L'Origine et le Changement

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 Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]

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Kalishmar Stalyr
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MessageSujet: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Mer 25 Jan - 18:42

Noir. Il est dans le noir, mais un noir brumeux. Cotonneux.
Il ne s'y soucie de rien parce qu'il sait -ne me demandez pas comment, il le sait, c'est tout- qu'il n'y peut rien changer. Tout fonctionne au ralentit. Ses pensées, son etre. Il.. qui est ce lui? Lui. Et ça lui suffit comme definition. Il peut dire Je parce qu'il se ressent comme un ensemble indistinct. Mais c'est tout. Il est bien puisqu'il n'a plus froid, ni chaud, ni..
Puis lentement ses sens lui reviennent... Le toucher d'abors. La fatigue de chacun de ses muscles douloureux. La sensation de quelque chose dans sa gorge. Mais l'esprit est encore trop engourdi pour vraiment s'en inquieter. Puis l'ouie. puis l'odorat -c'est là qu'il commence à se poser des questions- puis le gout... Là, il y a vraiment quelque chose qui cloche. Imaginez un subtil nectar de degeuliss d'essence de chaussette sale, melé au restes du repas du mois dernier, le avec un arriere gout rance de sueur. Une main délicate l'a peut être agrémenté de composants supplementaire que toute ame sencée éviterait de rechercher. Et cette myriade de sensations explose dans sa bouche, sa gorge...
Kalishmar se reveilla instantanement, toussant et tentant par tout les moyens de recracher ce qu'on lui avait fait ingurgiter.
Pour se retrouver nez à nez avec... Un monstre. Un monstre à la tignasse en brouissail de couleur indefinissable. Aux dents (celles qui restent avariées. Aux yeux blanchis par la caracte, qui pourraient presque s'agrementer avec son teint si celui ci ne donnait pas une atroce impression de maladie. Le Doc.
La premiere pensée qui passe par l'esprit du doppleganger c'est 'Ca y est. J'ai trouvé l'être le plus hideux de cette planete.' La seconde c'est un glapissement de surprise. Pas tres impressionnant, mais c'est sorti tout seul. Et Kalish dans un reflexe recule le plus possible, les plumes herissées, se rendant compte en meme temps de son environnement. Il était allongé sur une paillasse. Dans une cabine. Un fouilli. Un bordel. Une Antre! L'antre du monstre... Qu'il était encore sous son apparence ailée. Et qu'une femme était adossée plus loin dans la cabine.
Les meningues se remettent à fonctionner. Les souvenirs des dernieres heures refont surface... Estimation du temps qu'il a du s'écouler.
Okay... Il est mal. Il a encore tous ses doigts et toutes ses plumes mais.... Où est la sortie? J'faisait que passer, j'vous jure. Sauf qu'il est suffisement conscient de son état pour savoir... qu'il n'a aucune chance de s'en sortir tout seul. Genial, fabuleux, fantastique - sarcasme inside. Crétin va! se qualifie il. Et maintenant?!? On l'a reveillé mais... il prefererait ne pas se rendormir pour toujours.
L'oeuil du jeune homme faisait des va et vient entre les deux autres protagonistes, comme s'il ne savait pas tres bien à quelle sauce il allait etre mangé.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Mer 1 Fév - 20:21

Embrun se redresse en voyant la créature bouger. Une fois dépliée, allongée et éclairée par le feu, cette chose a l'air bigrement plus humaine. Moins inquiétante aussi... Et certains points précédents s'éclairent. Cette peau battue par les vents et le sel, il a bien pu l’acquérir en survolant la mer, mais comment expliquer le cale sur ses mains ? Il se trouve bien aux localisations frottés par les cordes. L'ange a beau ressembler à un messager du chaos, il a des mains de marin, et aucun homme de la mer ne pactiserait avec le diable à moins d'y être forcé. Non que les esprits des pirates soient vertueux, mais plutôt que les légendes aient la vie dure.

Vu son état, pour sûr, l'ange noir n'est pas apparu au milieu du ciel, il y est venu et probablement de la terre vu son état. Ou d'un autre navire ? Ce serait encore plus probable, à moins que a cote soit plus proche qu'elle ne l'avait pensé. Encore une question à lui poser parce que mine de rien, elle n'est pas très sûre de la localisation du Zéphyr. Ils n'ont pas encore passé la passe, mais à part ça... Le Doc' retourne à ses fioles qu'il vaut mieux ignorer et la pirate s'avance vers le naufragé. À quelques pas de la couche, elle se retourne vers le médecin en haussant les sourcils.


- Y peut causer ?

Doc' hausse les épaules sans répondre. Déjà qu'on le dérange pour pas grand chose pour la troisième fois de la journée... Enfin, vu le teint à la limite du verdâtre du patient, on peut vraiment se poser la question. Il a l'air plus mort que vif, ce qui n'est pas forcément un gros problème pour la jeune capitaine. Des passagers pareils, elle pourrait s'en passer ! Dans un équipage à peine formé, ce n'est pas une riche idée de pareils éléments. Bon, le Zéphyr est un navire pirate, mais tout de même ! Avec un grognement fatigué (ou excédé, difficile à dire), la jeune femme braque deux yeux violets étincelants vers le passager clandestin.

