L'Origine et le Changement

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 Dortoirs et Cabines du Zéphyr

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Samy Kazae
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Ven 9 Déc - 22:24

Tu es là… Tu scrute la mer… Tu me guide… Et je ne fais que me fier a toi. Utiliser le peu de force qu’il me reste pour aider… Encore… Toujours… Bientôt le pire sera passé…

Je pourrais dormir. Enfin… Mais pas tout de suite. Pas encore… La capt’ain a pas l’air non plus très vaillante… Et ça m’aide a tenir… Si je peux aider encore un peu… Et puis même avec le froid qui engourdit chacun de mes membres… Avec les embruns qui m’alourdissent… La situation n’est pas foncièrement déplaisante… A plusieurs reprises (sans même vraiment le vouloir) je me laisse aller contre elle… profitant de sa chaleur.

Lorsque (enfin) elle se décide a rentrer… Je ne me fais pas prier pour la suivre… Titubant… Emporté a moitié par le roulis je me cogne une ou deux fois… Mais… Mais… Nous finissons par arriver dans le navire… A l’abris des vagues… Saufs. Tous les deux.

Les mains engourdies par le froid je commence a essayer de détacher nos survies alors qu’elle se dirige (probablement : je n’ai pas encore l’habitude et vu mon état de fatigue) vers sa chambre… Bon dieux… Que c’est compliqué… y’a combien de nœuds là dedans ? Serrés comme ils sont… Les fibres imprégnées d’eau de mer… Impossible de les défaire.

La pression retombe et avec le peu d’énergie qui me permettait encore d’aller de l’avant… Je porte la main a ma ceinture pour y prendre mon poignard… Trancher le survies réglera le problème… Mais avant que j’ai posé ma main sur le pommeau un bâillement irrépressible me détourne de mon objectif. Et baille.

La fatigue s’est subitement fait accablante… Oublié le poignard. Oublié les survies. Je veux juste dormir.

***

Perchée sur mon épaule un sourire énigmatique flotte sur ton visage… Alternativement tu nous regarde… Tu nous analyse… tu nous manipule… Tu veux nous voir aller nous coucher au plus vite. Sans que nous nous encombrions de détails sans importance.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Sam 10 Déc - 6:55

Dès que ses pieds ont heurté le sol de bois de la cale, Embrun se dirige vers le dortoir, entrainant toujours avec elle cette nouvelle recrut fourbue. Dans la grande pièce remplit de hamacs, deux marins dorment tranquillement malgré la tempête et quelques mousses lui jettent des regards anxieux. Pour certains, ils en sont à leur première sortie en mer alors la situation n'est pas pour les rassurer. Les visage inquiets se tendent à chaque roulis... La jeune capitaine les jauge rapidement pou déterminer lesquels seront assez effrontés pour apprendre rapidement le métier. Deux sont déjà sur le pont... Ah non, plus qu'un puisque Edelween a été envoyé à l'infirmerie. D'ailleurs il faudra s'en occuper, mais plus tard... Celui qui est encore en haut semble se débrouiller tout à fait correctement en revanche. Les autres ? Loch semble effrayé, mais du haut de ses sept ans, ce n'est pas vraiment surprenant. Deux autres petits jeunes se sont endormis ensembles dans un hamac. Des frères, ou au moins des frères de rue car ils ne se ressemblent pas tant. Il faudra les mettre dans le même quart si ils sont à ce point rassurés d'être ensemble. inutile de séparer une équipe qui marche bien. Le dernier, celui qui a pris le nom de son rang, la fixe avec insistance. Étrange, elle ne l'a jamais vu inquiet encore celui là...

- Cap'taine, la fille là, elle est pas blessée hein... Je crois qu'elle a rien...

Le regard vers l'infirmerie est plutôt clair. Qu'est-ce qu'elle fiche là dedans par contre ? Jamais Mousse n'y amènerait qui que ce soit sans un ordre ou une très bonne raison. Il est violent et impétueux, mais absolument pas sadique, et Doc', il le connait. Ah oui, le détail qui fâche...N'était-ce pas Samy qui lui avait refourgué la petite ? Il ne connait pas encore leur célèbre chirurgien lui.

- Va la chercher et fiche la moi dans la chambre des femmes. Tien, accroche y deux aut' hamacs d'ailleurs, n'a du monde à y mettre.

Le gamin a déjà tourné le dos vers la salle de torture du diabolique bourreau. Il a l'air d'y tenir plus qu'il ne semble à cette fille, s'est est presque émouvant. En même temps, elle est jolie et ce pauvre petit gars n'a pas du en voir beaucoup des filles qui ne lui rient pas au nez. Quand la porte s'entrouvre, Embrun hésite à jeter un coup d’œil, mais son énergie retombe tout à coup, la laissant sans force. Pas grave pour l'infirmerie... Doc' ne leur fera pas trop de mal... Elle n'est même plus en état d'affronter le monstre qui l'a tiré bien des années plus tôt du ventre de sa mère. Non... Ne pas dormir encore... Il restait quelque chose à faire... Papillonnant des paupières pour chasser tant bien que mal la fatigue, Embrun jette un regard aux alentours. Oui, les marins endormis à envoyer sur le pont.

- Prenez la relève tous les deux... Y a b'soin d'vous sur l'pont. Bougez vous !

Le point d'exclamation a du mal à passer la frontière de ses lèvres fatiguées, mais les marins ne dorment jamais d'un sommeil de plomb en pleine tempête. Les deux loups de mer se lèvent en grognant. Il connaissent les tempêtes, ils savent à quoi s'en tenir. Deux petites têtes enfantines sortent aussi d'un hamac, cherchant à voir à qui le capitaine s'adressait. Envoyer les mousses relever les plus fourbus ? Non, inutile, perdre un matelot lui a suffit. Il monteront quand le temps sera plus clément. Elle secoue vaguement la tête de droite à gauche dans leur direction et il retourne se blottir au fond de leur nid, probablement très rassurés par cette réponse. Tout est réglé ? Oui, sans doute... Elle a trop sommeil pour chercher à tout prix des détails à régler. D'un pas chaloupé, elle se dirige vers sa cabine.

À peine à l'intérieur, la jeune femme s’effondre dans son hamac. Le sol de la pièce est jonché d'un fatras d'objets plus ou moins utiles qu'elle a piétinée sans même y prêter attention. Ce n'est qu'en se laissant tomber dans le lit de tissus qu'elle perçoit enfin son oubli... Le navigateur est toujours attaché à sa survie. Avec un grognement, elle défait le baudrier non sans difficulté. Fichu cordage... Ses mans engourdies peine à défaire la sangle, mais elle finit tout de même par s'en débarrasser et se roule en boule sous sa couverture.


- Laisse moi dormir... T'es dans l'dortoir... Marmonne t-elle presque indistinctement.

À peine sa phrase achevée, la jeune femme se laisse aller dans les bras de Morphée sans plus tenir compte de son entourage.
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Samy Kazae
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Lun 12 Déc - 22:39

Sans vraiment y penser… Sans penser a quoi que ce soit j’ai suivi la capitaine jusque dans sa chambre… Ou plutôt… J’ai suivi ma survie jusque là bas… A deux doigts de m’effondrer… A deux doigts de m’arrêter. Tout bêtement et de dormir là… Sur place. Sur le sol. Sans chercher plus loin.

Après tout… Ici je suis a l’intérieur… Et même si je me fait un peu chahuter… Dormir. Rien d’autre ne compte.

Pourtant la voix de la capitaine (bon dieux… je ne connais même pas son nom) me ramène quelques instants a la réalité. Je l’ai suivie dans sa chambre. Elle s’est libérée de moi… Et nos deux survies trainent… Attachés seulement a moi. Bon sang. Pourquoi je n’ai pas pensé a simplement défaire les sangles qui la tenaient a moi ?

Fatigue… Quand tu nous tien… Mais voilà. Dans un effort surhumain je me dirige vers la porte… La décence veux que je sorte… Et dormir ici peut s’avérer dangereux en pleine tempête… Elle… Elle est dans le lit. Un peu protégée… Mais sur le sol… Non. Trop d’objets… Il faut que je sorte.

Un dernier effort et je m’effondre. Les jambes encore a moitié dans la cabine… Je m’effondre… Sans la moindre délicatesse. Sans même amortir ma chute avec mes mains… Sans même souffrir lorsque je heurte violement le plancher… Non… Déjà je suis endormis.

***

C’est avec un certain amusement que tu m’observe. Oh… Tu es un peu déçue que la jeune femme ai résisté au sommeil suffisamment longtemps pour libérer ton symbiote… Mais bon. Mieux vaut sans doute commencer comme ça… Tu te pose sur moi en attendant (tranquillement) que le temps passe… Et que tu ai a nouveau quelque chose pour te distraire.
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Edelween Deomestris
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Ven 16 Déc - 10:42

Edelween plisse les yeux au mot "cadavre", Donc il y a eu un mort, c'etait ca le rale ?
Elle essaye de repousser la femme qui est sur elle pour observer un peu plus la cabine et appercoie un corps.
Elle a rien dans le ventre et ses muscles sont un peu trop fatigués pour réagire comme il faut, ce qui lui évite de tres desagreables nausées.

Et le vieux monstres au yeux de poissons mort qui la charge, enfin vue le peu d'espace de la cabine, il n'a pas long a faire non plus.
"morveuses insolente" bon c'est pas respectueux mais c'est moins insultant que "décrépie"
A son ton elle essaye de reculler, enfin non son esprit lui dit qu'elle devrait, son corps lui repond qu'il fait la greve et son cerveau lui annonce qu'elle aurait mieu fait de ne pas se reveiller.

