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 L'Âge de l'Obscurantisme [An 1007 à 1300]

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MessageSujet: L'Âge de l'Obscurantisme [An 1007 à 1300]   Jeu 11 Juin - 8:41

La longue période de changements géopolitiques que représente l'âge des magies et des nations, c'est terminée en l'an 1007 pour succéder à l'âge que l'on appela de l'obscurantisme. Ce nom à divers raisons qui seront abordées dans un ordre chronologique mais le fait principal est l'invasion du Monde d'Origine par des armées d'elfes Damnés. Les Enfants de Malgazann.

L'âge de l'obscurantisme commence réellement au début d'une guerre entre Hù-Béï et Déméria. Encore une fois, les deux rivaux s'affrontaient pour leurs différences, leurs divergences d'opinions mais aussi et surtout cette tradition de vengeance perpétuelle. Le prétexte principal de ce conflit fût l'élimination faite par Déméria d'une délégation de Hù-Béï venu négocier des accords commerciaux. En fait soupçonner de faire de l'espionnage, le roi estimait que leur exécution était légitime mais l'empereur en fût très vexé, même si il ne révéla pas la véracité de cette accusation d'espionnage.

Lançant ses navires sur les côtes Démériennes, L’Empire Hùbéï déclara le blocus commercial afin de punir la mort de ses marchands. Un tel blocus n'avait grande efficacité car les elfes ne négociaient que peu avec le monde extérieur et les nains avaient accès à Déméria par la montagne. D'autant plus vexé de voir cela, l'empereur débarqua alors une force armée afin de bloquer les échanges entre nains et démériens. Mais le Roi ne laissa pas faire et déclara officiellement la guerre à Hù-Béï pour cette intrusion.

Aussitôt, un long bras de fer commença afin de déterminé si Hù-Béï parviendrait ou non à prendre pied sur Déméria. Finalement, l'une des cités côtières fûts prises et l'empire du sud pût consolider sa position avant de lancer son armée vers le cœur des terres, prenant de vitesse les renforts démériens. La guerre dura longtemps et les Chevaliers du Stolenmark, ainsi que les Sages Buggïns prirent par au combat ce qui permettaient souvent d'éviter la défaite face aux canons à poudre de Hù-Béï. Mais pour une fois, les suménïens tenaient bon et Déméria ne parvenait à les chasser. Il fallût attendre l'intervention de plusieurs clans du Nord de Déméria, notamment le clan Menetyr, ainsi que le recrutement de la quasi-totalité des Guerriers de Zolt afin de repousser les armées de Hù-Béï près des côtes sud où s'engagea une bataille de 11 jours aussi bien navale que terrestre pour le contrôle de tous les ports et cités.

Au terme de ce combat sanglant, Déméria l'emporta bien qu’affaiblit par cette guerre, le Royaume des Hommes était toujours debout. Cependant, de nombreux documents aussi bien historiques qu’officiels avaient été volés dans les différentes cités prises aux cours de la guerre puis envoyés en Hù-Béï, ce qui donna un avant goût de l'âge qui suivrait. C’est donc au terme de 14 années de conflit que la guerre se termina par la défaite de Hù-Béï et un accord de non-agression pour une durée de dix ans.
Cet accord était en fait la première pierre qui tombait sur la couronne fragilisée par la guerre. Le peuple en colère car obligé de fuir ou de payer de colossaux impôts pour soutenir l'effort de guerre, était au bord de la révolte. De plus, des clans nains mineurs attaquaient les Terres du Stolenmark, empêchant ces derniers d'êtres aux côtés du Roi. Un an après la guerre, le chef du clan Menetyr, Kalvïn Menetyr, lança un coup d'état. Aidé de son fils Mervïn, il rallia plusieurs nobles à sa cause, mais surtout il rallia les masses paysannes.

Les armées affaiblies par la guerre et affamées par les paysans qui n'acceptaient plus donner une partie de leurs récoltes au royaume, ne firent pas le poids face à des clans bien nourris et supérieurs en nombre. Au bout de seulement six mois, Mervïn mettait à mort le Roi avant d'offrir le trône à son père. Trois ans plus tard, ce dernier mourût des suites d'une vieille blessure et Mervïn prit le pouvoir.