- T'es sur l'Zéphyr, Kalish Mar. J'suis Embrun, l'captaine de c'navire, et tu vas m'donner deux trois explications s'tu veux pas finir à la flotte.

La pirate a l'air très sérieuse, sans doute un peu trop pour son age un brin dérisoire pour un capitaine. Elle n'a d'ailleurs pas les vêtements d'un gradé, plutôt ceux d'un matelot sans un sous. De même, sa carrure est bien celle d'une femme. Elle n'a rien des colosses aux nerfs d'acier et à la voix grave et puissante qu'on trouve la plupart du temps à ce poste. Mais sa hargne naturelle peut sans grand mal expliqué qu'elle ai obtenu son grade. Bien que trop aigüe, sa voix est autoritaire et sans appel, celle d'une femme habituée à commander et à se battre pour qu'on la respecte. Avec cette touche elfique au fond des yeux qui n'a rien à faire sur un visage butté et hâlé par la mer...

- Alors, qu'est-ce tu fiche là, et t'es qui ? Pris dans c'te fichue tempête t'as dit, mais qu'est-ce tu fichait au d'ssus bon sang ? Tu t'es fait j'ter d'ton rafiot ? Explique toi, mat'lot, parc'que j'ai pas franch'ment b'soin d'une cible vivante à bord, j'ai d'jà dépassé l'quota.

Trois pas en avant, l'air toujours aussi décidée, Embrun se poste juste à coté du matelas. Les ailes, elles impressionnent les cinq premières minutes, mais l'habitude de vivre sans cesse dans un univers changeant et d'accepter toutes les nouveautés de ce monde reprend bien vite le dessus. Des anges, elle en avait déjà vu en plus. Enfin... Elle en avait déjà vu un disons, dans le ciel d'Athé pour être précise. Et ce n'était pas franchement un ami même si elle ne s'y est pas franchement opposée directement. Mais celui ci n'avait pas les ailes noires... Ce point continu de la gêner malgré tout. Il lui faut une explication, au moins pour en avoir une à donner aux matelots. Elle reprend la parole, tout aussi brusquement et sèchement.

- Et tes plumes noires, ça veut dire quoi ? Z'ont pas franchement bonne réputation... T'as fait quoi pour gagner c'te connerie ?
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Kalishmar Stalyr
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Mar 14 Fév - 18:22

La tension dans la piece est presque palpable. Lui, elle, et moi. Il les observe, tour à tour. Elle le regarde lui. Le troisième s'est détourné. Ca ne vaut pas la peine sans doute. L'ange se redresse lentement, comme s'il voulait éviter qu'un mouvement trop brusque ne provoque une catastrophe inattendue. Assis, il a déja l'impression de gérer un peu plus de choses. Malheureusement ce n'est qu'une impression. Il le sait bien.

Elle s'approche. L'invité' ne la quitte pas du regard. Il n'a toujours pas dit un mot mais une petite veine palpite sur sa tempe.. Mmmm, merci de parler de lui comme d'un morceau de viande. Ce n'est pas parce qu'il n'a pas ouvert la bouche depuis son reveil qu'il est sourd. Ou idiot.

Kalishmar serre donc les levres pour éviter à un 'suffit de lui poser la question' de sortir. Inutile d'aggraver sa position par des provocations superflues d'autant aue la question devait etre rhétorique plus qu'autre chose.

Que lui avait on fait avaler? Il avait beau savoir que les médicaments étaient par définition atrocement mauvais, l'ange n'était pas bien sur de l'effet de tout sur son organisme.

Deux yeux d'un beau violet sont braqués sur lui. Il réponds en la fixant de son unique pupille. Elle n'est pas la seule à pouvoir jouer au regard qui paralyse sous son intensité. Mouais, l'est pas au même niveau, il dois bien l'avouer. Sans compter que sa position actuelle n'est pas particulièrement dominante. 'ch*er... Embrun donc. Capitaine du Zephyr.

Le nom est beau au moins. Un Zephyr.. C'aurait pu être un Mistral ou une Tramontane que c'aurait été joli aussi mais ça n'aurait pas eut la même impression de légèreté. Les noms vont bien ensemble d'ailleurs, même s'il l'aurait plutôt appelée Sécheresse qu'Embrun. Elle a de l'autorité, il le reconnait. Capitaine? Ca l'étonne. Depuis quand une femme est elle capitaine? Non pour lui, franchement, homme, femme... c'est pareil, mais il connait les superstitions des marins.


L’humanoïde grimace, à l'entendre écorcher son nom. C'est pas Kal Ishmar ou Kalis Mar. C'est Kalishmar tout court... Déjà qu'il n'a pas vraiment d'apparence -enfin si, mais c'est particulier- si en plus on lui retire son nom... Mais vu que sa peau est en jeu là pour le moment il ne va pas tout de suite le faire remarquer...

Au moins ça donne la tendance. Les questions fusent. L'envie de répondre 'A ton avis, je faisait du tourisme!' est bien presente mais il va se retenir.
Kalish s'apretait donc à parler quand il est coupé pour une dernière question qui elle, le laisse estomaqué, c'est le cas de le dire. De vives protestations retentirent.

Hein? Mes ailes?
Ca veut rien dire cap'tain, j'suis né avec! C'est comme si vous me d'mandiez pourquoi j'ai les cheveux noir ou je ne sais quoi. C'est que d'la superstition!