L'odeur la gène, par reflexe elle essaye de detourner la tête.
Non mais comment peut-on vivre avec une si désagréable odeur ?

La cabine commence a tournée, ca ce n'est pas le roulis mais autre chose, comme si elle vennait de rentrer dans une grosse essoreuse a salade qu'un geant venait de mettre en route.
Etrangement cette image la fait sourire alors qu'elle prend appuie sur l'un des panneaux libre a coter de la porte.
Ha non ca vas vraiment pas, pourtant c'est autre chose que la fatigue qui l'assome.. une poudre dissimulée dans l'odeur ?

La porte s'ouvre, le mousse est là, hooo comme elle est contente qu'il soit là avec la porte ouverte.
Etrange cette impression de voler vers lui, un peu comme au ralentie, serait elle devenue une fée ?
Ha non c'est le monstre aux yeux de poissons mort qui viens de la propulser vers son sauveur en fait.

Elle s'affale a moitier sur Mousse.
Elle est enfin sortie de son cauchemard qui se referme avec un bruit sec.

Elle s'appuie lourdement sur Mousse

- Merci Mousse...

Elle cligne des yeux, le noir, elle reouvre les yeux, le brouillar flou de l'engourdissement.
- Tu.. me mène.. a ... un ... hamac ?
Ca tourne toujours, bon elle a vraiment due réspirer quelque chose de pas bon dans cette cabine.
C'est sans trops de force qu'elle se laisse guider par le Mousse, surement jusqu'a la cabine pour les femmes que son pere lui a montrer avant.

Elle plisse le front quelque chose lui echappe, elle est vraiemnt trop fatiguer pour savoir quoi.. ca lui reviens ...
.. pas

Ha si !


- Le capitaine... veux me voir ? j'ai.. fait une bétise avec les voiles ?

Reste a savoir si elle l'a dit ou si elle l'a révée cette phrase vue sont état, les deux son possibles
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Ven 16 Déc - 20:57

Mousse rattrape sa camarade tant bien que mal et s'écarte bien vite de l'infirmerie. De ce qu'il peut en voir, le démon qui y vit n'a pas du faire grand mal à Edelween, elle est même plus vaillante que quant il l'a amené ici. Bon elle ne tient toujours pas debout, mais après un plongeon dans l'océan, ce n'est pas franchement surprenant. Le jeune garçon est un petit peu plus petit qu'elle, ce qui ne lui rend pas la tache facile, mais il la soutient tant bien que mal jusqu'à la cabine située à coté de l'infirmerie. Une fois à l'intérieur, il l'aide à grimper dans l'unique hamac et s'écarte d'elle avec soulagement. Plus question de montrer une quelconque faiblesse maintenant qu'elle est en sécurité.

- Le capitaine elle dort et moi j'ai du travail. Déjà, j'ai perdu du temps en m'occupant de toi alors laisse moi travailler.

Il bougonne, hausse un peu la voix... Sans le rouge qui lui monte aux joues et les rires étouffés des mousses dans le dortoir, il paraîtrait presque crédible. Ou pas. On ne brave pas Doc' pour le plaisir et il ne faisait pas le malin devant l'affreux médecin. Il se retourne pour fusiller du regard les deux garçons hilares dans leur hamac, mais les rires nerveux ne veulent pas cesser. La crainte de la tempête a trop fait monter la pression pour que ces deux jeunes enfants des rues sans connaissances de la mer tiennent le coup moralement. Il faut dire que le matelot endormit à la porte de la cabine du capitaine n'arrange pas les choses et le regard noir de Mousse ravive les éclats moqueurs plutôt qu'il ne les fait taire. Demain, les rumeurs auront déjà fait leur bout de chemin. Peste soit des mousses trop bavards...

Toujours boudeur, le jeune garçon ramène deux hamacs qu'il attache dans la cabine de chaque coté de l'elfette à demi endormit. Il n'y a plus beaucoup de place, pas assez pour contenir une quatrième personne, du moins. La chambre n'a pas été prévue pour accueillir tant de monde... Il faut dire qu'habituellement, les femmes sont plutôt au nombre de zéro sur un navire. Enfin, elles ne manqueront pas de place apparemment, car bien qu'elle soit fraîche et debout, Constance ne semble pas sortir de l'infirmerie. Elle est pourtant la seule à ne pas risquer d'aviver de rumeurs. Comment pourrait t-on seulement imaginer qu'elle s'entiche d'un montre aussi hideux ? Pour tous, elle y est retenue contre son grès et rares sont ceux qui oseraient ne serait-ce qu'essayer de l'en sortir. En tous cas, Mousse ne s'en inquiète pas. Il s'arrête un instant à la porte avant de sortir pour rassurer vaguement sa « protégée ».


- T'as pas fait de bêtise, mais t'es magicienne alors elle voudra savoir.

Sur ce, il repart bien vite, claquant la porte derrière lui. Quelques seconde plus tard, les bruits d'une bagarre se font entendre, puis les rires cessent et le silence reprend ses droits après quelques grossièretés bien senties. Peut être qu'en fin de compte, les rumeurs ne se répandront pas trop vite...

°°°°°°°°°°°°°°°°

La sieste fut bien courte pour le jeune capitaine éreintée, mais après quelques heures de sommeil bien réparateur, elle ouvre les yeux bien plus reposée qu'elle ne l'aurait cru. Un bon coup de barre probablement... Ses vêtements ont à peu près séchés à la chaleur de son corps et les chaos du navire semblent s'être calmés. La tempête serait elle en train de s’apaiser ? Ou peut être est-ce simplement le fait d'être en pleine mer. D'un bond, elle se laisse tomber sur la fatras bordélique à souhait de sa chambre et manque de trébucher sur le navigateur que personne n'a apparemment eu le courage de relever. Sans se prendre la tête sur le pourquoi du comment de sa présence à la porte, Embrun lui assène un petit coup de ses pieds nus et se penche vers lui, encore plus décoiffée qu'à l’accoutumée.

- Qu'est-c' tu fiches là ? ! Va pioncer dans un hamac au lieu d'camper d'vant ma porte !

Sans attendre de réponse, elle se redresse et l'enjambe comme un vieux sac de farine abandonné. Le dortoir s'est bien remplit depuis son dernier passage. Il n'y a plus besoin d'autant de monde sur le pont. Les ronflements tentent de rivaliser avec le grondement des vagues, et il faut bien dire qu'ils y parviennent avec un certain succès. Avant de partir à la conquête de son pont, la jeune femme se retourne vers le navigateur malmené pour un bref regard.

- Tu ferm'ras ma porte en partant. Et choisi toi une couche bon sang, on en a bien assez pour tous l'monde ! J'ai pas b'soin d'un garde du corps.

Sans attendre de réponse, elle file vers la trappe, slalomant habillement entre les matelots endormis. Elle va bientôt devoir en réveiller quelques uns, mais il lui faut d'abord relever Hergor qui doit avoir plus que son compte de fatigue. Il est résistant, ce nain, mais il y a quand même des limites. Une bourrasque glacée et humide lui fouette le visage alors qu'elle se faufile sur le pont, prenant soin de ne pas trop laisser le vent froid entrer dans le dortoir. Déjà que les conditions ne sont pas fabuleuses pour dormir avec une mer aussi bondissante, ce n'est pas la peine d'en rajouter. La mer s'est adoucit, en effet. Pas encore assez pour que le Zéphyr ne courre aucun risque, mais assez pour réduire encore un peu l'équipage éveillé. Il faudra aussi demander à Cuistot de préparer quelque chose de bon et bien chaud, sinon le moral s'en ressentira. Mais ils s'en sont sortit, ils sont enfin en route et rien d'autre ne compte !

Embrun caresse rapidement la rambarde pour rassurer son navire et file vers l'arrière de son pas chaloupé. Le vieux nain est adossé à coté de la barre, en meilleur état qu'elle ne l'aurait pensé. Il faut dire qu'il n'a plus grand chose à faire depuis que le navire a atteint la haute mer. Garder approximativement le cap et envoyer de temps en temps des matelots au lit. Il a du faire un roulement pendant qu'elle dormait pour que les gabiers puissent au moins un peu se reposer.


- Tu peux aller t'pieuter, j'prends la suite. Y a pas eu d'grabuge ?

Hergor se contente de hausser les épaules et prend la direction du dortoir. Pour ceux qui le connaissent bien, il est évident que la fatigue n'est pas seule responsable de sa morosité et il y a fort à parier qu'on le retrouve endormi, une bouteille de rhum à la main, dans les heures qui viennent. Il finira par s'y faire ! La jeune capitaine reprend les commandes et vérifie rapidement le cap. Ils ont un peu dévier... Elle le corrige rapidement et se tourne vers le nain qui s'apprête à glisser par la trappe.

- Fait monter trois jeunes, ça s'est assez calmé pour qu'on les sorte. Lynia, les Jumeaux, ils prendront vos places.

Cheveux aux vents et cristaux de glace plein les cils, la fille des mers lève un regard plein d’entrain vers l'horizon.
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Samy Kazae
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Lun 19 Déc - 23:21

Utch… Un mauvais coup dans les côtes… Je m’éveille un peu brusquement et regarde autour de moi… Bon dieux… Ou j’suis allé m’endormir ? Franchement… Y’aurais limite de quoi rougir… Mais bon. Faut dire qu’après avoir passé autant de temps debout a me débattre pour rester éveiller… C’est pas franchement étonnant.

