L'Origine et le Changement

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 Captivité

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Akham Mogoa
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MessageSujet: Captivité   Mar 12 Juil - 19:36

Une chouette effraie fend l'air de ses ailes gracieuses et agiles, survolant une toundra parfaitement immaculée dont il semble qu'elle n'ait ni fin ni commencement. Son cri perçant ne reçoit en retour que son propre écho. Nulles forêts en vue, aucun bois où se poser, pas même un simple arbuste où se réfugier alors que derrière elle menace une tempête d'une rare violence. Elle se rapproche, il faut donc aller plus vite. En chemin elle croise de nombreuses corneilles qui, volant autour d'elle, tentent de la déstabiliser, de la faire chuter. L'une d'entre elle, plus grande, plus forte, plus terrifiante que les autres, réussit même à la jeter au sol où elle s'amuse à lui arracher son plumage des plus majestueux. Et cette torture semble durer une éternité. Puis dans le ciel apparait la lune, d'une blancheur surréaliste. Une forme, une silhouette se fait percevoir, grande et superbe, se dirigeant vers la chouette. Bientôt apparait un aigle superbe et puissant qui, accompagné d'autre de son espèce, se jette sur les corneilles, les mettant en pièces, avant de disparaitre dans la lumière de l'astre nocturne. L'aigle est suivit du regard par la chouette qu'il vient de sauver, de libérer, jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un point noir qui finit par se soustraire à sa vue. Mais les épreuves ne sont pas finit. Derrière elle l'à rattraper la tempête. La chouette s'envole, elle tente de s'éloigner de cette menace, mais elle est trop faible pour se défendre. La tempête est là, elle l'à presque rattrapée! L'oiseau n'a pas assez de force pour résister. Il va être pris, il va être frappé par la tourmente des élements! Elle est là, la tempête va l'avoir!

-La tempête... Dit la voix faible d'Akham. Un murmure prononcé pendant son sommeil, juste avant qu'il ne se réveille en sursaut, hurlant d'une voix qui mélangeait celle de l'enfant qu'il était avec le rugissement d'un lion :

-Non!

Il regarde autour de lui, il ne semble pas être au cœur d' une tempête. Pourtant c'est le cas. Une pièce totalement vide, sans fenêtre ni ouverte hormis une porte de fer fermement installée et parfaitement close. Le bois semble solide, mais il ne pourra résister aux attaques du jeune incube. Fermant les yeux, il fait appel aux dons doublement originaires de la nature et de sa race. Il sent ses os fondre et sa chair se déformer, ses muscles s'allonger et ses doigts s'unifier. Son dos s'élargit, déchirant ses vêtements simples mais finement brodés donnés par le Roi de Fentaeris après sa libération. Son visage s'allonge pour devenir museau, ses incisives deviennent molaires, ses mains deviennent sabot, sur son crâne pousse deux cornes, un pelage recouvre l'ensemble de son corps qui, lui, à finalement prit l'apparence d'un auroch sauvage et puissant, qui accompagne sa transformation d'un beuglement assourdissant. Aussitôt l'animal se jette contre les murs en bois, dans la ferme intention de les fracasser, de les réduire en miettes afin de recouvrer sa liberté.
Mais cela ne se passe pas comme prévu. Le bois n'est même pas érafler par la charge d'un animal qui aurait put détruire un mur de pierre comme un fétu de paille. Qu'à cela ne tienne, l'auroch se relève et charge de nouveau, frénétiquement, sans ce soucier de la possible perte de ses cornes. Mais lorsque celle-çi se brise suite à une énième attaques, il semble devenir fou. Tour à tour il devient cheval tentant de défoncer les murs à coup de sabot, raton laveur rongeant sans succès le bois, oui encore écureuil recherchant vainement une sortie de secours. ais à part le trou de la serrure, la pièce n'est pourvue d'aucune ouverture.