Kalvïn était déjà très critiqué car il avait prit le pouvoir par la force mais son fils le fût plus encore car il avait plus l'image d'un barbare que d'un véritable roi. Cela donna lieu à des répressions violentes et à des mouvements de résistance (Cf.Renards Blancs) qui durèrent des années. Pendant ce temps, sur Suménïa, Tae-Yong succédait à son père à la tête de l'empire.

Ce nouvel empereur semblait suivre la même voie que son père, en effet, sa paranoïa vis-à-vis de Mervïn et plus largement de Déméria le poussa à commettre des actes stupides et basés sur ses seules suppositions alors même qu'il s'était choisit un conseiller pour l'aider. Le premier de ces actes stupides fût de vouloir participer en personne à un tournoi. Ce tournoi était sensé être le plus grand qu'on ai jamais vu. Organisé par Mervïn, il promettait une récompense à la hauteur des efforts du vainqueur ainsi qu'une faveur. De plus, tout brigand, truand ou autre malfaiteur qui participerai se verrait pardonné pour ses crimes. L'appât du gain et la possibilité d'être gracié créèrent une très forte affluence. On nota d'ailleurs qu’en plus de Taeyang, d'illustres personnes se déplacèrent pour l'occasion.

Parmi elles, Aleksandr Ulvenslig, Chef des chevaliers du Stolenmark ; Taj'Mïn Tewotaku, Grand Sage Buggïn et Dorhyan Aérandil, fils du Roi Sylvestre. Mais ils furent bien d'autres, certains cachés sous de fausses identités, d'autres parmi les spectateurs mais tous marquèrent, de par leurs présence, l'importance de l'évènement.

La victoire de ce tournoi fût arrachée par Taj'Mïn Tewotaku à une créature nommée Slym Darken. Se nourrissant de sang, il rappelait la légende des vampires, il ne semblait cependant pas craindre la lumière du soleil et répandit un véritable océan de sang dans l'arène royale lors du double duel contre Dorhyan Aérandil et Arwën Del'ën. Puis il se retourna contre le Grand Sage qui, au prix de l'usage de son bras gauche, stoppa la frénésie meurtrière de la goule.

Pour en revenir à la paranoïa de Hù-Béï, Tae-Yong ne participa finalement pas, déclarant forfait au début de son combat lorsque son conseiller disparût mystérieusement. Après avoir refusé à trois reprises de rencontrer les émissaires du roi, commettant des impairs diplomatiques. Tae-Yong décida finalement de fuir afin de retourner en Hù-Béï par crainte des représailles qu'entraîneraient ses actes, mais il fût rattrapé par une légion démérienne en place depuis plusieurs semaines sur les côtes sud. Il fût finalement forcé de rencontrer l'intendant de Fentaeris mais il s'enfuit après s'être disputé avec ce dernier et avoir tenté de le tuer.

Il rejoignit alors Hù-Béï où il apprit que des Buggïns avaient parcourus la campagne et étaient repartit avec une centaine de paysans, ouvriers et autres personnes des classes inférieures de la société afin de les former aux arts buggïns, résultat de la faveur demandé par Taj’Mïn à Mervïn. Probablement persuadé que Déméria entraînait des assassins pour mettre fin a ses jours, il ordonna à ses ministre de barricader la Cité d'Or de Hù-Béï, tournant les canons vers le nord avant de déployer sa flotte, imposant un contrôle à tout navire qui souhaitait rejoindre la capitale de Hù-Béï.

Mais Déméria ne recherchait pas la mort de Tae-Yong, la couronne du Nord avait en fait besoin de l'aide de son ancien rival. Essuyant l'attaque de créatures appelées les Enfants de Malgazann, en fait des elfes et des gnomes maudits par une créature de l'Origine, le royaume humain avait déjà perdu sa première bataille et perdu des centaines de chevaliers du Stolenmark au contact d'une étrange sorcellerie malgré la présence de prêtres Originels.