Je me redresse tant bien que mal… J’ai vaguement commencé a sécher mais… Bon… J’suis encore enchevêtré dans deux survies… Dingue que j’ai réussit a m’endormir comme ça, sur le sol avec le roulis qu’il y avait…

Tien. D’ailleurs. En parlant de roulis… Il a presque disparu… Le plus méchant doit être passé. Presque sans y songer j’essai de lancer mon sens magique a l’exploration des cieux pour me faire une idée… Et comprend vite que j’ai pas encore tout a fait récupéré… C’est a peine si je parvient a atteindre le sommet des mats… Un peu dégouté je t’adresse un regard fatigué…

- Je suppose que c’pas le moment d’aller pioncer ?

- Nan… Lève-toi, change-toi et vas sur le pont… ça te ferra du bien.

- T’as raison… Trop dormir d’un coup ça mène a rien.


Alors je me met debout… Je ferme la porte de la capitaine… Grimace en sentant mes muscles protester… Non… franchement… La journée vas pas être des plus agréables. Mais bon.

***

Un sourire aux matelots qui vont se coucher… Ils ont fait un sacré travail eux aussi… Et on est tous en vie pour le moment… Tous… Sauf un. Mais étrangement je n’éprouve qu’une tristesse relative. Cet homme… le peu que j’en connaissait n’était pas franchement pour me plaire… Mais une mort reste une mort. Si seulement j’avais mieux négocié cette vague… Si seulement j’avais pris la peine d’ajuster une rafale pour éviter une déferlante aussi violente…

- Tu te souviens un peu comment il était a la taverne ?

- Vi… C’était limite une tentative de viol…

- Alors te tracasse pas pour lui. Vas de l’avant.


Tu as raison. Evidement. Comme toujours…

- Tu ferais mieux de te questionner pour la petite…

- J’espère qu’elle vas bien…

- Voui. Elle doit encore se reposer je suppose…


Tes paroles allègent mon cœur. La petite… J’ai réussit a la récupérer in-extrémis… Oh… Elle est bien sortie de l’eau toute seule… Et par un miracle absolument magnifique… Mais elle y serait retournée sans moi. C’pas franchement héroïque. N’importe-qui aurait pu le faire. Et probablement mieux que moi et ma force de crevette… Mais j’avais pris ma décision… Au bon moment. Personne n’était assez proche… Et mon poste était sans doute l’un des seuls qu’on pouvait se permettre de déserter quelques instants.

Enfin… du regard je dénombre les avaries… Il vas y avoir du travail dans les jours a venir. Mais rien de trop grave pour ce que je peux en juger...
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Edelween Deomestris
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Mar 20 Déc - 0:13

Elle flottait sur la mer, libre, les vent la dressait contre le vagues mais cela se calmait enfin.
le vent soufflait ans ses voiles, elle était heureuse.
Elle fillait donc sur la mer, un peu houleuse mais bien plus agréable qu'une mer sans vent.

Edelween ouvre les yeux.
Combien de temps a t'elle donc dormis dans ce hamac ?
Elle n'en sait rien, mais elle vas mieux, ses mains lui font toujours mal mais sinon elle se sent en pleine forme. Et son estomac gronde, toujours a se faire remarquer celui là, tant pis, il a bien manger la dernière fois il attendra un peu.
Elle se souvient de ce que lui a dit Mousse, que la capitaine voulais la voir, reste a savoir ou elle se trouve.
Une main qui passe dans ses cheveux, un arrangement sur les tissu froissé par le hamac et son sommeil, voila, elle est plus présentable.
Un nain entre, elle se souviens Lynia lui a dit qu'il était le second... a son haleine, le premier au rhum sans doute, la bouteille qu'il a la main l'atteste.
Il lui marmonne un truc inaudible, et montre le haut, ha.. il veux donc qu'elle aille sur le pont.
Il désigne aussi deux gosses et Mousse. Elle se rappel de l’échauffourée d'hier soir, lointain souvenir.
Autant ne pas indisposé Mousse plus qu'il ne l'est, elle se dirige donc vers l'écoutille qui mène sur le pont.
L'air frais lui fait du bien, elle respire, a nouveau l'image de sa coque traversant les flot lui reviens, le Zéphyr lui parle elle est heureuse de leur liberté commune.
Un rapide coup d'oeil.. ha oui la capitaine est a la barre.
Le temps c'est calmer, plus besoin de survie, enfin pour ce que ca lui a servie la dernière fois...

Elle remonte vers la capitaine rapidement escalade les marches du château arrière.
Fait un salut des plus propres et très classe

"Capitaine, Mousse m'a annoncé que vous vouliez me parler et votre second m'a indiquer que je devais me rendre içi. quel sont vos ordres ?"
Elle claque quand même la langue en fin de phrase en observant la tenue du capitaine, non vraiment, il y a des choses a faire pour la rendre vraiment classe.

Spoiler:
 
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Constance de Négativité
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Mar 20 Déc - 19:09

Le Doc était encore bien bougon mais dans le fond, quelque chose l'a piqué dans cette proximité avec des serpents et espèces assimilées. Constance l'a bien senti, mais il était temps pour elle de tirer sa révérence. Alors elle a ouvert la porte, s'est appuyée sur le chambranle et s'est hissée légèrement sur la pointe des pieds. Ses lèvres formant muettement les syllabes d'un "à bientôt" mutin.
Un clin d'œil, elle s'est étirée la nuque et a fichu le camp sans demander son zeste de citron pour aciduler le mélange. C'était déjà bien assez piquant sans qu'elle n'en rajoute. Le coup du cadavre qu'on roule comme un matelas, c'était déjà bien assez pour assaisonner.

Mine de rien satisfaite de la tournure qu'ont prise les choses, la Changeante passe maintenant de l'antre à l'entrepont, véritable dédale de poutres basses, de couchettes ballottées par le roulis et d'objets lourds qu'on heurte au moins deux fois avant que le genou ne se souvienne douloureusement et irrémédiablement de son emplacement.

C'est d'ailleurs en trébuchant contre une caisse solidement arrimée dans un coin où elle n'aurait sans doute jamais dû mettre les pieds qu'elle tombe sur un nouveau butin. Son bonnet, son tablier et ses bottines semblent perdues pour le moment, mais il reste le tout venant ! Ce qui vient sous les doigts aux moments propices ; par exemple, quand on se casse la gueule sur un hamac inoccupé mais présentement alourdi par les possessions de quelqu'un d'autre.

Sans atermoiement, sans façon, Constance fait main basse sur un mouchoir carré d'assez bonne taille et plutôt sec vu les circonstances. Elle déniche aussi un bon gros ceinturon, beaucoup trop grand pour son format crevette, qu'elle passe en bandoulière. Juste pour le style et, au besoin, pour y accrocher d'autres trucs. En guise de ceinture, pour le coup, elle se contente d'un morceau de cordage enroulé un peu plus loin qu'elle noue d'une main plutôt experte autour de ses hanches histoire de se redonner une silhouette.

Elle fredonne, le cœur léger, le bras enrubanné d'un pansement blanc quand elle paraît à son tour sur le pont dévasté par l'échelle.

- WXahoi ! Quelqu'un là haut n'était pas favorable à ce qu'on s'amuse à mettre les voiles ! Xuziuk !

Invoquer des noms de Changeurs n'y Changera justement rien. Constance sait qu'il n'y a pas de place pour les touristes sur un navire. Pour sûr, si un bosco lui met la paluche dessus, elle va se retrouver avec une éponge et un seau pour briquer ce fatras. Bandage ou pas.

Il faut qu'elle trouve quelque chose à faire, et vite. Pieds nus, comme la plupart des marins, elle enjambe prudemment quelques objets mouillés. Elle s'est nouée le mouchoir autour du crâne pour se protéger des grosses gouttes qui pissent encore des vergues. Avec son ceinturon et son bandana, on pourrait presque la prendre pour une flibustière... presque.

Elle arpente le pont silencieusement. Même ainsi dévasté, elle ne peut s'empêcher de penser que le Zéphyr a fière allure, brossé par le vent, soutenu par une brise régulière et gaillard dans les flots encore tumultueux. Et puis, alors qu'elle inspecte, elle repère sa prochaine occupation. Une expression de curiosité et de tentation passe sur ses traits. Un bout de langue au coin des lèvres, elle se rapproche.

Sa "prochaine occupation" est tournée, de dos, le nez en l'air… et il est grand, il est brun, il sent le sel de mer et pour le moment, il est complètement dans ses pensées. Et ce n'est pas tout. Car au moment où elle le remarque, Constance repère l'immanquable petite nymphette qui volette aux alentours, telle une narcisse aux voiles légers.

Un demi-quart de sourire et une petite dose de réflexion serpentine plus tard, elle tape sur l'épaule de son "occupation prochaine" et lui offre ce qu'on pourrait qualifier dans le jargon naval de "rabantage à la sauvette". En d'autres termes, elle est prête à l'immobiliser, et pas forcément avec des filins.

- AH ! Sacrée nuit hein !
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Samy Kazae
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Mer 21 Déc - 13:38

HRP//Ordre des post vu avec la capt'ain... Elle et Edelween changent de sujet... reste Constance et moi-même... *peur*//HRP


Je me suis approché de la rambarde… Et les yeux sur l’horizon j’observe… Qu’il est bon de voir une mer pas trop hostile s’étendre a perte de vue… Sentir la brise sur mon visage… Admirer la proue de notre navire fendant la mer… Ah… Ce beau Zephyr… Je n’avais pas encore pris tellement le temps de l’admirer… Mais c’est un navire d’exception… Il n’y a qu’a en juger la manière dont nous avons pris la mer a l’aube…

Jamais la Gileiln n’aurait pu accomplir pareil exploit. Même avec l’accalmie que j’ai réussit a créer… Même avec mon maître, autrement plus doué que moi, aux commandes… Non. Cette bonne vieille Gileiln n’est tout bonnement pas assez maniable… Comment sortir d’un port presque vent debout avec son immense voilure carrée ?

