer comment il pouvait se desserrer. Après une bonne minute d'étude, passée autant à danser dans les cordages pour éviter de tomber qu'à réellement étudier le nœud, l'artisan avait une visualisation globale de celui-ci suffisante pour tenter de le défaire. Ce qu'il réalisa en s'aidant de ses pouvoir comme d'un compagnon, à tirer des boucles lui permettant d'en délier d'autres. Le sang-mêlé peina bien-sûr, resserrant parfois la structure au lieu de l'assouplir, bloquant sur certains points, mais il réussit finalement à ouvrir totalement le nœud, et le peu de voile ainsi libérée failli l'entrainer, si ces jambes n'avait pas agrippé le cordage par pur reflex.

Une fois qu'il eu bien réassuré ses prises, le demi-kerran entreprît de tirer le pan de voile vers l'une des attaches désignées par le matelot, ce qui lui prit un certain temps, même si ce n'était que quelques mètres, tant la pression sur la corde, le vent s'engouffrant dans les haubans ralentissait la progression. Une fois le crochet atteint, Dilkayen jeta un regard vers son compagnon, et vit qu'il avait déjà défait un nœud entièrement et refixé au crochet, et travaillait déjà au deuxième. Il porta son regard plus précisément sur le crochet du côté de John-John, pour chercher quel nœud utiliser pour fixer la voile. L'artisan était bien trop loin pour déterminer avec précision la structure de l'attache, mais il pouvait reconnaitre grossièrement une forme qu'il connaissait, aussi tenta-t-il ce lien. Faire le nœud ne prît au sang-mêlé que peu de temps comparé au desserrage précédent, mais serrer celui-ci correctement, pour qu'il tienne en de telles conditions, cela prît à l'homme-félin un peu de temps en plus.

Après s'être assuré que le lien pouvait tenir, et que la voile présentait bien une surface au vent, le demi-elfe retourna vers les deux autres attaches lui restant, bien décidé à abattre son travail. Fort d'avoir déjà défait un nœud, le deuxième fut dénoué plus rapidement, mais au moment où celui-ci allait céder, une embardée plus vigoureuse que les autres fit lâcher prise au demi-kerran, qui ne se rattrapa que bien mal, en laissant échapper un grondement sourd, et un juron marmonné, sans cordages pour ses jambes, donc dans de telles conditions climatiques presque impossible de remonter tout seul. C'est à ce moment que le lien fragilisé céda, laissant claquer dans la tourmente un pan de voile libre.
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Rallen Coroda
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Dim 7 Fév - 16:06

Rallen était en train de regarder le Konjiki Ryu approcher lorsqu'il sentit une main lui prendre le bras avec force et l'aider à se redresser. Il réalisa alors que c'était Zaukon qui l'aidait. Le voyant s'éloigner et reprendre la place qui était la sienne avant d'être blessé, l'élémentaire se mit à sourire.

J'aimerais bien savoir comment il peut déjà être debout... Le miracle souhaité ?

Et alors qu'il jubilait de ce miracle, trois gros crochets d'acier vinrent mordre le bois du bastingage, causant une décélération brutale du navire. En observant avec plus d'attention, Rallen comprit la fonction de ses crochets... Il comprit autant qu'il entendit puisque Olaf l'aida en hurlant ses ordres.

Et voilà l'abordage... On remet le miracle à plus tard... La question est : qu'est-ce que je fais ? J'ai à peine la force de me servir d'une arme et si j'essaye de me battre, c'est mon sang qui inondera le pont de ce bateau... Ce qui réglerait le problème avec les hommes du Prime... Ça ne m'arrange pas des masses cette histoire et... Qu'est-ce que c'est que ça ?!

Trois pirates venaient de mettre les pieds sur le pont, tous armés de ce qui ressemblait à de petites faux, possédant des lames aussi longues que le manche. Dans leur dos dépassait la poignée d'une troisième arme. En somme, des pirates bien armés afin de gagner du temps pour les suivants.

Alors que Rallen continuait à se lamenter sur son sort, un craquement monstrueux retentit dans la tempête lorsque le bastingage fut arraché comme par magie et le navire réalisa une nouvelle embardée.