Hù-Béï eût d'ailleurs l'occasion d'apprécier la menace lorsqu’une flotte de vaisseaux émergea des brumes de la mer d'Izilia avant de fondre sur le fleuve Ming-Che et d'en prendre le contrôle. Fût alors dressée par la sorcellerie de ces damnés, une forteresse semblable à celle que les enfants de Malgazann avaient dressée après leur victoire sur les démériens :

"Puis ce fût comme si il y avait eût un coup de tonnerre et le métal se mit à bouillir de plus belle, émanant des fumées toxiques et se durcissant peu à peu dans la chaleur. Se durcissant et s'élevant, formant un Mur. Le mur semblait d'or mais rien n'aurait pu paraître plus maléfique que sa présence au milieu de la plaine. Des pierres noires suppurantes d'un liquide violacé étaient apparues à intervalles régulier alors qu'un lierre rouge grimpait peu à peu sur le mur. Cela n'avait rien de naturel et ça ne pouvait être issu du Changement. C'était la marque de la première victoire des Enfants de Malgazanns, nées de la fusions des deux magies divines."

Pendant ce temps, les elfes et les nains étaient bien mal en point. Le seul descendant mâle de la famille royale elfique était mort des suites de ces blessures lors du tournoi et la Nation de Thalûn sombrait dans une guerre civile après que son roi eût disparût dans une attaque massive de gobelins. Bien que l'archipel d'Elvem Adisil fût rapidement pris en main par Yavana Aérandil, sœur par adoption de Dorhyan, grande guérisseuse elfique et régente du royaume depuis la disparition de son père, elle fût contestée car son autorité devait être remise à Dorhyan une fois celui-ci suffisamment mature, il n'était guère prévu qu'elle devienne reine et plusieurs proches de la famille royale se serait bien vu couronnés à sa place. D'autant plus que la tradition elfique voulait qu'aucune femme ne gouverne sans un homme à ces côtés pour la "modérer"

Cependant, face à la menace qu'affrontait le Monde d'Origine, Yavana réussi maintenir l'unité dans son peuple grâce au soutient de plusieurs ethnies notamment les hauts-elfes. Elle répondit ensuite à l'appel a l'aide lancer par Déméria, dépêchant les armées elfiques unies sous une même bannière, les puissants mages de combat formés pour servir le royaume permirent aux troupes de débarquer rapidement. Aussitôt envoyés au front, les elfes rejoignirent le Culte des Originels et les Forces Démériennes déjà en place, ils furent rapidement rejoints par un étrange barde elfe de la lune nommé Celandil Eowandir.

Ce dernier semblait étrangement insouciant pour un homme sur le front mais il distribua d'excellents conseils aux divers généraux et dirigeants en place de même qu'il insista fortement pour que Yavana suive ces enseignements. Ce à quoi elle se lia bon gré mal gré.

A ce moment de l'âge de l'Obscuranstisme, nous sommes en l'an 1028 et le statu-co est maintenu en Déméria entre les forces unies des originels, des démériens et des elfes, tandis que Hù-Béï déployait toute sa puissance de feu afin de faire s'écrouler la forteresse dressée par les maudits. Malgré un manque de stratégie évident, Taeyang avait semble-t-il, acquis une certaine part de raison. Ses réflexions l'amenèrent à penser que les enfants de Malgazann seraient moins dangereux si ils étaient incapable de sortir, aussi imposa-t-il un siège impitoyable, ponctuée d'assaut de la cité par sa flotte qui tentait de remonter le fleuve Ming-Che.

La situation restât ainsi figée pendant près de 3 ans. Durant lesquels il fût totalement impossible à l'un ou l'autre camp de faire céder son adversaire. Au termes de ces trois années, d'illustres personnes étaient venus en renfort aux mortels épuisés par cette guerre d'endurance. Le tout premier étant John Palmer. On ne sait que peu de chose de ce capitaine pirate mais il est dit qu'à la mort de son frère, il jura que le monde entier boirait à la santé de celui qui l'avait si bien secondé. Pour cela, il arrima son navire qui avait permis de capturer Neferata Lahmia (Cf.Le Culte des Originels) et avec l'aide d'une mercenaire, il commença un trafic de canons à poudre de Hù-Béï jusqu'à Déméria afin de fournir aux Démérien de quoi "Botter le cul à ces raclures".