Et notre capitaine… Je n’ai pas encore discuté des masses avec elle… Mais a en juger ce que j’ai pu voir… Elle est plutôt douée… Moins de connaissances théoriques sans doute… Mais niveau pratique… Elle sais y faire. Une bonne chose… Pour que tout soit parfait il faudrait avoir quelqu’un d’autre a former un petit peu… histoire qu’on puisse tous se reposer de temps en temps…

D’ailleurs… Etrange qu’elle soit déjà a la barre…

Un détail me revient : le monde… Pour un trois mat de cette taille l’équipage est tout bonnement ridicule… Pourquoi ? Hum… Question bête : la capitaine est une femme. Elle à plusieurs autres représentantes de la gente féminine a son bord… Autant de raisons pour des marins superstitieux de ne pas monter a bords…

Et pour couronner le tout… Direction Sorgen. Et départ en pleine tempête. Non… Il faut être fou pour être a bord. Ou désespéré.

- Selon toi j’appartiens a quelle catégorie ?

Tu m’adresse un sourire énigmatique… Bien entendu… Tu ne répondra pas. La réponse que tu me donnerais je la connais déjà : un peu des deux. Un peu des deux…

- Tu veux bien essayer de faire le loch ?

- Sympas toi…

- Pas trop le choix. Faudra en refaire un mais pour le moment j’aimerais bien avoir déjà une idée de notre vitesse…


Tu hausse les épaules et te laisse aller au vent… mentalement je compte le temps que tu met… C’pas une science exacte. D’autant qu’arrivé une dizaine de maîtres tu commence a revenir vers moi…

- Oui je sais mais j’aime pas m’éloigner.

Je t’adresse un sourire compréhensif… moi aussi j’éprouve un étrange pincement au cœur dans ces moments là… Je n’aime pas te savoir trop loin de moi. Pas que tu risque grand chose mais que… heu… voilà quoi ! Exactement. C’est… Bon… Mais… Bref. Passons.

Tu me rejoins bien vite et viens te poser sur ma main… et nous restons là. Quelques instants. Savourant simplement nos présences mutuelles…

Aussi lorsqu’une main fraiche vint se poser sur mon épaule je du faire appel a toute mon sang froid pour arrêter le coup qui, par reflexe, avait faillit partir… Je ne suis plus dans une ville où la personne située derrière moi est, par défaut, un agresseur potentiel. Non. Je suis sur un navire et l’équipage n’est pas, jusqu'à preuve du contraire, hostile a ma personne.

Ma prise sur la main venue sur mon épaule reste donc légère… et plutôt que l’utiliser en faisant passer mon "agresseur" au dessus de mon épaule pour qu’il finisse dans la mer, je me retourne vers mon interlocutrice un sourire aux lèvres…

- Hum… La nuit n’avait rien de passionnant. La matinée en revanche…

La voix m’avait informé de qui se trouverais en face de moi… Mais pas forcément de son attitude… Amusant. J’aurais pu, sans grande peine, prendre les devants… Mais pourquoi ? Pourquoi se priver de ce petit jeu ? Fatigué comme je suis je risque de faire une bourde si je mène la dance… Autant en profiter pour une fois… Accorder une dance pour pouvoir en saisir une un peu plus tard…

Le risque d’être vaincu existe mais ne m’effraie pas franchement. Après tout a ce genre de combats la défaite comme le pat sont des victoires en soi… Car toujours ils se soldent par l’abandon.

La vraie défaite est ailleurs. Mais il est rare qu’on en vienne là lorsque les deux partis sont décidés a jouer.
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Constance de Négativité
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Mer 21 Déc - 17:56

- Oh vraiment ? J'aurais pensé qu'à l'huile les marins préféraient le grain.

Elle parle de la mer, pas toujours facile de décrypter l'hypnalisine quand elle est d'humeur taquine. Mais elle est tellement enthousiaste que ce n'est peut-être pas grave. Il flotte dans le vent vif comme une odeur nouvelle. C'est peut-être juste le fait de remettre les pieds sur un esquif après tout ce temps. Mais c'est peut-être aussi un signe. Constance est fortiche en signes, elle adore surtout s'en imaginer là où il n'y en a pas. C'est tellement plus simple d'arranger les causes en analysant les conséquences. Après tout, c'est une démarche scientifique comme une autre.

- J'ai dans l'idée que t'es crevé malgré tout. T'as peut-être abusé de certains plaisirs avant d'embarquer… ça serait courant. (Elle glisse un œil en direction de l'intrigante petite fée, bien décidée à faire semblant de l'ignorer pour le moment sans pour autant relâcher sa surveillance). Et j'imagine que t'as encore rien avalé sur ta gueule de bois… Si le quatier-maître te surprend, ça sera ta fête. Tu devrais régler ce problème discrètement.

Constance exhibe une belle dentition saine et régulière, un bout de langue rose et, pour finir, son bras bandé de frais. Il faut qu'elle mange pour accelérer la guérison. Un seul repas pour toute la semaine devrait la tenir occupée assez longtemps.

- Et personnellement, j'ai les crocs ! Alors ça te dirait d'aller musarder dans la cambuse avec moi avant qu'on nous assigne quelque chose à faire ? J'irais bien toute seule, mais à deux, ça aura plus l'air d'un travail. Et puis, l'un de nous pourra distraire le cuisto pendant que l'autre s'occupe de chaparder des provisions.

Proposer un vol sur un navire, c'est plutôt incongru. D'autant que la discipline de fer qui règne généralement dans la marine prévoit des sanctions assez extrêmes pour ce genre de chose. Mais justement, ils ne sont pas sur un navire ordinaire. Et même si c'était le cas, Constance n'est décidément pas une fille ordinaire.
Le genre qui distingue mal la propriété et qui réagit au coup par coup. Par impulsion. Par exemple là, quand elle se rapproche d'un pas pour détailler le visage de son charmant interlocuteur, c'est du vif.

- Avec ta jolie frimousse, s'il aime les hommes, t'auras qu'à lui sourire ! S'il aime les femmes, j'en fais mon affaire, sourit-elle indécemment à nouveau avec une confiance culotée.

Bah, au pire, s'il se rebiffe et hurle au scandale, elle pourra toujours dire que c'était pour rire. Et si vraiment il convoque Embrun sur le champ, elle pourra peut-être négocier son salut et troquer la planche contre une onction bénite, une proposition directe ou même une bonne bouteille de rhum. Les pirates, ça aime les choses franches.
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Samy Kazae
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Jeu 22 Déc - 0:54

- Seul l’imbécile n’admire pas la beauté de la mer lorsqu’elle s’apaise… Mais c’est bien du grain de ce matin dont je parlais…

Vraiment… Elle a une manière de faire pour le moins intéressante… A quoi s’attend-t-elle ? Et surtout… Pour qui elle me prend ? Mon sourire s’estompe un petit peu… Mais je me fait violence… C’est une femme qui se trouve face a moi. Et je n’ai pas encore pris le temps de jouer avec elle. Hors de question de tout foutre en l’air sous prétexte qu’elle a un peu bafoué mon honneur…

Alors je me contente de répondre :

- J’ai peur de ne même pas avoir eu le temps de me consacrer a ces délices cette nuit…

Puis dans un petit rire j’ajoute :

- Pour ce qui est de ma fête… je n’attend qu’elle… Mais n’ai crainte… C’est pas mon genre de laisser une jeune femme en aussi mauvaise posture… Attend ? Voler de la nourriture ? Si tu est tombé si bas c’est que tu as encore beaucoup a apprendre… Non... Ta jolie frimousse pourrait te servir à autre chose qu'a faire une diversion tu sais ? Mais bon... J'aime autant la préserver... Laisse donc faire l’expert…

Un clin d’œil. Un sourire… je lui pose le doigt au milieu de front et la repousse. Ca y est. Je suis réveillé. Motivé. Elle est rafraichissante…. Et même plutôt charmante. Bon. Ça n’empêche pas de rester prudent. J’ai encore un souvenir assez net de ce qui est arrivé a cet imbécile qui a voulu l’approcher de trop près… Ne pas baisser sa garde.

Une idée me traverse l’esprit… Oui… Je vais me jouer d’elle comme je me jouerais d’une enfant. D’une simple enfant. Si elle veux plus… Et bien… Elle devra déjà attendre que je soit un peu reposé sans quoi mes prestations risquent d’être ridicules… Et surtout… Il faudra qu’elle soit convaincante.

Si elle échoue ce sera a moi de jouer… Mais a ce petit jeu mieux vaut ne pas être trop filou. Elle risque de m’en tenir rigueur… Ce serait… Dommage…

Et me voilà donc qui la contourne et me dirige d’un pas assuré vers les cuisines… Qu’elle essai de m’arrêter et elle découvrira le sens du mot anguille. Mon enfance a été ce qu’elle a été et je ne m’en fait pas trop pour l’esquiver… Bon. Ca ne veux pas dire que je ne lui laisse aucune chance… Si elle veux prendre ma main où qu’elle tente une immobilisation plus… Osée… Je me laisserais faire. C’est le jeu après tout.