Magie ? Dilkayen est occupé par les voiles donc... Embrun ! Où est cette gamine complétement cinglée... Utiliser la magie dans cette tempête... Non, s'épuiser dans cette tempête !

Cherchant sa jeune apprentie du regard, il la vit à genoux sur le pont. Elle était clairement mal en point et pourtant, elle se releva, alla chercher son sabre et plongea sur un des pirates qui avaient pris pied sur le navire.

Une gamine se bat à mort pour le vaisseau et moi je cherche le moyen de survivre et je me plains... Je fais vraiment pitié. Si elle est capable de se battre alors moi aussi.

Mettant la main au couteau à sa ceinture et le dégainant en serrant le plus fort possible, ce qui signifie qu'il tenait à peine dans sa main, Rallen contourna les affrontement en essayant de ne pas se faire voir par les pirates. Ces derniers, sans doute trop occupé à se battre et trop surpris par la disparition soudaine des renforts, ne firent pas attention à lui et l'élémentaire réussit enfin à arriver derrière le pirate contre lequel Embrun se battait.

Rallen attendit, immobile, en continuant à serrer le manche de son couteau jusqu'à en souffrir. Puis, l'occasion qu'il attendait vint, le pirate lui tournant le dos fit un pas en arrière afin d'esquiver un coup un peu plus dangereux que les autres. L'élémentaire plongea vers lui en tenant son arme à deux mains afin d'y mettre le plus de force possible.

Si le pirate ne l'avait vraiment pas vu et s'il n'était pas un guerrier excessivement puissant alors l'attaque réussirait. Mais dans le cas contraire, Rallen venait de plonger vers une mort quasi-certaine.
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L'Origine
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Lun 8 Fév - 12:06

Les trois pirates arrivés par les grappins ne semblaient en rien décourager par l'infériorité numérique et le fait qu'ils étaient parfaitement coupés de tout renfort maintenant que le Zéphyr était libre de progresser et comme encouragé par la présence de Zaukon. Ils étaient tout trois d'anciens samouraïs. Des guerriers professionnels qui n'avaient que peu d'égaux au travers du monde. Parmi les référence guerrières qui pouvaient les faire réfléchir à deux fois, les chevaliers du Stolenmark et les Guerriers de Zolt. Bien qu'il est communément admis que ces derniers ne sont pas aussi puissants depuis qu'est venu l'âge de l'obscurantisme. Il était donc normal que en face de ses maîtres d'armes, les marins qui n'étaient habitués qu'aux bagarre de taverne se fasse totalement dominer. Le premier coup d'un des samouraïs fût pour la main d'un premier marin qui vola sur le pont dans une cascade de sang. L'homme n'eût qu'une seconde pour hurler sa douleur et un Kama vînt lui arracher la trachée, augmentant le flot de sang mais faisant taire les cris qui ne furent plus que des gargouillements. Son corps que la vie quittait s'écroula sur le pont.

Le second samouraï s'élança, tel une ombre de mort vers trois marins. Ses Kamas rencontrèrent les deux premiers sabres des marins, les bloquant. Et alors que le troisième arrivait pour plonger dans ses entrailles, son poignet droit pivota, faisant s'envoler le sabre d'un des marins et vînt s'interposer dans la trajectoire mortelle de l'arme. Puis, rapprochant ses deux armes qui avaient coincées les lames, il brisa les armes des deux hommes. Avec un sourie sinistre, il planta l'un de ses kamas dans la gorge d'un des marins.

