L'Origine et le Changement

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 Ys'Taned Tièrnosdal

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Ys'Taned Tièrnosdal
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Race : Elfe Narothyne
Classe : Chercheur de cieux meilleurs.
Date d'inscription : 06/04/2012

MessageSujet: Ys'Taned Tièrnosdal   Jeu 19 Avr - 20:22

Annonce : Cette fiche contient un vocabulaire parfois fleurit. Si vous êtes sensible à ce genre de chose, la lecture de cette fiche n'est pas pour vous.

Nom et prénom :

Un seau d'eau glacée au visage. Le réveil est rude et j'emplis soudainement mes poumons d'airs, contraints par le choc thermique. J'observe les alentours. Une pièce en bois, sombre et éclairée seulement par la lanterne qu'on tient à hauteur de mon visage et qui me brûlerait si je n'étais pas frigorifié. La lumière m'aveugle, trop proche de mes yeux. Je ne distingue que vaguement la silhouette qui se trouve face à moi. Je sens presque d'avantage que je ne perçois réellement sa présence par mes autres sens.

- Ton nom pourritures aux longues oreilles ? Crache la silhouette à l'haleine rendue fétide par la bière et la viande faisandée.

Je suis assoiffé. Un peu d'eau glacée coule dans ma bouche puis dans ma gorge. Juste assez pour me permettre de parler et pas d'emettre un grognement articulé. Las de ce jeu, je réponds une énième fois à cette question, toujours avec la même réponse.


- Ys'Taned Tièrdosnal

Âge et Race :

- Et qu'est-ce qu'un beau jeune elfe comme toi fais à Thalûn ? Me demande hargneusement mon petit interlocuteur.

C'est vrai que j'étais jeune. Je flirtais à peine avec mes 124 ans après tout. Beau, je risquais de ne plus vraiment l'être après la dernière semaine. Confirmant cette idée, je reçois un coup de poing au niveau de la mâchoire. Accusant le coup avec un cri étouffé, je me disais qu'il n'était pas bon être un elfe Narothyne dans ce pays ces derniers temps. Tandis que mon tortionnaire me scrute, probablement avec l'air furieux que je lui imagine, je crache un peu de sang sur le sol à côté de ma chaise.


Religion :

Le silence pèse lourdement sur la pièce et mon corps tout entier ne semble être que douleur. Des courbatures, des contusions, des hématomes, les liens trop serrés sur mes articulations, plusieurs phalanges brisées la faim, la fatigue. Pour la première fois depuis des semaines, je me prends à penser au dieu de ma patrie. Loin d'être un zélote, je pensais cependant que s'il y avait bien une prière qui devait m'être accordée, c'était celle que je m'apprêtais à faire. La partie irrationnelle de mon esprit, celle que je déteste tant prends une minute pour demander au Dieu de Vengeance de rendre cent fois à cette saleté de barbu ce qu'il me donna à moi et mes compagnons.

Groupe :

Sa main empoigne mon visage. Je retiens un gémissement de douleur. Beaucoup de force pour un si petit être et avec le souvenir de la dernière raclée que j'ai reçue la dernière fois que je l'ai fait, je m’abstiens de lui cracher au visage.

- Pour qui est-ce que tu travailles Ys'Taned ?

Je suis plus du genre solitaire. Mais en ces temps de crises et avec le manque cruel d'options, je m'étais retrouvé à bosser pour Thryl. Certains gars parlaient d'Esdrin Linordraest et de Trois-Cités. Le type était presque une légende. Mais j'avais une position suffisamment confortable pour ne pas avoir à me plaindre du Tyran d'Uwelf Ak Thryl. Quoi qu'à l'instant présent...

- J'aime à croire que je suis mon propre patron.

Profession :

Sans avertissement autre qu'un grincement de dent que seul un elfe aurait pût entendre, je suis précipité sur le sol, accompagné par la chaise à laquelle je suis attaché. Au moins je n'ai plus sa lumière dans la gueule. Putain. Ce que j'ai mal.

- Redressez-le. Ordonnes mon tortionnaire à des sous-fifres que je ne peux pas voir.

La lumière à nouveau elle m'éblouit et plonge tout autre forme que celle de la lanterne dans des ténèbres trop profondes, même pour mes yeux.