Et toi… Toi… Tu la regarde avec une certaine perplexité. Tu te questionne sur la veille au soir. Jamais quelqu’un n’avait réagit ainsi a ton pouvoir… Pas assez de finesse ? Trop d’alcool tout bonnement ? Enfin de toute manière il faut que tu teste… Délicatement tu tend ton esprit vers le sien… Et tu y cherche une prise. Un petit rien… Une émotion.

Une émotion qui te plaira… Oui… Voilà… Ce petit côté prédateur a quelque chose d’émoustillant. Presque consistant. Exquis. Dommage que j’en soit la victime… Tant mieux.

Et tout doucement… tu appuis là dessus. Tu la nourris. Hors de question qu’on réagisse dans cette charmante caboche. Qu’on réalise ce que tu trame. Non. Alors tu y vas mollo… tu attend de voir comment ça se passe… De toute manière quel serait l’intérêt si elle lui sautait dessus (là tout de suite) pour le déshabiller ? Nan… ça te ferait presque rien a manger. Et sur le long terme… Non. Pas rentable. Vraiment.

Pendant qu’on se dirige vers la cuisine, tu nous dévisage tours a tours… Et tu nous incite a continuer sur notre lancée… Sans qu’on s’en rende compte. Non. Tu ne dit rien pour m’éviter de passer pour un demeuré parlant au vide et… Et… C’est déjà bien.
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Constance de Négativité
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Lun 26 Déc - 10:59

Un mince sourire s'étire, Constance cligne mentalement de l'œil. Elle a vu plus ou moins juste, cet homme n'est absolument pas concerné par l'Ordre et la Loi qui sont censés régner avec leurs grosses paluches de fer sur un navire. Ce n'est pas tellement qu'il a l'air de s'en foutre d'ailleurs, c'est plutôt qu'il a l'air du genre à les côtoyer assez souvent pour comprendre comment les faire danser. En un mot, c'est un amuseur. Et il s'amuse d'un peu tout ce qui passe. Un défi, une nouveauté et hop, il se pique de bomber le torse devant une sémillante inconnue qui lui propose une rapide rapine.

L'hypnalisine fait peut-être fausse route en entortillant son dessein du matin dans les mains fines de ce grand gars aux manières phrasées mais elle se fie à son instinct reptilien. Et son instinct reptilien lui dit : il faut se lover.

Deux raisons à ceci : tout d'abord, il y a le mystère de ce duo formé par un fringant exemplaire de masculinité raffinée et la grignette ailée qui semble l'accompagner. Constance en est maintenant certaine, cette fée est avec lui.

Elle y repense plusieurs fois en le suivant sur les planches grinçantes. Hier soir, quand elle s'est mise à repeindre le pavé de reliquats de digestion, ce n'était pas la faute à l'alcool. Bon, peut-être que si, en partie. Mais il y avait autre chose que de l'hypnalisine bourrée sous roche.
Ils tournent à un angle pour rejoindre la cambuse, la Changeante rajuste son ceinturon sur son épaule et jette un œil discret derrière pour voir si quelqu'un remarque quelque chose. Apparemment non. Elle glousse comme une gamine, il y a toujours un soupçon d'adrénaline quand on saute par-dessus une barrière. Et qui plus est, accompagnée.

Seconde raison donc : elle voudrait bien savoir ce qu'il entendait par : "ta jolie frimousse pourrait te servir à autre chose qu'à faire une diversion". Constance n'est pas prude, pas plus qu'elle n'est ingénue, ignorante ou inexpérimentée. Mais là quand même, comme insinuation, ça se pose. En fait, pour le moment, alors que la porte s'apprête à s'ouvrir sur l'intérieur douillet des cuisines, elle hésite entre deux interprétations. Soit ce type est un GRAND déviant avec des idées VRAIMENT exotiques. Soit il cherchait juste une formule poétique pour lui signifier qu'il la galocherait bien volontiers…

Dans les deux cas, ça a l'air tentant. Comme un nid garni d'œufs sous la veille vigilante d'un cormoran pour un ophidien. Un défi. Un jeu. Une chasse ! Et maintenant qu'elle se profile dans le dos de son comparse d'occasion, Constance se demande, en sous-filigrane, d'où lui viennent ces pensées prédatrices…

- Mais dis donc, qu'est ce que t'envisages de faire au juste pour embourber le cuisto ? Au fait, j'mappelle Constance. Et vous deux c'est comment ? C'est important de se connaître un minimum avant de s'envoyer... (bruits de manoeuvre et de tangage rendant la fin de la phrase inintelligible).
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Samy Kazae
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Jeu 29 Déc - 12:53

Hum… J’ai pu profiter du petit trajet jusqu'à la porte de la cuisine pour admirer un peu ma compagne du moment… Pas mal. Franchement pas mal. Ce n’est pas une de ces femmes dont la seule vision évoque la débauche… Non. Elle évoque quelque chose de plus… Hum… Difficile a définir. Plus de la sensualité que de l’érotisme en tout cas… Ce n’est pas pour me déplaire.

Alors qu’elle prend la parole un fin sourire germe sur mes lèvres… Elle veut en savoir plus ? Soit. Ce qui veux dire que la balle est, dans une certaine mesure, dans mon camps… Quelle attitude adopter ?

Mes réflexions sont subitement interrompues par la suite de ses propos. QUOI ? Nous deux ? Ca veux dire quoi ça ? Qu’elle te vois ? J’me doutais bien que j’étais pas le seul… Mais… Globalement… Ca se trouve c’est plus courant que ce qu’on se disait… Qui ? Qui sur le navire peut te voir ? La vie serait tellement plus facile… Plus besoin de faire attention pour ne pas paraître fou…

Bon. En tout cas cette constance me plait un peu plus du coup. Pas qu’elle m’ai déplut au prime abord d’ailleurs… Quand a mon étonnement… En continuant a parler elle m’a laissé une occasion en or de le camoufler derrière la gène. Pas que je soit particulièrement gêné par les propos que j’imaginais qu’elle venait d’avoir… Bon. Pas la grande classe. Certes. Mais force était d’avouer que… Si tout se passait comme je l’entendait ce serait la conclusion logique des choses. Tout simplement.

- Je… Heu… Je suis pas certain d’avoir… Le bruit…

Je ne suis pas assez bon acteur pour simuler la rougeur qui aurait du monter sur mes joues mais… Ca ne m’empêche pas d’avoir l’air gêné. Un peu.

- Enfin. Je ne me suis pas présenté hier soir… Je suis Samy. Et voici ma compagne : Violette.

Dans un bel ensemble nous effectuons une petite révérence… Presque moqueuse. Je fait semblant de la courtiser. Ou plutôt… je fait semblant de faire semblant. Hors de question que je me fasse avoir trop vite. Ou du moins… Pas de manière trop visible. Si elle m’aborde comme ça je ne me fait pas trop d’illusions quand a ses meurs… Et une petite voix au fond de ma tête me dit que me dépraver tout de suite c’est griller mes chances avec les autres représentantes de la gente féminine a bord. Ce serait dommage non ? A moins que… Une idée me traverse… C’est peut-être une piste a exploiter… Et pour le coup… Mmmm… J’en frissonne rien que d’y penser. A essayer. Mais je ne me fait pas d’illusions. Ca ne sera pas simple. Et pour le moment… Mieux vaut rester assez discret.

Ma mais se pose sur la poignée de la porte de la cuisine… Je m’arrête. Lui adresse pour la première fois un sourire que je ne cherche pas a maquiller… Mon sourire. Celui du prédateur.

- Comment m’occuper du cuistot ? Voyons voir… En jouant de mon poste a bord et de ma fragile constitution ?

En temps normal j’aurais été plus ironique… Mais pour le coup… C’est bien ce que je compte faire. Et il n’y a qu’a jeter un œil aux cernes sous mes yeux pour deviner que je suis totalement claqué… Sans ce charmant stimulant a mes côtés je crois que je serais déjà retourné me coucher. Ou… Demander a la capitaine un endroit où je puisse bosser. Au calme. Tien… c’est une idée ça d’ailleurs. Dormir avec le reste de l’équipage ne me pose pas de problème… Mais j’ai besoin d’avoir une pièce a moi. Avec une bonne table. Ou alors un accès au capharnaüm qui lui sert de chambre a cap’tain… Comment elle s’appelle déjà ? Bwarf… Moi et les noms de toute manière…

Je pousse la porte.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Dim 1 Jan - 9:17

Une délicieuse odeur de ragout franchit la porte, accompagnée de la douce chaleur et des craquements du feu. Une immense marmite trônait au milieu de la pièce, bouillonnant gentiment sur son lit de braises. Autour, des caisses jonchaient de sol dans un joyeux chaos, attestant du passage de la tempête, mais la plupart avaient déjà été ramassées et rattachées, si bien que celles qu'il restait semblaient plutôt faire office de siège. La pièce n'était pas bien grande, juste une petite cuisine de navire où les marins n'avaient pas même la place de tous s'installer, mais entre la température agréable et l'odeur accueillante, on hésitait pas longtemps à y entrer.

Debout sur une caisse à coté de la marmite, un petit garçon touillait consciencieusement le ragout à l'aide d'une cuillère en bois presque aussi grande que lui. Il faut dire qu'il n'était pas bien grand. Six, sept ans ? Huit avec un retard de croissance peut être ? Guère plus. Ses belles boucles bondes lui donnait l'air d'un petit chérubin. Ses joues étaient rougies par la chaleur du feu, contrastant avec une peau très blanche, et il plissait ses grands yeux bleus sous l'effort de concentration. Il portait des vêtements plutôt élégant pour un mousse, et en bien bon état. Il faut bien dire qu'avec sa frêle stature de d'enfançon, il pouvait difficilement exécuter les dures tâches habituelles à bord d'un navire. Pourtant, il ne semblait pas rechigner à l'effort. Alors que le porte s'ouvrait, il tourna de grands yeux timides vers les nouveaux arrivants avant de les diriger vers le fond de la pièce.