Sérieusement, la prochaine fois il choisirait un piaf aux ailes blanches. Au moins il serait tranquille. Mais une peau trop pale lui vaudrait des coups de soleil. La vie est mal faite. Stupides croyance. Comme si le noir était forcement le Mal et le blanc le Bien. Que fatigue de devoir se coltiner ces préjugé qui fleurait bon le fin fond de la cambrousse profonde -ou le dernier hamac de la cale. Pauvres types. Ceci
dit, son "modèle" avait peut-être commit des fautes. Il ne lui avait pas demandé... Peut-être un fond de vérité sur cette croyance là... Mouais, sur ce point il était incapable de lui répondre. L'ange décida donc de se tenir à sa version.

Juré Cap'tain. Elles veulent rien dire ces ailes!


Qu'est ce qu'il faisait en l'air? Donc, on oublie l'option tourisme, on évite celle 'erreur de jugement des capacités de ce corps' qui ferait un blanc, une troisième le tente vraiment mais il résiste - expliquer qu'il y a eut une erreur d'aiguillage au cours de la migration annuelle vers le sud n'est pas recommandé pour sa survie. Que reste il?

Par contre j'suis bien incapable d'vous dire à quelle distance on est des cotes. J'sais absolument pas d'puis combien d'temps j'tenais en l'air. On perd la notion du temps quand on doit s'battre pour chaque mètres.

J'étais en route vers le prochain port quand j'ai été pris par une saleté d'vent d'terre ligué à c'te tempête. J'bossais sur la Nitouche mais l'cap'tain veut s'retirer donc j'avais d'mandé mes gages et comptait y trouver un nouvel équipage cap'taine.


Ni trop, ni pas assez.

J'cause pas de problèmes cap'tain. Ne vous inquiétez pas
.

Comment ça la dernière partie est toujours celle qu'on entends avant que tout se déglingue?
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Jeu 16 Fév - 8:42

De la superstition ? Moui... Au fond, possible... Elle allait finir par croire que toutes les légendes qui formaient son monde n'étaient que du vent. Non qu'elle fasse une confiance aveugle à cet inconnu tombé du ciel, mais plutôt qu'elle ait déjà vu tant de faits contredisant les légendes ces derniers temps. Il y avait souvent un fond de vérité, mais il était parfois bien lointain. Seulement... Dans le cas présent, où se trouvaient les fondements de la légende ? Peut être qu'il y avait plusieurs sortes d'ange et que le anges naissant avec les ailes blanches pouvaient en effet déchoir, se parant de noirceur, mais que ceux qui venaient au monde avec une cape de plumes noires gardaient tout simplement cette couleur ? Ou peut être encore que ce peuple avait commit quelques atrocités chez les humains, un truc du genre ? Du coup... Embrun laissa échapper un soupire qui s’apparentait plutôt au grognement et abandonna ces suppositions stériles. Elle avait vraiment mieux à faire que de se creuser la tête pour des histoires de légendes perverties.

La seule question qui valait la peine d'être posée était la suivante : Qu'est-ce qu'elle allait en faire de ce fichu piaf ? ! Elle avait du mal à se faire à l'idée qu'une créature pareille puisse ne pas causer de problème. Il avait apparemment déjà servit sur un navire, et il en cherchait un autre. Mais pourquoi fallait t-il que tous les fuyards et autres fous furieux tombent sur son pont ? Parce que les hommes saint d'esprit ne voulaient pas en approcher... Bon... Soutenant toujours le regard borgne de ce passager clandestin, la jeune femme relança la conversation d'un air toujours aussi peu amène. Il faut dire qu'elle n'avait pas vraiment de raison d'être de bonne humeur.


- Et bien t'as réussi à embarquer sans même me d'mander mon avis... On n's'arrêtera pas avant la passe, mais après on f'ra des escales donc tu pourras t'sauver. En attendant, j'doute que l'équipage t'vois d'un bon œil et j'ai pas l'intention d'm'y opposer si ils veulent t'flanquer par d'ssus bord. À toi d'te faire accepter, mais si j'ai bien pigé t'y es d'jà arrivé une fois donc ça devrait pas t'poser d'soucis !

La fille des mers détailla une fois de plus la créature. Elle ne le détestait pas ou rien de tel, simplement dans un équipage nouvellement formé, elle ne pouvait pas se permettre de le protéger sans risquer de perdre ses matelots. À lui de le comprendre. Et puis, elle n'avait aucune raison de se mouiller pour lui ! D'autre l'auraient sacrifié à Origine et un truc du genre, alors elle s'était plutôt montrée clémente et compréhensive pour une pirate. Il y avait aussi qu'elle ne cherchait pas franchement à attirer l'attention de l'éternel sur son navire, ni d'aucune autre entité d'ailleurs. Enfin, elle n'était plus à une bizarrerie près.

- Si tu t'rends utile et qu'tu veux rester à bord, on en r'parlera. Mais autant t'prévenir de suite, on va à Sorgen.

Sur ce, elle tenta de tourné les talons et... Fut projetée contre la paroi par une violente embardée du navire. La jeune capitaine se releva d'un bond et se précipita vers la porte. La gamine essayait de couler son Zéphyr ou quoi ? ! Le navire penchait dangereusement, mais le temps qu'elle parvienne à ouvrir cette fichue porte qui n'obéissait qu'à Doc', le navire commençait à se stabiliser.