- Et quel est ton travail ?

Un sourire d'ironie monte sur mes lèvres couvertes de coupures. J'ai eût beaucoup de boulots. Chasseur de vermine, enseignant, soldat, mercenaire, garde du corps, bourreau et le dernier en date, Capitaine dans l'armée de Thryl.

- Chercheur de cieux meilleurs.

Description physique :

Un nouveau coup de poing vient chercher mon estomac. Une chance qu'il soit vide. Sans quoi j'aurais probablement vomit. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir une pensée pour le travail d'amateur que je subis. Je ramène ma tête en arrière tandis que je tente de retrouver le souffle que ce coup à coupé. Mes cheveux blancs et humides collés sur mon front laissent encore couler l'eau glacée sur mon visage tuméfié. Le froid fait du bien, il engourdit mes plaies. Alors que mes yeux se ferment je me rappel de mon visage au teint plus sombre que la moyenne narothyne qui me donnait un charme appréciable auprès de la gente féminine... La gente masculine aussi en fait. Ce visage que j'avais réussi à préserver avec un certains succès mon visage des cicatrices jusqu'à présent. Ce nabot avait probablement tout gâché. Remarque il n'avait pas encore cassé mon nez, c'était toujours ça. Je rouvre brièvement les yeux, tentant d'échapper à cette rêverie, de me concentrer sur l'instant présent et ne rien révéler de compromettant. Mais la douleur et la fatigue sont juste trop fortes. Je referme les yeux. Ces yeux dorés qui plongeaient mon père dans la mélancolie. Il disait que je les tenait de ma mère. Peut-être. La tête baissée, j'entrouvre les yeux sur mon torse nu. Les semaines de gamelles trop souvent rationnées m'ont fait perdre plusieurs kilos mais mes muscles résistaient encore vaillamment aux privations. Cet interrogatoire ajoute cependant sa marque à une collection importante de cicatrices. Je me souciais moins du reste de mon corps que de mon visage. Quelle idiotie me disais-je alors que je frôlais une nouvelle fois l'inconscience. Mais pour certaines d’entre-elles, j'étais loin d'avoir eût un choix quelconque, comme ce triangle rouge fait de dizaines de mailles, marqué à la base de mes cervicales à l'aide d'épingles effilées et d'encre rouge.

- Je sais que tu en sais plus que la chair à canon avec laquelle tu as été capturé Ys'Taned ! Aucun d'entre-eux n'arborait de tenues aussi chics que la tienne, pédale elfique !

Venant d'un type qui devait m'attacher pour me battre. Mais il n'avait pas complètement tort. Depuis ma capture, j'avais été dépouillé de l'essentiel de mes vêtements et c'est à peine si dans les baraquements de prisonnier je disposais de plus que ce pantalon de toile et d'une cape découpée dans un sac de pomme de terre. J'étais pourtant partit en mission avec une armure de cet acier noir venu de Naroth. Mon statut m'avait permit d'en obtenir une pratiquement complète et juste rénovée. Il ne manquait donc que l'épaulière gauche. J'avais été bien mieux loti que les soldats les plus basiques qui partaient parfois sur le front contre les nabots avec à peine plus qu'une plaque de ferraille en guise d'armure et une casserole pour casque. Il y avait aussi cette cape rouge écarlate qui me suivait, battant dans le vent. Je m'étais fait un petit nom avec celle-ci. On m'avait surnommé le Capitaine Écarlate. Un nom stupide. Mais la renommée faisait pour beaucoup dans les avantages sociaux.


Comportement :

Un sifflement d'eau qui s'évapore rapidement puis l'odeur de la chair brûlée et enfin la douleur vive. Je cri de douleur et mes muscles pourtant affaiblit se contractent dans une vaine tentative de fuite, mettant à l'épreuve la solidité des liens qui me retiennent. Rouvrant mes yeux à présent vibrant de rage, je tente de percer la flamme de la lanterne qui m'aveugle et regarde une silhouette que je ne fais que deviner.

- JE VAIS TE TUER ! M'écriais-je, envahit par la douleur et la colère. On retire le fer porter à rouge de mon bras et sans le voir, je sens que mon tortionnaire sourit.