Une autre de ces personnalités fût Eowën. Cet elfe amnésique vivait depuis trois ans sur l'île Originelle et avait à présent choisit d'utiliser ses dons magiques pour vaincre les Enfants de Malgazann. Lui est ces nombreux disciples (Cf.Culte des Originels) du Concile druidique rejoignirent les armées unies et usèrent de leurs puissants dons de polymorphie afin de servir d'éclaireurs et d'organiser des embuscades sur les groupes d'Enfants tentant des sorties hors de la forteresse.

Finalement, après deux nouvelles années, le chef des armées damnées se révéla enfin, dans une demande de rencontre diplomatique avec les chef des armées unies. Un camp de base sécurisé fût installé au centre de la plaine, hors de portée des armes de tout les camps et encerclé d'un côté par deux-milles soldats Unis et de l'autre Deux-milles Damnés. Les uns et les autres contenaient à peine leurs colère. Celle des Damnés, qui se tenaient en rangs serrés, bouillonnaient de leurs yeux. Leurs discipline et leurs patience travaillée pendant des siècles leurs permettant de ne pas se jeter sur leurs ennemis. Tandis que les Unis demeuraient stoïques, ne souhaitant pas se rabaisser plus bas que terre en devenant des barbares. Du moins c'est ce qu'on dit.

A cette réunion participèrent du côtés Unis, Mervïn de Déméria, Yavana Aérandil, Larana Uralsewen qui avait rejoint ces troupes déjà en place et Eowën le "Maître Druide" tel que l'appelaient ces disciples. Et du côté Malgazannais, Nodyolane Del Caven, fille désignée de Malgazann ainsi que son états-major d'elfes damnés au complet.

Durant les "négociations" Nodyolane expliqua avec un certains sadisme, ce que les Enfants préparaient depuis 5 ans. L'arme qu'avait servit à concevoir l'eau Originelle si gentiment donnée par Neferata Lahmia. Une arme contre laquelle toute la magie du monde ne pourrait rien et qui ôterais toutes les âmes pour s'en nourrir avant de détruire le monde comme un baril de poudre détruit une maison si on jette une braise à l'intérieur. Après quoi elle écouta poliment Mervïn la menacer de lui arracher lui même les bras tandis que les serviteurs élémentaux de Larana le retenait. Ce furent principalement des femmes qui dirigèrent en fait cette assemblée, Yavana et Larana tentant de comprendre toute l'étendue du sortilège que souhaitait lancer Nodyolane, et elles ne furent pas déçues, tout leurs fût expliqué. Il apparaissait que rien dans ce monde ne pourrait arrêter la machination de la Fille de Malgazann.


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MessageSujet: L'Âge de l'Obscurantisme [An 1008 à 1300]   Dim 5 Juil - 16:26

C'est ce qu'elles expliquèrent aux états-majors des armées unies. Et la nouvelle se répandit plus vite que l'éclair de traverse les nuages un soir d'orage. Très rapidement, les démériens surent qu'ils avaient perdus. De façon plus ou moins certaines, de façon plus ou moins réaliste. Ils avaient appris qu'ils étaient condamnés et qu'ils veuillent le croire ou non, une vague de désespoir les submergea. Ils comprirent que malgré tout leurs efforts, la puissance des nations, des Religions et mêmes des dieux, tout était fini. Que plus jamais un être doué d'une âme ne foulerait se monde.

Ce que l'on appela l'année noire suivit cette vague de désespoir. Pillage, guerre civile, meurtre, viol. Déméria était saignée à blanc de l'intérieure. Si les armées de Malgazann avaient attaquées à ce moment, elles n'auraient eût qu'à défaire le nœud que représentaient les armées unies pour fondre sur un continent sans défense.

Mais, c'est alors, que à la manière d'une braise sur laquelle tombe un fétu de paille, l'espoir pût renaître de ces cendres. Les armées sortirent enfin de leurs forteresse. En Hù-Béï ou en Déméria, la bataille finale était lancée. Avec la rage du désespoir, les soldats se lançaient à l'attaque tandis que les illustres personnes qui les menaient œuvraient de toutes leurs forces, de toutes leurs peurs, de tout ce qu'ils avaient de bon ou de mauvais en eux, afin de gagner du temps. Si ils pouvaient gagner du temps, juste un peu de temps, peut-être que les dieux agiraient ! Un miracle ! La débandade des Malagazannais ! Leurs fin !