- J'te conseille de sortir d'ici ! Lança t-elle avant de se ruer dans le couloir.
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Constance de Négativité
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MessageSujet: Temporaire topic   Dim 19 Fév - 16:47

Chez le toubib ? Oui quand on y réfléchit, c'est assez logique. Il y a eu une tempête, du fracas, des risques et des glissades. Embrun lui a fait l'effet d'être le genre de capitaine à faire corps avec son rafiot. Au point qu'elle coulerait avec lui s'il venait à se faire avaler par l'océan. Au point qu'elle grince sans doute des dents à chaque fois qu'une vergue cède, qu'une voile se déchire ou qu'un bout claque en emportant un morceau de gréement dans le maelström.
Constance n'est pas une fille stable, ses impressions, ses sensations, ses sentiments tournent sans cesse sous ses mèches brunes et finissent, comme elles, entortillées d'épis. L'hypnalisine pourrait vouloir décrire l'intégralité du monde à une gamine et l'instant d'après, décider qu'il est bien plus important de se préoccuper de la température du ragoût.

Et perdue dans ses pensées, la serpentine petite adepte du Changement ne parvient pas à aller au bout de ses idées. A quoi elle pensait déjà ? Il était question de tempête, de bric de broc, de chocs et du risque que prend une capitaine à rester sur le pont quand tout secoue.

Bon sang mais oui ! Embrun a dû se faire amocher pendant l'épisode ! Constance se prend soudainement d'une crainte déraisonnable. Chez le doc. Chez le doc où tu es permis. Chez le doc où le couperet parle avant le diagnostic. Chez le doc, ce chéri, où rien n'est garanti !

- Saignement de salamandre salicornique ! Elle ne va pas déjà mourir !?

Constance ne pense plus à "l'ange noir", encore une étrangeté qu'il lui faudra classer plus tard. Elle est toute alertée par l'idée qu'Embrun pourrait être en ce moment sur la table d'opération, en train de se faire charcuter.
Elle tourne les talons et part en courant, bille en tête. Les escaliers glissent sous ses talons nus, elle serre les dents.

- NAAAAAOON ! Le Changement ne la réclame pas encore !

Et à ne pas regarder où elle va, risque d'arriver une collision impromptue, si par exemple quelqu'un (ou quelqu'une) décidait de sortir de l'infirmerie à ce moment là…
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Kalishmar Stalyr
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Jeu 23 Fév - 23:40

Elle tirait toujours la tronche, l'air pas franchement convaincue. Dommage, lui il s'était trouvé presque crédible pour le coup.

Vla que Miss Sourire soupire, ce qui lui inspire plus l'idée du grognement d'un pitbull que d'autre chose mais il évitera de le faire remarquer. Question de tenir à sa peau. Et lui, il y tient beaucoup.

Bah... heu.. m'ci Cap'tain. Enfin, sans vouloir vous vexer pour se débarrasser d'moi, à priori me passer par d'ssus bord ne risque pas d'être très efficace.

A moins de lui flanquer un poids aux pieds évidemment.. Il avait omit de préciser à la donzelle que ce n'était pas exactement sous cette forme qu'il avait travaillé. Mais ce n'était qu'un détail, pas vrai? Sans compter que ça ferait tache de le révéler comme ça.

Quelques précisions sont ajoutées. Une surtout atteint son oreille.

Sorgen?!? Coooool!

C'est sorti tout seul. Mais comment ne pas réagir lorsqu'on vous parle d'une terre mythique et inexplorée. Pas moyen de rester inerte.

Elle tourna les talons, le navire fit une embardée et.. elle manqua de peu de se retrouver les quatre fers en l'air.

L'ange, lui, manqua juste de se casser la figure sur le lit.

Je suis tombé chez les fous... c'est clair.. se dit il a peu pres au moment de la collusion entre les représentantes du capital féminin de ce bateau. Quoi que féminin...

Kalish ne peut que se lever à moitié pour améliorer son point de vue de la scène... Non, décidemment un élément lui échappe.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Lun 27 Fév - 14:37

Décidément, Embrun avait beau s'en défendre, ses relations avec Constance étaient très fusionnelles. Un peu trop même sur le coup ! Elle percuta la changeante de plein fouet au milieu du couloir alors qu'elle se ruait vers le pont. Après une roulade entre les hamacs et les pieds de marins qui tentaient tant bien que mal d'en sortir, la pirate se remit debout, tout de même un peu sonnée par sa chute. Qu'est-ce qu'elle fichait à courir dans les dortoirs ? ! Enfin, elle y courait aussi et à peu près à la même vitesse, mais lors d'un chaos pareil, on était sensé se rendre sur le pont, pas s'enfuir se cacher au fond des cabines ! Sauf si... Non, c'était la faute de cette fichue marin d'eau douce et point ! De toute manière, vu que la fille des mers était capitaine, elle n'allait tout de même pas se donner le tort ! Se frottant la tête, elle tourna vers Constance un regard furieux et criant de mauvaise foi.

- Qu'est-ce tu fiches là ? ! R'commence à m'gêner et j'te fais récurer l'pont !