Le troisième marin quant à lui s'était choisit un adversaire mais un autre était venu s'interposer. Ou plutôt une autre. Une fille, à peine une adulte ressemblant à une sauvageonne. Avec une moue de dédain, il assena un coup violent sur le sabre qui s'avançait vers lui, envoyant l'arme plonger dans la mer et ouvrant une large faille qui lui permettrait de plonger dans la chair de l'adolescente. Mais c'est alors qu'une fulgurante douleur se fit ressentir à la base de son cou. Un flot de sang jaillit de la plaie, la jugulaire transpercée, il ne lui restait quelque secondes à vivre et déjà sa vue se brouillait. Tentant de se retourner en donnant un coup, il ne parvînt qu'un déplacer de l'air devant Rallen, puis s'effondra sur le pont avec sur les lèvres, une prière pour que les kamis acceptent son âme. L'intervention de Rallen avait doublement sauvé Embrun. Son attaque avait déjà été suicidaire mais en plus l'utilisation de la magie pour libérer le Prime avait été tout particulièrement précise et fine, surtout compte tenu de son habitude à seulement trancher et briser, avait été excessivement éreintante. Il lui faudrait un moment pour que ses membres cessent de trembler.

Plus haut dans les cordages, Dilkayen et John John faisait leurs travail de leurs mieux. Du moins jusqu'à ce qu'une corde claque non loin du semi-kerran. Le marin muet ne pouvait venir en aide à Dilkayen, lui même en était à son deuxième nœud et si il lâchait, il céderait lui aussi. Il devrait se débrouiller seul ou tout du moins sans l'aide de John John. En contrebas, quatre marins tentaient de maintenir le mâts intact. La pression supplémentaire ajouter par le vent et l'absence d'une des corde était très importante et tous devaient tirer jusqu'à en avoir les mains en sang pour compenser. Cependant, un petit mousse se décida à sortir de sa cachette et se précipitât à l'aide de Dilkayen. Montant aussi vite que possible. Sa petite voix perçante suffit à peine pour qu'il soit entendu du semi-kerran.


- M.chat ? Il aurait peut-être dû demander quoi faire mais dans une tempête comme celle là, faire de grandes phrases est choses difficiles, surtout pour une petite créature frêle comme le mousse.

Pendant ce temps, Zaukon continuait de mener la course poursuite. Il ne semblait pas faiblir mais il n'était certes plus aussi fort qu'il y à encore quelques minutes. Cela se ressentait légèrement sur le Prime jusqu'à ce que la voile ne commence à s'ouvrir. Le vent s'engouffra aussitôt dans le moindre pan de voile, le poussant plus vite et plus loin. Le Konjiki Ryuu n'utilisait pas sa voile mais sa vitesse naturelle était suffisante pour qu'il ne se fasse pas distancer. Il était à peine trop loin pour lancer ses grappins aussi les tirs de lances reprirent.

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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le Tempête Prime dans la tourmente   Lun 8 Fév - 13:14

La mort la frôla mais elle n'était plus en état de s'en rendre compte. Seule sa volonté la soutenait, qu'est-ce qui l'avait affaiblit à ce point ? Elle ne se posait même pas la question. Sa prise sur le sabre avait beau être ferme, ses mains tremblaient et elle était bien incapable de donner un coup précis. De toute manière, même avec une vie de pirate, elle n'avait jamais manié les armes avec la maitrise des guerriers accomplit. Ce n'était pas par manque de talent mais sans doute en partie à cause de son absence totale de patience et de sa jeunesse. Elle n'avait pas un dixième de l'expérience du samouraï qui lui faisait face, et elle s'en moquait complètement. Dans des conditions normales, elle aurait vu Rallen arriver et aurait trahit son compagnon sans le vouloir en le regardant. Mais elle fonçait tout simplement tête baissée vers la mort sans même la voir venir. Seul comptait le Prime, elle était prête à mourir pour le protéger sans la moindre hésitation.

L'homme tomba et elle vit l'élémentaire derrière lui. Malgré les brumes qui entouraient maintenant son esprit, Embrun compris vaguement ce qu'il venait de faire. Peut importe, il y en avait d'autres, des ennemis. Sauf qu'il fallait qu'elle s'écarte sinon le guerrier allait lui tomber dessus et vu son poids et l'état de la jeune fille, elle ne s'en relèverait pas. Se jetant instinctivement au sol, elle évita le choc mais glissa sur le pont trempé et finit sa course à demi assommée par une rencontre brutale avec le mat d'Artimon. Le sang qui s'égouttait de son épaule avait laissé une superbe trace sur le bois mais avec tout les morts, on voyait à peine la différence. Il fallait qu'elle se relève, qu'elle retourne combattre ! Mais quand elle tentait de s'appuyer sur son coude gauche pour se redresser, celui ci se dérobait sous elle. Il lui fallut au moins trente seconde pour s'assoir et elle n'avait vraiment pas l'esprit clair. Sa blessure ne lui faisait pas mal. En fait, elle ne s'était même pas aperçut qu'elle avait été touché. Mais les plaies du Prime, elle ne les voyait que trop...