Les deux batailles durèrent longtemps. Trop longtemps pour qu'elles soient comptées en jours. Car les armées se valaient. Que ce soit stratégiquement, technologiquement, ou magiquement, les mortels compensaient leurs infériorité numérique et leurs faiblesse physique par rapport aux Damnés. Ils maintenaient le statuquo. Et c'est au cœur de la bataille Démérienne que naquît l'espoir. Comme une lueur qui se lève à l'aube, Larana prononça la dernière syllabe d'une terrible incantation qui brûla le ciel. Fondant sur la forteresse Malgazannaise, une pluie de feu et de roche fit fondre de sa chaleur, la structure même de la forteresse qui tomba à la manière d'un château de sable emporté par la marée, d'un bâtiment de boue frappé par la pluie.

Horion Firehand le plus puissant des élémentaires de feu naquit de cette pluie. Partageant un lien exclusif avec Larana, il affronta Nodyolane dans les ruines de la forteresse mais après avoir gravement blessée son adversaire, sa magie fût dispersée par Agonie, l'épée-artefact de Nodyolane. Horion survécu à travers le lien créer avec Larana dans l'incantation, lui accordant son savoir afin de renforcer ses pouvoirs.

Mais la bataille n'était pas gagnée. Certes les Héros Mortels étaient des êtres puissants, certains dotés d'un grand potentiel magique, mais qu'importe qu'ils arrivent à vaincre l'armée des damnées si ils ne pouvaient empêcher l'arme de Nodyolane d'être mise en marche. Et alors que les dernières braises du Cadavre de Horion s'éteignaient, la mer explosa. Dans de formidables gerbes d'eaux, jaillir des profondeurs, des dizaines de tentacules qui frappèrent les rangs de damnés. De l'écume rendue rouge par le sang, s'échappèrent des créatures de cauchemar, nées dans des profondeurs au-delà des abysses et soumises à la seule volonté de l'Ordre du Changement, de sa nouvelle Très-haute prêtresse.

Enfin, l'Ordre du Changement entrait en guerre. Et pendant ce temps, Mervïn qui avait commencé le premier à envoyer des troupes combattre, comptait bien être le dernier à les faire repartir. Se taillant un chemin sanglant à travers la chair et les os, il arriva finalement devant Nodyolane, Souffrance, son épée écrasante en main. La Damnée, blessée ne parvînt pas à vaincre Mervïn dans un combat physique. Mais alors que son bras gauche avait été arraché par la puissance du Roi Démérien, elle transperça l'épaule de son adversaire à l'aide d'Agonie. Cette arme antique qui avait défait Horion, n'épargna pas Mervïn qui finit par mourir des suites de ces blessures, le corps démembré de Nodyolane entre les mains.

Bientôt, les armées damnées furent défaite et se fût la débandade. Alors que des milliers d'enfants de Malgazann tentaient de sauver leurs vie et que des dizaines de milliers d'hommes, d'elfes, animaux et créatures monstrueuses les poursuivaient afin de les mettre en pièce, les Héros Mortels se réunissaient autour du cadavre de Mervïn. Ses yeux furent clos par Celandil Eowandir qui, avec un sourire joyeux, conclut par : "Il l'avait prévenue." Puis, se mettant à la recherche de la terrible arme annoncée, ils finirent par la trouvée.

Il fût interdit de décrire cette arme et ce qu'il en est advenu. Mais certains badauds qui tiennent la légende de leurs ancêtres, parlent d'un immenses chaudron où bouillonnerait l'eau des Originels. Dont s'échapperait les émanations de la Mort, qui grinceraient comme milles âmes qui gémissent de douleur. Afin de faire disparaître cette arme, on sait que les deux très-haute prêtresse unirent leurs pouvoir. Aidée par le savoir d'Horion et les Arcanes de Yavana, ils sauvèrent le monde.