- Tes fanfaronnades prennent donc fin. Serait-il possible que tu atteignes tes limites, narothéen ? Sa voix est plus doucereuse et il ne m'insulte pas autrement qu'en utilisant ce terme stupide qu'utilisent tout ces nabots pour parler de mon peuple. Alterner entre la douleur et le réconfort était généralement un bon moyen de créer un sentiment de soumissions et de gratitude mêlée chez le sujet.

- Serait-il possible que ta mère soit cette pute qui s'est fait sautée par la moitié de mes hommes ?

La réponse était venue du tac au tac. Tout comme ce nouveau coup de poing pour mes entrailles. Le goût du sang dans ma bouche. Si je le poussais suffisamment, il me tuerait peut-être. Ce genre de bravades et insolences m'avaient valût plus d'une correction par le passé mais jamais je n'avais eût à passer par une semaine de tortures et de privations avant celles-ci. Ce qui expliquait plus ou moins ma rage présente. Mon manque de contrôle. Mais comme tout bon Narothyne, je réprimais habituellement beaucoup de mes sentiments au nom de la survie et des avancées professionnelles qui étaient deux éléments étroitement liés. J'étais peut-être juste un peu moins doué que certains pour cela, ce qui expliquait mes... Changements de carrières réguliers. Je disposais cependant d'un traits bien plus marqué que chez les autres elfes de Naroth. Ma morale très relative. J'étais capable de tout ou presque lorsqu'il était question d'argent. La seule chose que je pouvais refuser sans même y penser était de tuer la chair de ma chair. En dehors de cela, il suffisait d'y mettre le prix.

Finalement j'étais une grande-gueule, une belle-gueule. Cela me valait de l'amour et de la haine, pas nécessairement dans cet ordre là. Mais si je partageais bien un trait avec mes frères Narothynes, c'était ma rancune tenace. J'étais prêt à sacrifier beaucoup pour assouvir mon besoin de vengeance. Ma colère pouvait alors se cristalliser en une haine brûlante qui survivrait jusqu'à la mort de ma cible. Cela avait fait de moi un bourreau relativement efficace. Jusqu'à ce que je couche avec la fille du Dynaste pour qui je bossais et que celle-ci ne tente de me tuer. C'est l'un des inconvénients de se savoir charmant, on en est d'autant plus charmeur. Mais je n'étais pas sûr de pouvoir charmer autre chose qu'une vieille pute édentée avec l'état dans lequel il laisserait mon visage.


Pouvoir(s)/Magie(s) :

La lumière s'écarte pendant une demi seconde alors que tu approches ton visage dégoûtant. Je te vois ! Mes yeux s'écarquillent et ma main se redresse malgré les liens. Je t'entends suffoquer alors que je resserre la pression autour de ta gorge. Je t'élève de quelques centimètres au-dessus du sol en même temps qu'un mélange de sang, de merde, de sueur et de pisse, balais répugnant allant à la perfection avec ton physique ingrat. Mais déjà, mon œil gauche se rougit du sang des vaisseaux sanguin qui y éclatent. Tu bats des pieds comme un pendu au bout de ta corde et je sens comme une excitation monter en moi alors que la vie te quitte doucement. Mais je suis trop épuisé. Je ne peux pas tenir et mon emprise se relâche, laissant passer un peu d'air. Concentrant ce qu'il me restait de force je t'envoie voler contre la paroi de bois. A peine un craquement dans le bois et je reçois un coup de la part de l'un de tes sous-fifres pour ma peine. La lumière m'aveugle à nouveau mais ma vision se noircie et mon sang bats dans mes tempes douloureuses. Comme si j'avais des réserves à brûler dans ces conneries.

Je n'avais jamais été très bon avec la magie sur Naroth. Pourtant, au contraire de la plupart de mes compatriotes, l'explosion de l'île avait révélé quelque chose en moi plutôt que de le brûler. La télékinésie était un outil puissant. J'étais peut-être juste trop impulsif pour réellement la contrôler, même presque un an plus tard. A tel point que ses effets secondaires étaient encore trop présent à mon goût. Cette pression que mon esprit exerçait sur ce qui m'entourait, elle s'appliquait également sûr mon sang. Ainsi, lors de l'utilisation de la télékinésie, le rythme des battements de mon cœur s'accélère, mon corps réclame plus d'oxygène, des vaisseaux sanguin implosent, des blessures se rouvrent. Pas besoin d'être médecin pour comprendre qu'un effort trop brutal serait risquer de voir mon propre cœur imploser sous la pression.