Un boulet de canon laissa un trou dans la bastingage. Un autre passa si près d'elle qu'elle en senti le souffle. Embrun ne pouvait pas les laisser faire ! Sauf qu'elle ne pouvait pas agir non plus. Elle s'en rendit enfin compte quand, cherchant à reprendre son sabre, elle le saisi par la lame et du lâcher prise avec un frémissement de douleur. A chaque respiration, l'air qui entrait dans ses poumons était brûlant. Non, la tempête ne berçait pas autant le Prime qu'elle le croyait. Il fallait absolument qu'elle se reprenne, l'épuisement l'empêchait d'avoir une vision claire de la situation. Si elle voulait aider le Prime, elle ne devait pas laisser son propre corps se jouer d'elle. S'accrochant au mat, elle ferma les yeux quelques secondes, se forçant à respirer. Non non, elle n'était pas prise d'une brusque sagesse mais simplement aux bornes de l'évanouissement. Et puis, si un boulet de canon lui arrivait dessus, qu'elle ait les yeux ouverts ou non n'y changerait pas grand chose.

Enfin, le monde cessa de tourner et elle s'autorisa à regarder le scène. Il restait deux pirates et les marins n'en venaient pas à bout. En plus, le Prime ne parvenait pas à distancer le Dragon d'or. Ils n'avaient pas ouvert la voile, là haut ? Si pourtant... Bon sang, ce qu'il était rapide ce navire ! Elle ne pu s'empêcher d'éprouver une vague admiration pour leurs poursuivants. Qu'est ce qui s'était passé exactement ? Ah, Ralllen l'avait sauvé. Oui mais pourquoi elle n'était même plus capable de se mettre debout ? Elle remarqua enfin la blessure, très douloureuse finalement, sur son épaule. Se satisfaisant de cette explication, la pirate tenta tant bien que mal de panser la plaie en resserrant la manche autour. Si au moins le sang pouvait cesser un peu de couler, elle pourrait reprendre assez de forces. Puis de toute façon elle n'avait pas le temps d'attendre plus, la vie du Prime était en jeu bon sang ! Sauf que le sabre était bien loin d'elle maintenant. Elle se releva en se tenant au mat.


- Va y, Prime... T'peux y arriver... Murmura t-elle comme une prière.

Puis elle jeta un regard haineux vers les pirates. Ils n'avaient pas le droit de fouler le pont. Ils n'avaient pas le droit de tuer ses compagnons. Pourquoi est-ce qu'elle ne pouvait rien faire ? ! Pourquoi est-ce qu'elle avait si peu de forces pour aider son navire ? Même si elle l'avait du, elle n'aurait pas pu monter dans les cordages maintenant. Mais elle n'y pensait pas, il fallait débarrasser la bateau des assiégeants ! Une fois de plus, elle se dirigea vers la mêlée sans plus de prudence mais sans courir puisqu'elle avait déjà du mal à tenir debout. Un Kama filait vers un des hommes qui ne pourrait sans doute pas l'éviter, mais plus grave, l'ennemi se dirigeait vers Zaukon, qui tenait la barre. Logique vu la situation, seulement, il ne fallait pas ! La poignée se décrocha brutalement de la lame quand la jeune fille compris la situation. Les deux parties de l'arme semblaient se repousser l'une l'autre, comme si une très forte énergie s'était concentrée entre les deux. La marin allait peut être mourir quand même, mais la garde n'en était pas moins projeter avec force vers la poitrine de l'assiègeant. Quant à Embrun, elle gisait sans connaissance sur le pont.
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