Les répercussions de cette guerre se firent sentir pendant les trois siècles suivants. Les premiers jours furent pour les mortels, comme se éveiller d'un long cauchemar. Il n'y avait plus que ruines et désolations mais il y avait comme un soulagement. Le soulagement de ne pas être devenu pire que mort. Hù-Béï avait également réussi à vaincre. Avec l'aide des barbares Oridiens momentanément unis sous une seule bannière et de la puissance de feu dévastatrice de l'empire, ils tinrent jusqu'à ce que les Enfants de Malgazann s'enfuient au moment précis où l'arme disparaissait.

Mais les années, les décennies, qui vinrent ensuite ne furent pas comme l'auraient souhaitez les dirigeants de ce monde. Une reconstruction basée vers la paix et l'entente entre les peuples qui s'étaient unis pour affronter et vaincre une force supérieure. Une telle situation n'existe que dans les livres pour enfants, ceux où les lecteurs sont trop naïfs, qui croient que les héros ne meurent jamais.

En Déméria, Fentaeris mise à feu et à sang par les émeutes, les récoltes du Stolenmark détruites par des années de guerre et l'absence d'une reine ou d'un fils qui pourrait hériter du trône de Mervïn, le pays plongea dans le chaos. L'armée devînt rapidement la seule autorité officielle encore en place, d'abords menée par un dénommé Abhorash, se dernier finira par être tué par un général nommé Marcus qui prit sa place. Le Général parvînt à maintenir l'armée démérienne en un seul bloc et l'utilisa afin de reconquérir l'ensemble du royaume, ville par ville, village par village. Mais il ne serait pas parvenu à cela sans le soutient de l'Ordre du Changement qui opéra de façon discrète et concrète à la fois afin de s'assurer un retour éclatant sur le continent démérien.

Pendant ce temps, les Originels pourtant favorisés par la politique de Mervïn se voyaient trop affaiblit par la guerre pour maintenir toutes leurs positions et Larana Uralsewen, leurs très-haute prêtresse, se résigna à abandonner la plupart des places fortes tenues par les Originels, ne laissant que les principaux temples aux alentours de la capitale ainsi que de plusieurs sanctuaires Originels le long des côtes. Sur le Continent de Suménïa, la situation se corsait pour Hù-Béï. En effet, les Oridiens étaient repartit dans leurs pays mais leurs chef était mort et à nouveau séparés en de nombreux clans vindicatifs, ils s'acharnèrent à grappiller des morceaux de territoire à leurs éternel ennemi affaiblit, estimant que ce n'était que justice pour tout les barbares morts durant la Bataille du fleuve Ming Che (telle qu'on l'appela). C'est raids répétés furent l'un des éléments qui permit au passé de Hù-Béï de resurgir.

La technologie des armes à poudre avaient été perdue par Hù-Béï. On ne sait pas réellement comment et pourquoi, d'autant plus que l'une des clef de leurs victoire sur les armées de Malgazann avait été composée de presque un millier de canons déversant un tel déluge de feu que même les murs de la forteresse d'or, qui semblaient pourtant indestructible, en portaient les marques. Mais il semblerait que cela soit principalement dû à des problèmes internes à la famille royale et la mort aussi successive que suspectes de la plupart des ingénieurs a qui le secret de fabrication de la poudre avait été confié.

Le temps passant, tout ce qui restait de poudre et de boulet furent perdu et avec eux, la puissance militaire de Hù-Béï. Dans les années qui suivirent ce constat, après que Hù-Béï eût réalisée qu'elle n'était plus que l'ombre de la plus grande puissance maritimes qui avait jamais exister, que Marcus Régent de Déméria, vit l'occasion de vaincre l'éternel ennemi de son pays et ainsi de convaincre les nobles ainsi que les religieux du royaume de le faire roi.