Peur(s) :

La peur est un sentiment qu'il vous faut ignorer lorsque vous êtes torturer. Le moment où vous commencez à avoir peur est celui où vous commencez à parler. Ce n'est jamais bon. Pour l'instant je n'ai pas peur de cette pourriture mais je désespère qu'il change de proie. Il s'amuse bien trop avec moi et après ce coup d'éclat, il pense avoir déceler une fissure dans mes défenses. Aux frontières entre rêve et réalité, je l'entends engueuler ses sous-fifres qui doivent se pisser dessus de m'avoir laissé la plus petite occasion d'attenter à la vie de mon bourreau. Par chance, ces nabots ignoraient ce qui m'effrayait vraiment. Les Traz'Qaïks. Ces salopards capable de parler aux morts et de voir avenir et passé. Ces types me dégoûtaient et si cela n'avait pas été pour la protection que Thryl accordait à certains d'entre eux, je les aurais tous tuer. Mais finalement, cette peur en elle-même ne faisait que trahir ma peur d'un avenir incertains ou de découvrir que mon avenir était déjà tout tracé et que mes actes ne me conduisaient qu'à une fin inéluctable. Finalement, ce dont j'ai réellement peur, c'est le destin.

Points faibles :

Attaché sur cette chaise et amené au bord de l'inconscience par la torture, j'étais une proie facile. Mais si cela n'avait été pour cette lumière qui m'éblouissait à chaque interrogatoire, j'aurais probablement essayer de leur briser la nuque. Les lumières trop fortes m'éblouissent, comme pour la plupart des narothynes mais c'est d'autant plus grave dans mon cas que je suis incapable de faire usage de ma télékinésie sans voir ma cible. Je me reposais probablement trop sur mes yeux, négligeant mes autres sens pour pouvoir me passer de la vue.

Et bien plus que mes tortionnaires, les belles femmes pouvaient se montrer de redoutables adversaires pour moi. Si je ne me souciais guère du genre de mes amants et maîtresse, je n'avais de réel attrait que pour les femmes et les plus manipulatrices de cette espèce pouvaient jouer de moi aisément. Je l'avais réalisé à mes dépends plus d'une fois.


Histoire :

Une poigne solide s'empare de mes cheveux humide et tire mon visage en arrière tandis que la lanterne me suit fidèlement, les yeux clos, je ne sens que la chaleur de sa flamme.

- Donne moi une bonne raison de ne pas en finir avec toi maintenant.

Un bref mouvement marque la vague inquiétude de mon esprit. Je me sens trop détaché de mon propre corps pour réellement craindre qu'il mette fin à mes souffrances. Mais cette partie irrationnelle de moi que je hais tant, s'accroche à la vie et j'entrouvre les yeux. Il était temps pour moi de jouer mes dernières cartes. Baigné dans la lumière aveuglante je réponds :

- Parce que je sais tout ce qu'il y a à savoir sur les Cités elfes de la côte.

- Les ? Demande-t-il, clairement surpris. Je souris vaguement tandis qu'il relâche mes cheveux. J'ai son entière attention.

- Vous allez être lentement encerclé par des forces supérieures en nombre et qui étudient le terrain depuis des années. Vous êtes condamnés.

J'éclate de rire. Un rire forcé mais finalement, une hilarité sincère s'empare de moi car je sens la peur qui envahit la pièce. Cette odeur atypique qui mélange la sueur, la crasse et la pisse. Cet écroulement simulé de ma volonté à cacher les "plans" narothynes les laisse à penser que je dis la vérité, donnant à leur transpiration une odeur âcre qui se répand rapidement. Peut-être que si je suis amusé, c'est aussi la faute de ma lutte contre l'endorphine qui s'empare de mon cerveau, tentant d'occulter la souffrance.