S'extirpant tant bien que mal d'un hamac, un vieil homme tentait de se remettre sur patte. Les bruits sourds de sa patte folle indiquait qu'il avait depuis longtemps perdu son véritable membre, mais sa jambe rigide et dure comme la pierre était sculptée en forme de jambe humain, si bien que pour peu qu'il reste immobile, son handicape pouvait passer inaperçu. Ce n'était pas, et de loin, la seule affliction du pauvre bougre. Une grosse cicatrice recourue avec soin lui fend le visage, commençant sur sa lèvre et disparaissant sous le bandeau opaque qui lui voile un œil. Son vieux visage était surplombé d'une tignasse grisonnante à peu près coiffée. Raide et boitillant, il semblait encore plus vieux que sa soixantaine d'années. Pourtant, malgré ses lourdes blessures et son allure assez monstrueuse, il ne parvenait pas à avoir l'air inquiétant. Même ses épais sourcils broussailleux ne le faisaient pas paraitre sévère. Peut être était-ce à cause de son sourire désolé ? De sa démarche malhabile ? Tout dans son attitude donnait envie de l'appeler papy. Alors que les deux jeunes gens éméchés entrait dans son joli taudis, il se traina à leur rencontre et s'appuya sur la porte pour l'ouvrir toute grande.


- Oh, vous avez faim je suppose ? Excusez moi, jeunes gens... Avec la tempête... Je n'ai pas pu préparer la soupe. Entrez au moins vous mettre au chaud, il fait bigrement froid en ce moment...

Le vieux coq fut secoué d'un frisson et il referma bien vite la porte derrière les deux matelots. Il avait passé l'age des tempête et des hivers trop durs... Il se laissa lourdement tomber sur une caisse et tenta laborieusement d'étiré son vieux corps raidi par l'hiver. S’apercevant qu'il manquait à son devoir d’hôte, il jeta aux deux tourtereaux un regard désolé et désigna des caisses à même le sol, proche du foyer. Un équipement bien rudimentaire, mais tout de même pratique, faute d'être confortable.

- Asseyez vous... Ce sera bientôt prêt. Loch, tu peux gouter et me dire où en est la cuisson ? Hum... Apporte aussi du pain... Ils ont passé la tempête dehors... Vous devez être affamés...

Le garçonnet sortit la grosse cuillère de la marmite et y trempa les lèvres tout doucement, craignant de se brûler. Il fit une grimasse et secoua la tête, les lèvres brunies par la sauce. Laissant la spatule retomber, il sauta de son perchoir et fila farfouiller dans une caisse pour en extraire une miche de pain qu'il mis dans les mains de Constance, la laissant faire le partage. Samy, il lui faisait un peu peur... C'était le type qui dormait les yeux ouverts et qui ne répondait pas avant que la petite fée elle lui dise qu'il avait parlé. Un peu trop bizarre pour le petit blondinet. Il aurait bien donné le pain à la fée par contre, mais il n'était pas sûr qu'elle puisse en supporter le poids. Dès qu'il eu remis la miche à la dame, il remonta sur sa caisse pour continuer à touiller la marmite. Se tournant tant bien que mal vers les jeunes gens, le vieux Cuistot se remit à parler pour meubler le silence.

- Heu... Je n'ai pas encore pu vous voir. Il y avait tant à faire... On m'appelle Cuistot ici. Je peux savoir vos noms ?
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Constance de Négativité
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Mer 4 Jan - 10:07

- Je disais, "avant de s'envoyer du pain derrière la cravate", répète Constance avec un clin d'œil qui suggère que la seconde version est peut-être différente de la première. Ou peut-être pas… c'est tout l'art d'être mutine que de laisser soupçonner des choses plutôt que de les dévoiler.

Samy… et Violette. Deux noms qui ne se ressemblent pas, ni dans le style, ni dans les syllabes, ni dans les métaphores. Constance retourne le tout dans son petit crâne de reptilienne comme on pourrait le faire d'un vin épais sous la langue. Elle cherche les arômes, les épices.
Ce n'est pas tant d'ailleurs qu'elle se fascine pour les noms ou les mots, c'est juste une impulsion. Et parce que sur le moment, il n'y a de toute façon pas grand-chose d'autre à faire.

Et puis voilà que la cambuse révèle son intérieur douillet, ses aménagements de fortune, son personnel fatigué et, le plus important : son feu moelleux ! L'hypnalisine ronronne de plaisir non dissimulé. Elle se laisse embrasser par la chaleur, elle savoure la caresse des volutes contre les courbes de son corps. Elle s'étire sur la pointe des pieds et tend ses bras vers le haut à s'en faire craquer la colonne.

- Chouette endroit !

La langue glissée entre les lèvres, elle reçoit le morceau de pain des mains du jeune mitron et le tient au creux de sa paume. La farine cuite n'est pas aussi chaude que l'on pourrait attendre d'une miche sortie du fourneau mais l'ambiance de la petite cuisine est telle qu'elle reste tiède.
Sans façon, Constance s'avance de deux pas (le maximum possible vu l'espace) et s'assoie à califourchon sur une caisse. Les cuisses largement dénudées par sa position cavalière, elle s'attaque au bout de pain en croquant directement une verte bouchée dedans. Aaaaah, ça fait du bien !

- Chui Conchtanche, révèle t-elle la bouche pleine. Conchtanche de Négativité. Ch'est moi qui ait com… comm (elle avale) commandité cette expédition. Embrun et moi, on s'est trouvées par hasard sur le port, elle est plutôt sympa votre capitaine !

D'un sursaut d'épaule, la changeante fait sauter la miche de pain entamée dans la direction de Samy avec un "attrape !" joueur bien qu'à peine formulé. Et puis, repliant l'intégralité de ses doigts sous le menton, elle regarde le cuisto et sa vieille jambe de bois.

- Du bois… du bois… ça te fait pas mal cette guibole ? Pourquoi du bois ? Tu n'as pas de sève dans le corps. Et le sang ne coulera pas dans le phloème. Et même des mains aussi exercées que celles de Samy ne pourraient pas y faire de massage.

Un sourire de conivence. Mais qu'est ce que c'est que cette insinuation ? Rien, juste un peu d'observation, de séduction, de prédation. Bref, tout ce qu'on veut. Après tout, ils sont dans une cuisine, alors quelqu'un finira bien par passer à la casserole.
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Samy Kazae
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Lun 9 Jan - 0:53

Je lui adresse un sourire. Un de ces sourires étranges… Un de ceux qui veux tout et rien dire… Difficile qu’il n’y ai pas un petit "on se comprend" dissimulé dedans… Mais… Le but premier était de retranscrire du soulagement. De la reconnaissance… Et un peu de honte. Comédie… Quand tu nous tiens…

Enfin. Nous voilà dans la cuisine… Et les choses se passent plus ou moins comme je l’avais imaginé… Oui… Bon… Presque. Par certains côtés disons. Déjà… Le vol ne semble pas être de circonstances. J’avais pas forcément prévu que les choses seraient aussi simples… Mais je me contente de commenter a mi-voix :

- Je n’ai rien eu a faire au final… ton charme probablement…

Et sans rien dire de plus. Sans même lui adresser un dernier regard franc je vais me dénicher une place assise… Et elle de son côté qui s’étire… mettant ses formes bien en avant… exquise. Dois-je réellement continuer a résister ? Au fond… Si je répond a ses avances… Si j’en fait moi-même… Si de chassé je deviens chasseur…

Non. Ce serait idiot. Et ça me fermerait bien des portes a bord de se navire… Non. Il faut que je me laisse porter… Et le délice lorsque le moment viendra n’en sera que plus grand. Oui. C’est la meilleur manière de voir les choses. A n’en pas douter…

Alors j’adresse un sourire amusé au petit qui n’as pas l’air particulièrement rassuré lorsqu’il me regarde… Je me tourne vers le coq… M’apprête a lui dire quelque chose lorsqu’un mouvement en périphérie de ma vision autant que l’avertissement de la jeune femme m’informe que quelque chose est en train de voler vers moi. Un projectile. Du pain.

L’attraper ne représente guère de difficulté… Après les jeux de ma jeunesse… Enfin. Mais il faut avouer qu’il détourne fort bien mon attention… Il la détourne même de cette charmante demoiselle… Bon dieux… Que j’ai faim. Bientôt un cycle entier que je n’ai rien avalé d’autre qu’un peu de rhum.

C’est donc avec une délectation non dissimulée que j’engouffre quelques bouchées arrachées a pleines dents de la miche… Un vrais délice. Mais bien vite je me reprend. Après tout elle me parle.

Constance. Constance de Négativité ? Etrange comme nom… D’autant qu’il évoque pas particulièrement la joie que j’avais jusqu'à présent associé au personnage. Bwarf… Ne pas chercher. Pas plus que je ne dois répondre trop vivement a ses piques… Que veux-t-elle donc ? Ces histoires de massages… Oh… Tant pis. Trop tentant. Je la dévisage… Ou plutôt porte un regard appuyé quelques centimètres sous son menton.

- Les mains des marins ne sont pas les plus douces… Bien souvent elles sont pareilles à leur support.