Lorsque les flottes démériennes débarquèrent les dizaines de milliers de soldats, ils furent accueillit par une bien étrange armée. Il y avait environs 10.000 soldats de Hù-Béï mais aussi quelques milliers de soldats portant d'étranges armures et usant de sabres longs et effilés, appelés katana. Les descendants des anciens clans samouraïs avaient acceptés de venir en aide à l'héritier de celui qui leurs avait fait perdre leurs pouvoirs (Cf. Les Samouraïs). Hù-Béï ne vainquît pas en une bataille mais gagnât finalement cette guerre aux prix de nombreux sacrifices et de très nombreuses vies. Mais l'aide de ces samouraïs eût un prix pour Hù-Béï, leurs retour au pouvoir. En effet, le pouvoir affaiblit de Hù-Béï n'avait pas le choix afin de survivre. Soit il réintégrait les samouraï aux premiers rangs du pouvoir politique et militaire soit il s'exposait à une guerre civile plus que probable. Après cette guerre longue de près de 10 ans, Marcus se décida à consacrer les ressources de Déméria non plus à la guerre mais à la reconstruction totale du royaume.

Ainsi, les deux grandes nations humaines se retrouvaient faibles, leurs armées décimées par des décennies de guerres et leurs coffres vidés par la reconstruction. Pendant ce temps, les Royaume elfique et Nain connaissaient leurs propres troubles. Au début de la guerre de Malgazann déjà, des troubles se faisaient sentir dans ces deux royaumes mais les elfes avaient été à nouveau fédérés autour de Yavana.

Les nains quant à eux avaient été laissés pour compte, le royaume livré à l'anarchie après une grande bataille contre les gobelins au cours de laquelle le Roi et de nombreuses têtes pensantes du royaume nain disparurent dans d'énigmatiques circonstances. À cet évènement tragique suivit l'un d esplus grand drame de l'histoire naine, appelé La Guerre des Frères. Durant cette guerre tout les clans, mineurs comme majeur s'affrontèrent pour le contrôle des Monts Thalûn. La guerre dura deux-cent ans. Mais il n'y à que peu de documentation sur cette guerre car il n'y eût aucun observateur extérieur aux nains et aux gnomes. Hors ces deux peuples refusent d'en parler, en partie à cause des atrocités qui y furent commises et dont personnes ne veut reconnaître la responsabilité.

Pendant ce temps, les elfes se divisaient. En effet cette organisation de royaumes unifiés sous un seuls noms ne pouvaient éternellement durer. L'arrivée au pouvoir de Yavana avait semer le trouble au début de l'âge de l'obscurantisme mais cela avait été vite oublié afin de mieux se concenter sur la défaite des armées de Malgazann. Cependant, afin d'acquérir d'avantage de pouvoir, le Duc des Hauts-elfes (principal dirigeant) sema la discorde en rappelant qu'une femme ne pouvait gouverner chez les elfes, sans être épouse ou fille d'un homme de sang royal en vie. Ce rappel sonna le glas de la Dynastie Aérandïl, famille qui gouvernait depuis l'époque où le royaume elfique était en Ladeïl. Encore une fois, peu d'informations ont filtrées. On sait que cette guerre, contrairement à celle des nains, ne fût pas ouverte. Ce fût une guerre sournoise qui se déroula dans les coulisses du pouvoir à l'aide de complot, retournement de situation et attentats. Elle se termina par le retrait de Yavana de la vie publique et la nomination au pouvoir de Naalad Lomiondir, noble de la cour elfique et ancien mage de l'armée.

Enfin en l'an 1251, on considéra qu'une nouvelle page fût tournée dans l'histoire. Ce fût la fin de la plupart des conflits internes dans la plupart des pays du monde et ces derniers purent enfin se consacrer à leurs propres reconstructions. Mais les érudits considèrent que le monde s'enfonça encore un peu plus dans l'obscurantisme après la montée en puissance de groupes barbares dans trois pays.

En Déméria, une armée créer par les descendant des barbares Démériens, inspirés par les résultats obtenus par les samouraïs de Hù-Béï faillit renverser le Roi qui calma la situation en faisant de leurs chef un noble de la cour et donna à son armée le statut de clan. Dans le Royaume de Thalûn, après près de trois siècle de répit, la guerre permanente contre les gobelins reprit. En Hù-Béï, un groupe de barbare se mit au service de l'empereur et fût déclaré clan samouraï.

Finalement, l'âge de l'obscurantisme fût considéré finît après l'invention de l'imprimerie en l'an 1300, par un nain du nom de Gulenbert

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