Mon rire est interrompue par un nouveau coup dans la mâchoire qui m'envoie encore une fois au sol. Je ricane encore pendant une seconde mais un coup de pied dans les entrailles me fait taire. Un second coup, un troisième. Il est furieux. Effrayé. J'essaye de sourire mais j'ai trop mal. Je sombre dans l'inconscience alors que j'entends les sous-fifres qui essayent d'empêcher leur supérieur de tuer ce chien aux longues-oreilles qui semble en savoir plus que les autres. Il s'écoule de longues heures avant que certains de mes sens ne me reviennent. La tête douloureuse et les yeux à peine capable de s'ouvrir à force d'être chauffés par la lanterne, ce fût l'odorat qui me saisit en premier dans un haut-le-cœur. La pièce pue toujours. Ce miasme virulent de sang, de M*rde et de pisse qui pourrie le plancher. Même le pire des charognards ne vivrait pas dans un tel chaos olfactif. Je suis toujours attaché sur cette chaise qui à résister à plus d'une chute. Les liens qui m'enserrent ont déjà commencés à ronger ma peau là où je ne porte aucun vêtement pour la protéger. Non ce n'est pas ça. Après tant de temps passé avec mon bourreau habituel et les deux connards qui lui servaient d’assistants, je sentais facilement leur présence âcre dans l'atmosphère de la pièce. Mais là ça sentait comme quelque chose d'un peu plus familier. C'était musqué, une vague odeur de cuir, peut-être aussi un peu de boue. J'entrouvre difficilement les yeux. Un narothyne ? Je reçois une claque. La douleur qui me traverse vient alors plus des plaies que je porte déjà que de la claque en elle-même mais cela à pour avantage de tirer mon esprit des brumes de l'inconscience.


- Je n'ai pas beaucoup de temps, chuchote l'elfe. Ouvre la bouche.

Le choix ne m'ait pas laissé. Une poigne forte me force à ouvrir la bouche, incapable que j'étais d'offrir une véritable résistance. Je manque de m’étouffer avec le liquide qui m'est donné pourtant j'en apprécie chaque instant. Il nettoie le sang dans ma bouche, réhydrate mes tissus desséchés. Si le Dieu de Vengeance avait une incarnation terrestre ce serait cet étrange liquide si semblable à l'eau mais au goût vaguement terreux. Revigorant et rempli de rage pour les ennemis qui m'en ont privés.

- Si les hallucinations ne te tuent pas, ça te fera tenir jusqu'à ce qu'on arrive à te sortir de là. Le Seigneur Vengeur soit avec toi frère.

Je n'appréciait pas être drogué à mon insu. Mais si cela devait me permettre de survivre alors tout irait bien. Sinon et bien, j'étais déjà mort quoi qu'il arrive. La silhouette se tort et sa voix se déforme sur ses dernières paroles. Les drogues commençaient à faire véritablement effet. Je plonge dans un vortex de souvenirs auxquels j'assiste comme spectateur de ma propre vie.

- Tu as ses yeux me dit mon père avec une tendresse qu'il dédie au souvenir de ma mère. Mais tu as SES cheveux ! Éclate-il soudain.

Les vapeurs d'alcool de son haleine me font détourner le regard avant que la gifle ne tombe et avec le choc vient un nouveau souvenir. Ma joue est rouge du coup reçût. Mon professeur paraît gêné d'avoir assisté à la scène, mon père lui n'en à cure et dit d'un ton plus glacial que la mort :


- Vous pouvez répéter ?

- Est-ce bien uti... Un coup de poing sur le bureau interrompt le sorcier.

- RÉPÉTEZ !

- Vo-Votre fils ne fera jamais de magie, seigneur.

Un cri de rage et mon père envoie le bureau de bois voler à travers la pièce. Lorsque le meuble explose, un autre souvenir prend le relai. De la cendre, du charbon, de l'eau et un peu de graisse de kraeth. Mes cheveux blancs semblaient presque parfaitement noirs et il n'aurait rien d'étonnant qu'un soldat arbore des cheveux sales. Mais il fallait maintenant devenir un soldat. Sazermek serait la cité idéale pour cela. En route. Un pas dans une flaque de boue.

- Ys'Taned, on à pas de temps à perdre ! Me dit le soldat un peu plus loin.