Dire que je suis si fatigué… Et que malgré ça elle parvient a éveiller mon appétit avec tant de force… Mais ce soir… ce soir j’ai deux trois choses a faire avant de la laisser m’entrainer. Et le pire dans cette histoire c’est qu’il est peu probable qu’a bord d’un bateau je puisse réellement passer la nuit avec elle… Pourtant… C’est l’un des plus grand délices qui soit.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Sam 14 Jan - 9:37

Le vieil homme n'avait plus les sens aiguisés de sa jeunesse et la remarque du jeune gars lui passa complètement au dessus de la tête. Il regarda sa vielle jambe de bois d'un air contrit, avant de hocher tristement la tête. Bon dieu, oui, elle lui faisait mal. Enfin, quand il cessait de prendre les potions du Doc' pendant trop longtemps du moins, mais cet attribut lui permettait de se déplacer et donc de rester à bord. Les pirates n'ont que faire d'un matelot inutile... Et sans le médecin de bord, il ne survivrait pas longtemps. Bon sang... Oui elle lui faisait mal sa patte folle, mais il bénissait le Doc' de lui en avoir mis une. Elle était d'ailleurs drôlement bien faite, de meilleure facture que celles qu'on collait habituellement aux vieux marins qui n'avait plus grand chose à apporter au monde. Il ne se considérait pas supérieur, non, mais l'équipage tenait à lui et il n'allait pas s'en plaindre. Quant aux massages, il n'y avait plus guerre de mains désireuses de toucher à son vieux corps raidit par l'age.

- Pas tant, mam'zelle... Pas tant... Hum... ma vrai jambe, il y a un bail que je l'ai perdu... On s'y habitue avec le temps. C'est gentil à toi de t'en préoccuper, mais je ne suis qu'un vieux loup de mer qui a trop roulé sa bosse.

Il soupira, regardant les deux jeunes gens dans la fleur de l'age. Le temps léger des amours lui manquait, comme un vieil homme en fin de vie ressasse ses souvenirs, puis un léger sourire de grand père lui vint aux lèvres. Il n'était plus un simple vieillard sans avenir, il avait sa fille maintenant. Et quelle belle demoiselle ! Il faudrait qu'il rajeunisse pour avoir la force d'éloigner tous ces jeunes vauriens qui ne manqueront pas de lui tourner autour. Oui, il avait passé l'age où une étincelle de désir flottait dans les yeux et où tous les mots avaient un double sens, il se rendait bien compte de l'écart en regardant ces deux beaux jeunes tourtereaux. Raide et boitillant, il se releva et se dirigea vers la marmite pour en surveiller le contenu alors que Loch observait chacun de ses gestes dictés par sa si longue expérience. La vie avait tout de même ses saveurs, différentes, oui, mais non moins délicieuses.

- Va chercher des bols, Loch, c'est prêt. Oh, savez vous combien il a de matelots sur le pont ?

Des que les bols arrivèrent à porté de main, le vieux bougre les emplit d'un épais ragout fumant et les tendit aux deux jeunes avant de remplir une caisse de quelques rations supplémentaires, tentant d'estimer le nombre de marins sur le pont. Après un départ aussi difficile, Cuistot ne voulait pas les laisser le ventre vide... Non seulement il manquerait à son devoir, mais en plus le moral de l'équipage en prendrait un coup. Il n'était déjà pas bien haut avec la perspective d'un voyage à la limite du suicidaire et une proportion si importante de jeune recrus sans connaissances nautiques. Les matelots qui se lançaient dans ce voyage étaient ou inconscients, ou idéalistes, ou encore n'avaient t-ils rien à perdre...

Après avoir remplit la caisse, le vieil homme se tourna à nouveau vers ses invités, ou plutôt vers la petite nymphe qui voletait au dessus du jeune homme. Un regard franc et directe, sans inquiétude ni surprise. Il en avait vu des étrangetés au cours de sa vie sur les mers, et une jolie petite créature ailée ne risquait pas de le rebuter.


- Et toi, petite dam'zelle ? Hum... Tu dois avoir faim aussi ? Qu'est-ce que le vieux Cuistot peut faire pour toi ? Je n'ai encore jamais préparé de repas pour une petite nymphe lumineuse donc il va falloir que tu me dises ce que tu aimes. Une petite portion de ragout peut être ?

À coté, le petit garçon essayait vaillamment de soulever la caisse sans grand succès. Ce n'était pas tant qu'il manqua de bonne volonté, mais sa force de moineau ne lui permettait pas d'accomplir un tel exploit. Le vieux cuisinier lui lança un sourire attendrit.

- Vous ne voulez pas aider le petit à apporter la soupe quand vous aurez finit ? (Se tournant vers le jeunot) Bouge pas, bonhomme, tu vas tout renverser. Attend un peu.
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Mar 17 Jan - 18:12

- Nan mais ce que je veux dire, lâche Constance en réclamant la miche de pain d'une main déliée, c'est qu'une guibolle en bois c'est pesant. Tu pourrais en vouloir une différente. Tu pourrais avoir envie de Changement

Elle sourit, air énigmatique mutin garanti. A peine un clin d'œil. Juste de quoi laisser le ton bordé d'insinuation. Mais dans le fond, tout est dans la majuscule. L'art de faire sentir les choses capitales juste par quelques syllabes prononcées un peu différemment, en soufflant légèrement sur les voyelles et en tapant les consonnes.

- Enfin, tu devrais voir avec le doc, je l'ai vu très récemment et… mmmh, il se pourrait qu'il acquière de nouvelles capacités…

Là-dessus, elle regarde le Cuistot droit dans les yeux, pose sa main droite contre sa poitrine, juste là, entre les tendres renflements de ses seins.

- Le Changement ne te rendra pas ta jambe. Il ne t'en donnera pas l'usage gratuitement. Il ne te procurera pas de sensations familières. Mais au-delà de tout ça il t'évitera ce que tout le monde devrait éviter : l'habitude.

Elle insiste, les yeux brillants :

- Ne t'habitue jamais ! Il ne faut pas ! Prendre des habitudes, c'est une manière de se calcifier.

Elle attrape l'écuelle de bois et trempe le doigt dedans. La brûlure occasionnée lui arrache un petit glapissement joyeux. Elle se recroqueville sur sa gamelle, les genoux relevés sous le menton et le bol niché au creux des cuisses pour mieux capturer sa chaleur. Elle inhale.

- Hey Samy, elle mange vraiment ta Violette ? Une fleur comme elle, ça se nourrit de soleil et de pluie non ?

Puis, avisant le petit mousse qui défaille sous sa charge, elle lui sourit presque à regret, dubitative quand à la perspective de devoir se coltiner des caisses de nourriture. Enfin, sur un navire, il faut bien s'y coller un moment ou l'autre. Et justement, pour commence, il faut se restaurer !

- En plus elle fait peur au petit. C'est curieux non… on pourrait penser qu'il aurait peur des krakens, tarasques, pieuvres et autres tritons qui pourraient craquer cette coque sur un caprice. Mais non…

Elle ne réalise pas forcément qu'elle pourrait bien alimenter les terreurs du jeune garçon en disant ça, la petite changeante qui tapote sa cuillière pleine de sauce contre son menton d'un air penseur.
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Lun 23 Jan - 18:16

Un signe de sa part et je lui envois, a regret, la miche de pain que nous partageons… Cette charmante demoiselle est en train de débiter des hérésies a une vitesse tout bonnement impressionnante… De quoi imposer un certain respect… Rien a dire de ce côté là.

Et pourtant… Je me contentais de la regarder avec un sourire amusé. Il y a quelques semaines de cela la simple évocation de propos semblables m’auraient sans doute arraché un grimace outrée avant que je ne me lance dans la bataille…

Mais en cela tu m’a ouvert les yeux : le fanatisme ne mène a rien… Si telles sont ses opinons… Libre a elle. Son ton laisse clairement entendre qu’elle ne voudra pas écouter un missionnaire originel. Bwarf. Et c’est pas non plus comme si j’étais en pleine forme et bien éveillé… A présent que la faim commence a s’apaiser et que cette charmante créature a suffisamment relâché ses assauts pour permettre a mon esprit de divaguer… Deux choses s’imposent a mon esprit : le besoin (quasi-absolu) de faire quelques relevés… Et la fatigue (qui reprend dangereusement ses droits).

Et voilà qu’on s’adresse a toi… A manger ? tu aurais difficilement pu être plus surprise… On t’a rarement fait le coup et jamais ça ne t’étais réellement venu a l’esprit… Moi… J’ai toujours considéré que tu étais parfaitement apte a te servir si le cœur t’en disait. Je ne suis pas un gros mangeur et te céder un peu de mes portions ne m’aurait posé aucun problème… Mais… J’imaginais mal comment tu aurais pu. De toute manière.

Et a ta réaction… Toi aussi : un sourire sur les lèvres tu vola vers le cuisinier… Ou plutôt (pour être plus exact) a travers le cuisinier. Un être immatériel comme toi ne faisait attention a ce genre de détails que pour le bien-être des gens qui pouvaient l’observer… Et peut-être un peu par respect de la pudeur de ceux qu’elle pouvait être amenée a traverser.

A moins que ce soit une question d’agrément pour toi… Il faudrait que je songe un jours a te demander a quoi ressemble l’intérieur des choses… Enfin bref. Ta petite traversée effectuée tu lui adresse un sourire radieux et effectue une petite figure dans les airs… Comme pour saluer.

- Si jamais vous trouvez une nourriture que je puis toucher je me ferais un plaisir d’y gouter… Sinon… Je vis très bien ainsi. N’ayez crainte.