Et Akham s'épuise ainsi à tente de s'évader durant près d'une demi-heure, avant de finalement s'écrouler au sol, de nouveau humain, nu, sa poitrine se soulevant et s'abaissant au rythme d'une respiration douloureuse.

-Maudits humains qui transformez la nature...

Et le pire, c'est qu'il ignorait tout. Un paysan illettré et stupide, voila ce qu'il était. Il ne savait pas qu'il se trouvait en ce moment même sur un navire, ne connaissait même pas jusqu'à ce mot. La mer? Il ne l'à jamais vu, n'en a même jamais entendu parlée. Alors que dirait-il s'il apprenait qu'en ce moment précis il se trouvait sur un tronc d'arbre géant qui flottait sur une flaque d'eau monstrueusement gigantesque?
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Ven 15 Juil - 10:39

Silence. Les voiles du Zéphyr pendent le long du mat sans qu'aucune brise ne les gonfle. La mer est si calme et le brouillard si épais qu'on se croirait en dehors du temps. Peut être est-ce le cas d'ailleurs, car la lourdeur de l'air n'annonce rien de bon. Le navire semble suspendu au bord d'une bonne tempête. Tous le monde semble retenir sa respiration quand le cri perçant d'une mouette se fait entendre. Aussitôt, le pont s'anime, prêt à en découdre même si ils ne savent pas bien ce que sera leur ennemi.

La mouette vient se percher sur l'épaule du marin du nid de pie et sautille d'une patte sur l'autre. Juste au dessus, accrochée au cordage, Embrun tente de percer le brouillard de plomb. À première vue, personne ne pourrait deviner qu'elle est capitaine. Plus petite et plus frêle que les autres matelots, exceptés les deux jeunes mousses, elle ne semble pas capable de se faire respecter. Pourtant, les membre d'équipage n'ont plus jamais fait mine de se rebeller depuis qu'elle est revenue à bord. D'autant plus qu'elle a du soutient sur le Zéphyr. Elle semble une simple humaine, si on oublie de regarder ses yeux violets qui rappellent plutôt le peuple des elfes. Elle porte toujours des vêtements d'homme, rustiques et sans fioriture, mais au moins sont ils en un seul morceau et presque propres maintenant.

Une légère brise se lève et s'amplifie très rapidement, gonflant les voiles et chassant le brouillard. Les vagues commencent à s'arrondir, et ce n'est que le début. Un coup de tonnerre se fait entendre, quelques goutte de pluie tintent sur le bois, et le guetteur se redresse, un petit sourire aux lèvres. Il tend le doigt vers l'avant tendit que sa mouette s'envole à nouveau.


- Navire droit devant. Marchant il me semble. Pas de pavillon. Annonce Mouette tranquillement. Sa voix ne trahit ni crainte ni ecxitation démesurée. Un vieux loup de mer qui était sur le Zéphyr bien avant la naissance d'Embrun.

- J'le vois, Mouette ! Reste à ton poste jusqu'à ce qu'on soit assez proche, je vais prévenir les autres. Lance la jeune capitaine avant de dévaler le mat à une vitesse proche de la chute libre.

Sur le pont, les matelots se rassemblent, maintenant très excités. Pour les deux mousses et un marin plus âgé, il s'agit de leur premier abordage, et si ils ont largement eu le temps de s'entraîner aux armes sur le pont, ils n'ont sans doute encore jamais tué. Quoique, pour l'un d'entre eux ce n'est pas sûr. Un gamin de rue, recruté à Hù Bêï, qui a du en voir de belles. Du moins savait il déjà se battre à mains nues en arrivant et vu sa facilité à apprendre le sabre, sans doute pas seulement à mains nues.

- Navire droit devant. Il n'a pas l'air très grand et il est bien trop lourd pour nous distancer. Compagnons, c'est le moment de montrer au Zéphyr que nous sommes dignes de lui ! Prenez les armes, mais pas un bruits. Avec ce brouillard nous avons des chances de les prendre par surprise. Ouvrez grand les voiles, il faut qu'on les rattrape avant la tempête.