J'observais le ciel emplit de nuage gris avec une certaine nostalgie. La neige ne tarderait pas à tomber. Je rabats ma capuche sur mes longues oreilles et me cheveux teints puis emboîte le pas à mon camarade. Un pas sur du verglas qui craque.


- Derestina aurait envoyé des hommes à l'extérieur de l'île.

- Mais... Comment ? Le Champ de force !

- Leur chienne de prêtresse à réussi à forcer une brèche le temps de faire sortir un navire. Il faut que nous parvenions à faire de même. Nous savons tous que le monde hors de Naroth est vaste mais nous ne parviendrons jamais à y prendre pied si les Derestiniens y bâtissent des cités avant nous !

L'assistance est silencieuse et lourde. Je souris dans mon coin. A cet instant, j'étais le garde du corps de cet homme. Un sorcier plutôt puissant qui dirigeait un petit conseil qui avait prit la tête de Sazermek. Il avait de l'ambition et du pouvoir. Une combinaison qui peut amener loin ou signer votre arrêt de mort tout aussi facilement. Mais il s'était affublé d'un titre débile. Qu'est-ce que c'était déjà ?

- Mais alors, que comptez-vous faire Sorcier Prima ?

Si j'avais pût rire, je l'aurais fait.

- C'est très simple... Il attend un instant, faisant mine de peser ses mots mais il attendait en réalité d'être certains que l'attention de ses auditeurs soit à son comble et il frappa alors sur la table du plat de la main.

Nous nous approchions. J'avais un mauvais pressentiment à propos de cette histoire. En fait ça faisait trois jours que je trouvais que ça puait. Je voyais des choses dont je n'étais pas certains de l'existence, des hommes tombaient malades, plusieurs avaient disparût, déserteurs ou morts mais le sorcier continuait à nous faire progresser dans des galeries jamais explorées par l'Elfe. Si cela n'avait pas été pour mes propres plans, je n'aurais pas suivit ce type. J'aurais prit mes jambes à mon cou et fuis. Mais de cette minuscule erreur qu'il ferait, de cette explosion, dépendait l'avenir d'une nation.

Un choc comme aucun. La chaleur semblait même consumer mon cerveau alors qu'elle n'avait de réalité que dans le passé ! A moins que la magie puisse toujours m'atteindre à travers le temps et mon subconscient ?! Mon corps s'arque, à peine retenu par les cordes qui grincent sous la pression de muscles à la force irraisonnée et insoupçonnée. J'ouvre soudainement les yeux, l'écume à la bouche et des plaies sanglantes aux poignets et aux chevilles. Des liens brisés à mes pieds. L'abus de drogue était mauvais pour la santé mais plutôt pratique pour le coup. Je passe de longues minutes à récupérer de mon séjour dans mes souvenirs. Encore une fois j'ignore combien de temps s'est écoulé. Mais je ne tarde pas à attendre une trompette sonner une alerte. Je tends l'oreille. Des bruits de bataille ? Tremblant de fatigue, je ramasse les cordages qui furent mes liens et vais me dissimuler dans l'angle de la porte. Il ne faut qu'une minute ou deux pour que ma porte ne s'ouvre à la volée. Une petite silhouette familière. Je bondis hors de mon abri et me jette sur mon tortionnaire. Les cordes passes sur son cou, mes muscles se tendent. Il griffe, se débat, frappe du pied, écume et jure mais il ne peut pas appeler à l'aide, ses cordes vocales lentement écrasées, l'oxygène se faisant trop rare. Le sang envahit lentement ses yeux à mesure que les vaisseaux éclatent. C'est fini.



Rêves et/ou buts : Je rêve de pouvoir défier mon destin, je regrette également de n'avoir connût de mon père que l'ivrogne et pas le militaire.

Autre(s) :

Comment avez-vous connu le forum ? : Un jour est venu le temps des fleurs, aujourd'hui vient le temps de la peur.

Avez-vous lu le règlement ? : [Validé par l'Origine]
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MessageSujet: Re: Ys'Taned Tièrnosdal   Dim 29 Avr - 11:47

Bonjour Ys'Taned, soit le bienvenu Smile.