Irrécupérable… Mais tellement belle. Je t’observe avec un sourire avant de reporter toute mon attention sur le bol qu’on viens (plus ou moins) de me fourrer dans les mains… Et plus particulièrement son contenu.

- Ne te fatigue pas trop p’tiot. Je finis mon bol et on fait ça ensemble… Loch c’est ça ?

C’aurait pu être le plus infâme des gruau que je l’aurais dévoré avec plaisir… Mais là… C’est a peine si, une fois la première bouchée enfournée, j’appartenais encore au monde extérieur.
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Lun 23 Jan - 20:59

Le vieil homme regardait ces jeunes gens débordant d'énergie avec un sourire un peu attendrit. Il n'était pas idiot, pas au point de ne pas sentir cette majuscule arriver à grands pas... Mais les religions étaient le fait des vivants, n'est-ce pas ? Il n'avait qu'une croyance, qu'une divinité trop dangereuse et trop proche pour qu'il ose ne serait-ce qu'en regarder une autre sans le consentement de ce dernier. Le Changement, il était bien loin. Il ne recherchait plus qu'une vie posée et tranquille, sans doute ne serait t-il même pas sur ce navire si il n'y était pas forcé par un dieu tenant sa vie entre ses mains.

Il soupira doucement et posa une main sur la tête du minot qui s'était rapprocher avant de plonger un regard amolli par la vieillesse dans les yeux de Constance. Il est des hommes que les fougueux arguments de la jeunesse ne touche plus, que le temps a trop lassé, qui ressasse interminablement les mêmes souvenirs sans y ajouter le moindre changement et qui ne voit plus d'avenir sans blessure ni jambe de bois. Sa voix se fit plus lointaine, plus douce, plus sourde... Comme un souvenir qui s'éveille.


- Des changements, j'en ai vu toute ma vie, jeune dame, mais les aventures palpitantes ne sont plus pour moi. Je suis vieux... Et j'ai vu la mort passer plus souvent qu'à mon tour. Ma vielle guibole de bois vaut mieux que pas de jambe du tout... Elle me pèse parfois, mais tout se paie et je préfère m'en contenter plutôt que de pactiser avec un dieu que je n'aurai plus la force de rétribuer. Le seul changement qui pourrait me rendre heureux, c'est celui qui me permettrait de passer ma vieillesse sans danger, à terre, avec ma fille.

Son regard chavire sous l'émotion, il est un peu perdu le vieux bougre. Qu'irait faire ce doux papy au milieu d'une horde de monstres tentaculaires ou dans un sombre laboratoire ? Pas grand chose en vérité, rien du tout...

- Ma petite Edelween, vous l'avez surement vu ? Mais les graines de jeunes dames sont trop insouciantes pour se contenter d'une ferme d'un bœuf et d'une charrue.

Il y avait autre chose, bien entendu, mais... Il tapota la tête de Loch avant de tourner son visage ridé vers la joyeuse luciole. Celle ci lui tombait justement dessus ! Un pas en arrière, sa guibole glissa sur les planches trop lisses et le vieillard se retrouva à terre avec un rictus de douleur sur le visage et le souffle coupé. Qu'elle s'approche, encore, mais qu'elle lui passe à travers la main, comment aurait t-il pu s'y attendre ? Avec un grognement et l'aide de Loch, le vieillard essaya sans grand succès de se relever. Les efforts du gamin, bien qu’assidus, n'étaient pas d'une grande utilité...

- J'ai pas peur de toi, c'est pas vrai ! Mais t'as fait mal à Cuistot !

L'enfant était plus proche des larmes que furieux. Il dardait un regard rancunier vers la fée, sans plus tellement s'intéresser à Samy. Le vieil homme n'eut pas le temps de se reprendre que des coups retentir sur la porte, qui s'ouvrit une fraction de seconde après. Un adolescent d'une bonne douzaine d'année, peut être plus, se tenait à l'entrer encore un peu ensommeillé. Il regarda la scène sans trop s'en émouvoir et se tourna presque immédiatement vers Samy.

- C'est bien toi le navigateur ? On te demande sur le pont.

Voix plutôt sèche, ton de marin, il n'était pas né de la dernière pluie ce gars là. Et il ne semblait pas tellement se réjouir d'avoir du interrompre sa nuit pour passer ce message. Samy avait d'ailleurs du le voir sur le Misaine au départ... Sans doute n'avait t-il pas travailler aussi longtemps que les autres, mais il n'était pas bien vieux. Alors qu'il sortait déjà de la cuisine pour se diriger vers le pont en trainant les pieds, Loch tourna un regard inquiet et suppliant vers Constance, seule aide qu'il voyait à proximité puisque Samy devait partir. Cuistot ne semblait pas franchement capable de se relever.
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Mer 1 Fév - 15:28

Intéressant et amusant le coup de la fée voltigeuse qui traverse le corps de ce pauvre bougre ! Seulement maintenant, c'est lui qui se retrouve les quatre fers en l'air. Et au moment où le petit gars se penche pour ramasser son patron, voilà qu'un autre marin fait irruption dans la petite cuisine et réclame Samy d'une voix aussi autoritaire que fatiguée.

Constance dépose son écuelle vide sur le sol et se redresse, les jambes écartées pour compenser le roulis. Elle se dandine un moment d'un pied sur l'autre et sourit avec insolence.

- C'est tout le problème de ces jambes de bois. Comme un crabe sur le dos, une tortue retournée. Quand ça dérape il faut se faire soulever.

La Changeante est un peu insatisfaite des réponses du cuistot qui fleurent trop la tranquillité à son goût. Elle est aussi un peu frustrée de voir le bellâtre s'échapper vers son devoir (et du même coup se défiler devant ce petit incident).
Mais c'est une occasion de se rapprocher du cuistot et, on le sait, les contacts, Constance en raffole.

D'ailleurs quitte à tout prendre, elle attrape Samy par le poignet et avant qu'il ne réagisse, se penche en avant avec l'impulsivité qui la caractérise. Vu le tangage permanent, on peut sans doute excuser l'imprécision de la manœuvre et le fait que les lèvres froides de l'hypnalisine soient tombées sur celles, plus chaudes et plus piquantes, du mignon navigateur.

- C'est pour te donner du courage ! glousse t-elle avant de bondir aux côtés du marmot marmiton pour relever son pesant employeur emplâtré.

Glissant ses deux mains sous une aisselle du vieux bonhomme, elle intime à l'autre de faire de même de l'autre côté.

- Allez, on tire, ho-hiiiiiiisse !! C'est fou ce que les choses deviennent perturbantes dès qu'on voit des choses nouvelles hein ? Si t'as encore mal quelque part, je pourrais en toucher un mot au docteur pour toi !

Et cette curieuse manière de prononcer le mot "toucher". Rigolarde, enjouée et tout ce qu'il y a de plus dévergondée. Peut-être dégondée aussi. N'empêche qu'après avoir aidé à remettre le Cuistot sur ses pattes, elle crochète la poignée d'une caisse de nourriture.

- Bon, on monte ça là haut ? Faudrait aussi que j'aille dire deux mots à notre Cap'taine.
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Samy Kazae
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MessageSujet: Re: Dortoirs et Cabines du Zéphyr   Jeu 2 Fév - 23:44

Alors toi… Toi et tes foutues manies… Toi et ton goût du spectacle… Le pire (es-ce réellement le pire) est que tu ne prend même pas la peine de coller un air contrit sur ton visage… Non. Tu fait plutôt ta tête la plus effrayante avant de filler entre les deux yeux du gamin alors que je lève les yeux au ciel…

Bon dieu… Que ne puis-je me laisser aller a rire… Vu la situation il faut bien avouer que j’en ai (terriblement) envie… Et voilà la porte qui s’ouvre (a la volée)… Arrivée salvatrice.

Je jauge le mousse venu me cherché… Bon. Il est pas bien âgé mais il vas falloir qu’il apprenne quelques notions de disciplines… Pas bien étonnant. Mais un minimum de rigueur est de mise sur un navire. Surtout avec quelqu’un qui a entre ses mains la vie de la totalité des marins a bord…

Bon. Pas la peine de le réprimander pour cette fois. Il n’as probablement pas passé la plus douce des nuits… Et après une tempête… On peut se monter coulant. D’autant que je n’ai jamais été un grand adorateur de la discipline.

On a besoin de moi sur le pont et la seule personne a pouvoir dire ça n’est autre que notre charmante petite capitaine… Dans la mesure ou elle était a la barre la dernière fois que je l’ai vue… Je suppose qu’elle a besoin d’un relais.

Pas la peine de se précipiter. D’autant qu’une main (glaciale) saisit mon poignet… Et voilà Constance qui précipite un peu les choses… Son visage se rapproche du mien… Et l’espace d’un instant nos lèvres se rencontrent.

Bon. Après ça difficile de continuer a jour les innocents… Mais il faut bien avouer que quelque chose me dérange. Sincèrement. Ses lèvres sont… Glaciales. Autant ses mains… j’aurais pu comprendre… Il n’est pas rare que les femmes aient les mains fraiches… Mais les lèvres… Je n’ai a aucun moment senti la chaleur humide de son souffle sur ma peau…

Froide. Elle en est inquiétante… Et d’autant plus désirable qu’elle éveille ma curiosité. Qu’est-elle réellement ? Un sourire fleurit sur mes lèvres bien vite effacé par une violente embardée du Zéphyr. Ni une ni deux je me précipite sur le pont…

[HRP//Pour ma part j’enchaine sur le pont du Zéphyr… J’enchainerais sur la suite de ce post au plus vite… Mais pour l’heure… Dodo.//HRP]
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