Sans un mot de plus, Embrun file vers la barre et lance le Zéphyr vers sa proie. Ce navire, elle n'avait pas un an la première fois qu'elle l'a gouverné. Bien sûr, à cette époque, la solide main de son père était là pour l'aider, mais elle a maintenant largement assez de force pour s'en sortir seule. Avec un gros navire, elle aurait eu du mal, mais celui ci est taillé pour la vitesse et excessivement maniable. Un véritable bonheur. Très vite, il rattrape le marchant et des cris s'élèvent du pont adverse.

- Lancer les grappins ! À l'abordage !

Avec des hurlements déments, les pirates se jettent sur leur proie et Embrun s'élance vers les cordages pour ne pas être en reste. Mais les deux navires commencent déjà à danser follement sous les asseaux du vent.
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Akham Mogoa
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MessageSujet: Re: Captivité   Dim 17 Juil - 19:05

Le silence régnait depuis le départ du port d'azur au sein du navire. Un silence désiré par les cinq originels qui étaient montés sur le Fend-l'écume, un petit navire marchands composés en tout et pour tout de sept hommes d'équipages. Parfois? Un ordre le brisé, celui du capitaine qui semblait plus se préoccuper de sa marchandises que de ses hommes et qu'il laissaient faire leur travail. Ce voyage, ils avaient dut le faire un certain nombre de fois, car ils savaient exactement ce qu'il fallait faire. Mais ce jour là, le brouillard avait obligé le capitaine à prendre la barre afin de manœuvrer son gagne-pain. La vigie ne voyait que peu de chose dans cette purée de pois, et l'ambiance quasi-surnaturelle que créait la brume et la solitude de la mer n'était pas au gouts de ces marins superstitieux. Même parmi les originels montait une certaine appréhension. Trois mercenaires légèrement équipés d'armes et d'armures volés de-ci, de-là lors de leur razzias, et surtout deux prêtres. Ils manipulaient la magie de leur Dieu, et c'était avec cette magie qu'il rendait le bois de la prison d'Akham incroyablement résistant.
Puis ce fut le chaos. Surgissant de la brume, le Fend-l'écume fut la proie d'une attaque de pirates, terribles bandits des mers, source du chaos qui règne sur la Mer de Sang depuis des siècles. La dense brume avait caché le Zéphyr jusqu'au dernier moment, et la vigie n'avait eu que le temps de faire sonner la cloche d'alarme que, déjà, en entendait la Capitaine Embrun crier "à l'abordage".

-Branle-bas de combat! Hurlat le Capitaine. Repoussez-moi ces salopards par dessus bord!

Ses sic hommes d'équipages n'était cependant pas de réels soldats. Seul trois mercenaires originels répondirent immédiatement à son appel en se jetant contre les pirates, tandis que le dernier se précipitait à la soute afin de prévenir ses supérieurs.
Arrivé devant la porte de la prison du jeune incube, il balbutia la pire crainte que redoutaient les deux prêtres:

-Les pirates! Nous sommes attaqués!

Les deux religieux se regardèrent en écarquillant les yeux. Voila qui compliquait sacrément la situation. Cependant ils se reprirent rapidement, le premier disant au second :

-Reste ici et surveille moi cette engeance d'hérétiques. Moi je vais aller les aider.

-Est-tu sur que ma magie seule suffira?

-Bien sur! Nous agissons au nom de l'Immobile, que peut-il bien nous arriver?

Puis, sans accorder un seul autre regard à son partenaire, il se précipite sur le pont, suivit de près par le soldats. Malheureusement pour le solitaire prêtre, Akham avait tout entendus de leur discussion et, ragaillardis par les hésitations qu'il avait put percevoir dans la voix du second, c'était de nouveau changé en animal. La force de la bête couplée à la rage de l'homme vint alors facilement à bout de la défense du prêtre. Ne savait-il donc pas que la magie était surtout un état d'esprit? Comment réussir correctement une opération magique si l'on n'était pas persuader que nous en étions possible? Sa foi vacillante en sa force fut une erreur fatale.
Posté devant la porte, il ne put que la sentir sortir de ses gonds, défoncée par la charge d'un auroch. Coincé entre la porte et le mur d'en face, il mourut écrasé entre les deux, sans réellement se rendre compte de ce qu'il c'était passé.