Elle fit un pas un peu incertain vers la sortie des dortoirs et s'arrêta. Le navire avait repris sa stabilité, donc il n'y avait pas d'urgence absolut et surtout, avec la bosse qu'elle avait sur le crâne... Elle ne tenait pas vraiment à se retrouver les quatre fers en l'air après une glissade incontrôlée sur le pont. Bigre, avec les douces odeurs de l'infirmerie en plus, la tête commençait vraiment à lui tourner. Ce n'était pas le moment de se ridiculiser... Enfin, de se ridiculiser encore plus, quoi, parce que les rires des matelots commençaient déjà à se faire entendre, bien qu'étouffer.

La capitaine remit rapidement ses vêtements en place et nettoya le dortoir d'un regard furibond pour faire taire les bavards. Ils causeraient dans son dos, mais au moins, maintenant, ils allaient se taire ! Du moins l'espérait t-elle. Bon, cette fichue bougresse elle devait bien savoir ce qui avait manqué de faire chavirer le navire ? Qu'elle se rende utile pour une fois parce que pour le moment, le seul boulot nautique qu'elle l'avait vu exécuter s'était terminé à l'infirmerie. Elle commençait à se dire qu'elle n'aurait pas du boire autant, la veille.


- Qu'est-ce qui s'passe là haut, bon sang ? L'navigateur, il est sur l'pont ? ! Je peux pas m'absenter deux minutes sans qu'ça cause de soucis avec cette bande de perse cale ? ! Fait ton rapport, mat'lot, et traine pas !

Non, elle n'était pas d'humeur la pirate, vraiment pas même. Les ennuis s'enchaînaient à une vitesse assez incroyable en ce moment. Et la môme, qu'est-ce qui lui était passé par la tête là haut ? Il allait falloir qu'elle ait une conversation sérieuse avec cette gamine. Enfin... Si le navigateur ne l'avait pas déjà fichue par dessus bord. Et le tout devant un inconnu qui plus est. La réputation du Zéphyr n'était pas prête de remonter avec une pareille équipe de bras cassés. Décidément, cet équipage manquait vraiment de vrais loup de mer. Et le pigeon de l'infirmerie qui s'extasiait déjà d'aller à Sorgen... Elle devait avoir un aimant à déséquilibrés sur ce navire, ce n'était pas possible autrement ! Oh, potentiellement, elle avait un très bon équipage, mais encore fallait t-il qu'ils apprennent à travailler ensemble. Il y avait un peu trop de fortes têtes à bord pour qu'elle arrive à tout gérer.
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Dim 4 Mar - 16:46

Comme dit le proverbe, quelque fois, c'est le bar qui te cogne. Ou un loup, c'est selon. Et dans le cas d'Embrun, on pourrait même parler de loup de mer. Tout ceci est très trivial mais ça n'excuse pas la grosse bosse qui s'apprête à dresser sa colline sur le front de l'hypnalisine.

- Daï ! Ga-bayaga.

Elle se frotte avec frénésie tentant d'aseptiser un œuf de poule tout bleu entre ses sourcils. Il y a des Changements un peu trop brutaux, même pour une membre de l'Ordre.
Constance est encore recroquevillée, avachie sur ses genoux, les deux mains sur le visage lorsqu'elle encaisse de plein fouet les invectives d'une capitaine en rogne et pas forcément caressée dans le bon sens du poil avec ce genre de percutions. La fille aux mèches brunes commence par tirer la trogne, des étoiles dans les yeux et la sensation d'avoir un orbite décalé de quelques centimètres sous le crâne.
Elle non plus elle n'est pas contente. Foutu rafiot détrempé de froid où on ne voit que dalle ! Mais c'est pas vrai ! Constance grogne en se relevant, un truc que même un ivrogne pourrait juger vulgairement inaudible. En serrant les dents comme ça, elle pourrait même carrément avoir l'air féroce si elle n'était pas autant visiblement dénuée de menace ! Un mince filet de sang froid lui coule le long de l'arête du nez. Pas très robuste la grignette. Il en faut décidément pas beaucoup pour lui ouvrir la couenne.

- AH ! Cap'taine, je te cherchais. Mais j'aurais préféré tomber sur une partie plus moelleuse de ton anatomie. BORDEL ! C'est pourtant pas ça qui manque chez une humaine NON ?!

On pourrait dire de Constance qu'elle est à l'image de l'eau. Capricieuse au moindre changement atmosphérique et toujours après répercuter les impacts selon un schéma d'ondes qui s'élargissent tout en diminuant d'intensité. En gros, elle gueule mais ça la calme. Enfin, pour l'heure, l'hypnalisine est dans une phase massacrante. Sa "grossesse" commence tout juste à la travailler et il n'est pas dit que cette bosse sanguinolente laisse place à une vilaine cicatrice qui lui enlèvera une partie de son potentiel de séduction. Seul point positif à l'horizon : ça lui permettra peut-être aussi de retourner voir le doc. Aspect que certains jugeraient sans doute comme étant le plus emmerdant de l'affaire.

- Tu veux savoir ce qu'il s'est passé sur le pont ? Il se passe que le beau gosse a été appelé à la barre parce qu'on donnait de la gîte méchamment par la proue ! Voilà ce qu'il se passait !

Constance écluse petit à petit ce qu'elle a d'énergie à revendre, puis elle se passe un bras derrière la nuque et s'étire pour chasser les dernières lucioles.