Désolé pour ce petit retard au niveau de ta fiche, les impératifs professionnels du staff ont fait que ça n'à pas été possible de t'indiquer les corrections à faire de manière immédiate. Mais voici donc les avis de Changement et Tokiwa :


Le Changement a écrit:
Personnellement, je ne vois rien qui puisse être reprocher. Une personnalité intéressante en tout cas. Et puis le premier Narothyne se sentira moins seul ^^. Si ce n'est déjà fait, il devrait envoyé une description précise de son background à son futur MJ, c'est à dire toi, histoire de lui donner des infos et surtout de s'assurer qu'il soit dans bien calé dans l'histoire

Hashimoto Tokiwa a écrit:
Hm, je n'ai rien de particulier à dire, si ce n'est les quelques chipotages d'usage. Le personnage est équilibré, relativement original et assez bien fouillé. En revanche, certains détails me rendent perplexe.

Tout d'abord, comment sa "peur du destin" se concrétise t-elle ? Il a peur que ses actes soient prédestinés et suivent un chemin tout tracé, cela signifie t-il qu'il adoptera un comportement chaotique en toutes circonstance ? Ou autre chose ?

Ensuite, il y a sa télékinésie mal maîtrisée. Pour moi, la télékinésie, c'est le deuxième pouvoir le plus bourrin qu'on puisse adopter, juste derrière "mort de masse à distance". Et comme tous les super-pouvoirs, en Rp, soit on les utilise jamais, soit on les utilise dans des situations qui te retournent tout un scénario et déchaînent des grattages de tête chez tout le monde.
Le fait qu'il ne le maîtrise pas parfaitement me semble normal, la banale base pour ne pas faire un grosbill. Le fait qu'il ait besoin du contact des yeux me paraît évident également (manquerait plus qu'il n'ait pas besoin de regarder sa cible). Donc j'aurais bien aimé y trouver une faille personnelle. Un détail qui fait que sa télékinésie à lui est différente d'une autre. J'ai moult idées mais je laisse voir, je suis peut-être juste allergique aux gros pouvoirs Very Happy

Enfin, dernier pointillé, ce Narothyn a 124 ans et tout ce qu'on sait de son passé, c'est qu'il avait un père alcoolique, a été garde du corps et capitaine dans l'armée de Naroth. What else ? Sans entrer dans tous les détails, ça serait pas mal d'avoir un peu de son parcours, ses formations, ses métiers successifs (puisqu'il en change souvent).

Voilà x)

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MessageSujet: Re: Ys'Taned Tièrnosdal   Dim 29 Avr - 12:11

Pas de problème, vraiment. Je vais m'atteler à faire un maximum de ces corrections mais je vais répondre sur le point de la peur de mon personnage ici :

La peur du destin se traduit de différentes façons. Tout d'abords par une peur des prophètes et autres "Marcheur du Voile" comme on en à vu apparaître parmi les Narothynes. Ensuite c'est une peur qui influe sur sa manière de se comporter au quotidien un peu comme un homme paranoïaque. Pour prendre un exemple complètement trivial : "Et si boire cette bière était en fait mon destin ?" Idée qui le terroriserai, il se refuserai à boire cette bière. C'est un aspect extrêmement tendancieux du personnage car il conduit en fait à une sorte de faiblesse psychologique qui permet à celui qui en use correctement de le manipuler selon son bon vouloir. Cette peur, c'est aussi cette attitude mi-désinvolte, mi-cynique qu'à ce personnage. C'est cette manière qu'il à de se jeter dans la gueule du loup quand il n'à aucune raison de penser qu'il pourra s'en sortir ou de traiter avec legerté des problèmes qui paraitraîent écrasant pour d'autres.

Mais autrement mon personnage à un certain nombre de secrets, pour l'instant connût d'Origine seul, qui au fur et à mesure qu'ils se révèleront, permettront je l'espère, une meilleure compréhension de son background et de sa peur. Allez, je m'y mets Smile.
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MessageSujet: Re: Ys'Taned Tièrnosdal   Mar 8 Mai - 20:20

Très bien, après consultation du staff, tu es donc validé ! Puisses-tu créer ton propre destin dans un monde qui ne t'en offre qu'un.

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MessageSujet: Re: Ys'Taned Tièrnosdal   

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