Un cri de rage ressemblant à celui d'un ours envahit alors la navire en entier, poussé par un Akham à la fois fou de fureur et heureux d'être de nouveau libre. Mais il savait que s'il voulait la garder, il devrait aussi se débarrasser de l'autre prêtre. Sous la forme d'un loup, il se dirigea vers les bruits des combats, bien décider à faire payer à ses geôliers cet affront.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 18 Juil - 8:36

Claquant dans le vent, le pavillon noir apparait en haut du grand mât. Mouette vient de le hisser et descend maintenant vers le pont adverse, suspendu à une corde et un fleuret entre les dents. Juste au dessus, l'oiseau décrit des cercles, à peine plus à l'aise dans les airs que son maître. Cheveux en bataille, un superbe sourire de pirate aux lèvre, le vieux loup de mer atterrit sur le pont, très vite rejoint par quatre autres compagnons. Ce sont les anciens du Zéphyr, des hommes qui l'ont vu naviguer sur bien des mers et qui sont prêt à tout pour le défendre. Ils représentent le danger le plus évident car ils sont tous rodés aux armes. La figure à demi cachée par sa barbe, Hergor prend la tête de l'abordage. Il n'est pas grand, vraiment petit même, mais la soixantaine de centimètres qu'il n'a pas mis en hauteur se retrouve dans la largeur et l'épaisseur. Un nain, avec la fierté et la force de son espèce et plus encore. Il porte une courte barbe noire, bien broussailleuse, et a la peau allé par la mer comme seuls peuvent l'avoir les vieux marins. Il ne semble pas tout jeune, même pour un nain. Il est le seul à ne pas être affubler de surnom à bord... Il n'en voulait pas et personne n'a osé l'y forcer. Se lançant au combat de concert, deux hommes en tout points semblables se ruent au beau milieu de la mêlée, Les Jumeaux, même quand on en appelle qu'un, on le nomme au pluriel. Tout deux des humains, chacun armés de deux sabres, cheveux sales de couleur indéfinissable, se battant dos à dos. Si ils ne sont pas les plus rapides car ils doivent coordonner leurs mouvements, ils sont presque intouchables. Enfin, le dernier de la troupe et le plus jeune des anciens est un pirate comme on en parle dans les légendes. Un bel homme, soigné... Ou plutôt qui se débrouille très bien pour camoufler le manque d'hygiène évident sur tous les navires. Ils se bat lui aussi au sabre, seul en apparence, mais à mieux y regarder il travail en fait avec Mouette et Hergor. Si un marin approche de trop d'un des compagnons, un autre lui tombe très vite dessus. Sauf pour Mouette qui semble insaisissable, bien trop rapide.

Alors que les autres marins moins expérimentés se ruent sur le pont, quatre silhouettes restent sur le Zéphyr. Embrun observe la scène, perchée sur le bastingage, tentant de comprendre à quoi elle a affaire. Il n'est pas difficile de repairer le vrai danger chez l'ennemi puisqu'il n'y en a que trois qui accusent immédiatement le coup, dont un qui se sauve dans les entrailles du navire. Il y a donc quelque chose en bas, quelque chose de précieux puisqu'on a laissé quelqu'un le surveiller. Les yeux brillants, la jeune capitaine se tourne lance ses ordres d'une voix enjouée.


- Mouette, retourne à bord et surveille le navire ! T'auras qu'à te servir de ton arbalète ! Hergor, tu t'occupes des... Ouais, eux, c'est ça. Les aut', tuez pas les marins si ils ne résistent pas ! Sait on jamais, des fois qu'ils voudraient dev'nir pirate.