- Sale coup. Pour sûr que t'as le crâne dur Cap'taine. Rappelle moi de pas jouer avec toi au concours de casse-trogne. (Elle sourit étrangement, c'est-à-dire en fronçant les sourcils et en happant d'un coup de langue rapide, une goutte de sang qui lui arrive sur les lèvres). Mais je reconnais que c'est ce qui fait la différence entre une pâte molle et une vraie chef.

L'hypnalisine n'est pas si stupide qu'il n'y paraît. Elle a bien conscience du public railleur et très masculin qui entoure les deux filles et ne demande qu'à se rassasier d'une anecdote pour causer des femmes fragiles. Alors autant pour redorer le blason d'Embrun que par solidarité féminine…

- Y'aurait de quoi assommer un Vyvern en rüt. En tu peux me croire, j'en ai vu en action dans les ponderies du Changement. Pas beaucoup de spectateurs peuvent se vanter d'en revenir avec leurs deux yeux.

Et ça, c'est pour filer des frissons aux marins. On ne badine pas avec le Changement et ses représentants. Quand Constance est de mauvaise humeur, elle est capable de ce genre de mesquineries.

- Mais y'a autre chose Cap'taine. Le problème de fond c'est que notre progression est entravée ! Il y a une force qui s'oppose à ce que nous découvrions Sorgen. Une force qui l'a mis en place, là. Et qui ne souhaite pas qu'on y touche. Une force qui refuse l'évolution !

A ce stade, inutile de préciser de quoi il s'agit mais l'hypnalisine enfonce le clou. Elle est en rogne.

- Le dieu maléfique veut garder Sorgen à l'état originel !

Il ne manquerait qu'un coup d'éclair pour saluer le contraste. Constraste oui. Le contraste est père du Changement. Car tout aussi subitement, Constance retrouve sa douceur joueuse et enjôleuse pour conclure d'un sourire taquin :

- Par chance, on a une spécialiste à bord.

Il faut toujours se rendre indispensable quand on ne veut pas encore racler les planches du pont avec un bout de savon plus dur que la tête d'une capitaine qui pourrait bien vouloir se passer les nerfs sur du menu fretin à portée.
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Kalishmar Stalyr
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Mar 13 Mar - 22:59

Le jeune homme ouvrit les ailes par reflexe, le temps de se stabiliser véritablement - il avait beau avoir l'habitude du roulis, ce n'était pas dans ce corps la dernière fois- avant de les refermer. Inutile de créer des perturbation supplémentaires. Et puis en fait, c'était juste une question de réadaptation de son propre rythmes. Ca revenait naturellement.

Aussi, de la porte de l'infirmerie Kalishmar avait un point de vu imprenable sur le couloir et la succession de hamacs. Il apercevait plusieurs marins et, en train de se relever, la capitaine. et... Une.. autre?

Charmante! A part une belle bosse qui risque de se former bien sur.

L'incident donne en tout cas au nouveau matelot l'occasion rêvée de voir la Captain en action. C'est une vrai de vrai ou bien une potiche. Certains laissent échapper des rires. Et tentent de les étouffer presque aussitôt mais il faut avouer que la scène mérite le détour. Celle qui est à ses genoux râle -comment ça, 'chez une humaine'? Elle n'est pas humaine elle? L'attention du doppleganger est immédiate. Deux bras, deux jambes, une tête -avec une bosse, elle a pourtant l'air standard.

Le beau gosse? Curieuse façon de parler de celui qui a du prendre la barre. Le navigateur donc? Il vient soudainement à l'esprit de Kalish de vérifier la position du doc. Et par mesure de précaution de s'éloigner de cette infirmerie. Il ignore quel était le mélange infect qu'on lui a fait ingurgité et qui l'a réveillé aussi radicalement mais les lieux ne sont pas des plus sain pour sa tranquillité spirituelle.

Le brun ne peut s'empêcher de lever les yeux vers le plafond à défaut de ciel en entendant la flopée de flatterie. Faut pas exagérer. C'est quand même physiquement plus fragile en général une femme que son homologue masculin. C'est physique, elles y peuvent rien et il est bien placé pour le savoir.

'Fosses du changement'? Hein? Il a bien entendu? Alors l'ange ne peut s'empêcher de dévisager à nouveau Constance. N'empêche qu'elle cause, elle cause, mais pas directement pour répondre. Question autorité....

Comment ça progression entravée? Il n'en faudrait pas beaucoup pour que des marins superstitieux décident de faire le lien avec sa propre personne. Ah non, c'était pas le moment de sortir çaaaa. Si on le regarde il montrera ses deux paumes, en un signe 'je n'y suis pour rien moi!'. En attendant, il essaye de saisir ce qui se passe sur ce navire.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Lun 19 Mar - 17:24

Embrun sert les dents. Non seulement cette pieuvre dévergondée met son crâne sur son chemin, mais en plus elle joue avec les craintes des marins ! Pour un peu, elle la flanquerait à la mer la grognasse, mais ce n'est jamais très futé d'envoyer ses commanditaires par le fond, après il devient beaucoup plus compliqué de vendre la marchandise... Et l'apprentie sorcière n'a pas franchement envie de nouer d'autres amitiés dans l'ordre du changement. Ce n'est pas qu'elle est chassée à vue par ses membres, mais tout de même un peu. Les arcanes et les religions ne font pas bon ménage. Mais cette fichue tire au flanc trop bavarde, va falloir qu'elle se calme et vite fait sinon tant pis pour Sorgen !

Sans la moindre douceur ni compassion, la pirate soulève l'importune et la traîne vers l'infirmerie sans trop lui laisser le choix, bousculant la créature ailée au passage. Une fois un peu à l'écart des hamacs, elle baisse le voix, prenant un ton vraiment menaçant... Ou plutôt un ton parfaitement sincère puisque par définition, les menaces ne se réalisent pas forcément alors que dans le cas présent, il n'y avait aucun doute. Le Doc' n'est pas bien loin et de toute évidence, il tend l'oreille. Et puis ? Ce n'est pas vraiment lui qui risque d'être effrayé par quelques délires religieux, et la fougueuse capitaine n'est pas assez sereine pour s'occuper d'aussi légers détails.


- Écoute moi bien, langue de vipère... Ta fichue r'ligion n'te donne pas tous les droits et au prochain discours d'la sorte, j't'apprends à nager avec des pierres aux ch'villes ! J'aime pas bien qu'on effraie mon équipage, pas du tout même. J'ai bien assez d'mal à les r'cruter alors tiens ta langue si tu veux aller jusqu'au bout d'ce voyage ! Au cas où t'l'aurais pas r'marquer, on a d'jà pas assez d'monde pour manœuvrer l'Zéphyr alors si il y en a un qui débarque à cause de tes conneries, j'me débarrasse aussi d'toi et pas forcément à un port ! C'est clair ?

Allié à un beau regard noir si parfaitement furieux... La capitaine ne plaisante pas. Elle ne s'est jamais montrée opposée aux religions et se fiche bien que Constance fulmine contre l'Origine, ce n'est pas elle qui protégera ce fichu dieu qui a faillit couler son navire. Mais pas question que cette fanatique fasse fuir ses marins. Travailler pour le Changement est une chose, y croire en est une autre. Oh, Embrun ne doute pas de l’existence de cette divinité, mais elle n'adore pas ses principes, pas plus qu'elle ne protège ceux de son concurrent. Alors que l’excentrique aille faire son cinéma ailleurs ! La seule entité apte à protéger le Zéphyr est la sirène, personne d'autre ! Les Dieux n'ont que faire d'une petite embarcation perdue au milieux des mers. Toujours d'aussi bonne humeur, la pirate traîne à nouveau son matelot trop éloquent vers le dortoir. Pas la peine de lui laisser le temps de répondre puisqu’elle n'a pas posé de question. Ce n'est pas une conversation où chacun a son mot à dire, mais bien un ordre absolut qui n'acceptera aucune concession.

Avant que la pirate n'ai le temps de faire quoi que ce soit, Pap' entre dans le dortoir en entraînant derrière lui un gnome frigorifié. Il était tout naturel que ce soit le bosco qui se charge du naufrager et... Il n'avait plus grand chose à faire sur le pont puisque Samy a repris les commandes. Ses connaissances en navigation sont suffisantes pour ne pas foncer tête baissée vers le danger, mais pas assez solide pour rétablir le cap ou commander un équipage. Ce n'est pas son rôle... Il entraîne donc ce petit bonhomme à peine plus grand que son fils devant la capitaine, posant paternellement une main rassurante sur l'épaules de son protégé qu'il a même pris le temps de parer de vêtements secs. N'est-ce pas le plus sympathique des pirate ? Il n'est pas difficile de comprendre comment il a pu accéder si vite au poste de bosco... Le discret voleur aime investir sur l'avenir et des amitiés ne sont jamais négatives quand on sait les utiliser convenablement.


- Capitaine, nous avons trouvé cet homme sur une chaloupe il y a quelques instants. Sa présence a d'ailleurs donné lieu à la manœuvre un peu brutale... Mais Samy a repris la situation en main et il n'y a plus aucun danger. J'ai pris la liberté de lui fournir des vêtements secs afin qu'il ne gèle pas sur place avant que vous puissiez l'interroger.

La main chaleureuse du marin se serre brièvement sur l'épaule du gnome, comme pour l'encourager, puis il le pousse légèrement vers la donzelle débraillée et furibonde qu'il a désigné comme capitaine. Pour sûr, elle ne semble pas franchement heureuse de le voir, elle a d'autres chats à fouetter et pas forcément au sens figuré pour peu qu'on remplace le terme « chat » par matelots. Il faudra qu'elle s'entretienne avec la navigateur pour savoir ce qui est arrivé exactement. La manœuvre brutale ? Si peu... On ne coule pas un bâtiment pour un naufrager ! Et que peut bien faire un gamin au milieu de la mer ? Lâchant Constance, la pirate approche du prétendu gamin et s’aperçoit bien vite qu'il n'a pas grand chose d'enfantin si ce n'est les proportions de son corps. Elle a bien entendu parler de gnomes et de hobbits, ces créatures ne sont pas si rares, mais de là à savoir si il fait bien partie d'un de ces deux peuples... Sans doute puis ce n'est pas très important. Entre la changeante trop bavarde et le messager du diable, elle a déjà bien à faire et une certaine lassitude commence à s'emparer d'elle. À croire que le monde entier s'évertue à lui mettre des bâtons dans les roues ! Après un soupire et quelques jurons haut en couleur, elle se tourne vers la fanatique trop causante.

- Constance, tu r'montes me briquer l'pont, ça t'donn'ra l'temps d'réfléchir avant d'tirer des jug'ments hâtifs et stupides de toutes les situations. Dit au navigateur d'reprendre le cap, j'mont'rai lui parler dès qu'j'en ai finit avec ces deux marins d'eau douce.

Le prochain message est pour un ronfleur émérite, tranquillement endormit dans son hamac et que les derniers roulis en date n'ont pas eu l'air de perturber outre mesure.

- HERGOR ! Monte sur l'pont r'mettre de l'ordre dans c'chaos !

Le nain se lève en grommelant, barbe hirsute, puant le rhum à cent mètres, mais marchant presque aussi droit que si il était sobre. D'un pas lourd, il prend la direction du pont avec toute la mauvaise humeur bourrue d'un ours réveillé en pleine période d'hibernation. Enfin, la pirate se tourne vers l'ange maléfique en le fixant d'un regard dur. Ce n'est pas franchement la meilleure manière d'embarquer un marin potentiel, bien qu'elle ait des doutes quant aux capacités d'adaptation de celui ci à la vie de bord, mais pas questions de le laisser dans son coin tant qu'elle ne s'est pas assuré qu'il n'a pas de mauvaises intentions envers le Zéphyr ou son équipage. Et de toute manière...

- Kalish, rapplique ! On va mettre les règles de bord à plat et j'ai pas envie d'me répéter. Et toi aussi, naufrager ! Ton nom ? Et explique moi donc ce que tu fiches là d'suite tant qu'à faire !

Sans lui laisser le temps de répondre, Embrun prend la direction de la cale. Il n'a qu'à causer en marchant. Elle jette un regard furieux derrière elle avant de passer la porte pour vérifier si les deux énergumènes la suivent... Mais ils ont plutôt intérêt vu son état d'esprit actuel, et à moins d'être aveugle ils n'auront pas trop de mal à le deviner. La porte s'ouvre sans bruit sur une pièce sombre pleine de caisses solidement fixées aux parois. Une bonne odeur de nourriture provient du fond de la cale, mais ce n'est pas de ce coté que la capitaine mène sa troupe. Elle les entraîne jusqu'à une porte à demi cachée par les marchandises et s'arrête devant pour se retourner vers les deux nouveaux en attendant la fin de l'histoire du gnome.
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   Mer 21 Mar - 6:38

D'abord un peu sonnée par le choc, puis beaucoup en rogne, passionnément emportée par son élan grandiloquent, Constance se retrouve finalement douchée à la folie par sa cap'taine pas du tout amusée.
Tractée, secouée, l'hypnalisine se prend une tempête de mots, un assaut de postillons salins. Aïe, "Langue de vipère", le bât blesse. Mais il y a pire, oh bien sûr qu'il y a pire : la promesse rugueuse de se péter un ou deux ongles en briquant les planches du pont.

- Ah NAN ! Pas le seau et le savon ! Nan ! Attends, Cap'taine, je suis désolée, je … Cap'taiiiine !

Peine perdue bien sûr, Embrun est déjà en train de s'éloigner pour traiter une autre affaire. Constance se retrouve toute seule, contrite, les yeux mi-clos, la mine basse et la langue agitée de très légers frémissements au bord des lèvres dans ce que les reptiles ont de plus silencieux comme soupir.
Seule ? Non pas vraiment bien sûr, puisque la petite bande rigolarde qui a assisté à la rencontre un peu explosive entre les deux jeunes filles se frotte déjà les mains sur cette issue savoureuse. Elle a voulu leur faire peur hein ? Et bien voilà justement qu'une paluche bien calleuse s'écrase sur l'épaule de Constance. Elle tente de la déloger sans vraiment de conviction. La brune au sang froid fixe toujours l'endroit où Embrun a disparu de son champ de vision, comme une veuve pourrait fixer l'horizon, cheveux dans les yeux. Mais la main se fait plus insistante, douloureuse au point de briser sa torpeur hébétée. Constance grimace et siffle entre ses dents un truc hyper-méchant et hyper-menaçant, digne de l'Ordre du Changement dont elle fait partie !

- Lâche moi… (mou, sans force, atone, froid).
- T'as entendu la capitaine. Au boulot greluchonne ! (l'inverse : fort, braillard, brûlant et bourré de mauvaises intentions malignes).

Et vlan, on la pousse manu militari sur le pont avec les détestables ustensiles. L'anse du seau grince légèrement au bout de son bras, un courant d'air lui fouette le visage. Faut croire que ça lui colle à la peau. A chaque fois ! A chaque fois qu'elle se retrouve en mer, faut qu'on la plante au récurage des planches. Est-ce qu'on peut trouver plus pitoyable ? Oui sans doute, dans le fait que Constance n'arrive jamais à faire ça correctement en plus et se retrouve généralement, assez vite trempée des pieds à la tête d'une eau rougie par la pierre pilée.

[direction le pont]
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MessageSujet: Re: Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]   

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Le piaf, le doc et la barbe Noir enjuponnée [Dans l'infirmerie]
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