Elle crie cette dernière phrase bien fort, espérant par la même occasion démotiver l'équipage marchant. Et puis, l'équipage n'est pas au complet encore, sur le Zéphyr. Alors si certains marins s'avèrent de bons combattant, ils pouvent se révéler utiles. Après un teste bien entendu... Puis, Embrun se tourne vers les trois matelots restés avec elle et baisse la voix.

- Un homme est partit dans la cale, donc on le suit. J'voudrais pas qu'ils jettent ce qu'il ont de précieux à la mer !


Sur ce, elle bondit sur le navire adverse alors que Mouette faisait le trajet inverse. Sa petite troupe n'a pourtant rien d'une élite à première vu. Un grand homme, costaud et couvert de cicatrices qui semble ne pas savoir où se mettre et répondant au nom d'Ariech, suivit de près par une jeune femme, Lynia, qui n'a même pas pris la peine de s'armer sautent derrière le capitaine. Enfin, un jeune garçon d'une quinzaine d'années à peine les suit péniblement. Il a du prendre les armes de la fille car il a un sabre dans chaque main, deux fourreaux contenant des dagues à la taille et une arbalète dans le dos. Les renflements de sa tunique laissent présager qu'il ne s'est pas contenté de ce lourd attirail, d'ailleurs.

La petite troupe hétéroclite s'élance donc à la suite du fuyard et ne tarde pas à tomber sur sa proie, qui retournait justement vers le pont en compagnie d'un autre individu. "Tomber sur"... L'expression convient parfaitement car Embrun mène la procession à une allure folle. Elle a tout juste le temps de bondir de coté pour éviter le mercenaire, mais pas de s'arrêter avant de rentrer en collision avec le prêtre. Ariech, qui semblait effacé jusqu'ici, se jète sur le mercenaire surprit avec une férocité proportionnelle à sa timidité habituelle et la cale se remplit de pirate à la mine patibulaire. À bien y regarder, il était très difficile de décrire leur visage quand on cesse de les regarder, et ils ne semblent pas vraiment dissociés les uns des autres, mais sur le coup, il y a de quoi s'étonner. Restée en arrière, Lynia se concentre sur ses créations.

Alors qu'Embrun, rageuse de s'être fait surprendre frappe la tête du mage sonné par terre, y ajoutant assez de slave énergétique pour lui faire disjoncter la cervelle, le gamin se rue droit devant à la recherche d'un autre combattant. Bon sang, pour une fois qu'il peut se battre pour le plaisir, il ne va pas rester derrière !


- À l'abordage ! Tremblez, bande de lâches ! J'vais vous découper en rondelles !
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Akham Mogoa
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 18 Juil - 10:19

De bons marins contre de bons mercenaires trop bien payés pour accepter de mourir aussi facilement. Le combat risquait d'être des plus rudes, même pour des soldats expérimentés comme semblaient l'être l'équipage du Zéphyr. Même avec leur armement relativement standard, voir même de piètre qualité, ils restaient une menace certaine car ils avaient dut combattre toutes sortes de monstruosités en Déméria, essentiellement des rejetons des Pjeyhs qui gardaient de-ci, de-là quelques fiefs. Ils étaient le seul véritable obstacle au contrôle du navire marchand. Parmi l'équipage du fend-l'écume, seul le capitaine se battait, avec une férocité et un acharnement que seul Embrun pourrait comprendre, car pour rien au monde il ne laisserait son navire, ni sa marchandise, tomber entre les mains de ces vauriens de mers! Véritable cliché vivant de ce que l'on pouvait imaginer quand on pensait à un capitaine à peu près honnête mais plus intéressé par le profit que par son équipage, ses deux sabres aux gardes relativement bien ciselés dansaient autour de lui dans une frénésie digne des épopées de Jin-Bei.

-Sales bâtards! Hurla-t-il avant de lâcher le gouvernail et de se jeter contre les assaillants.

Dans la cale, la situation n'était guère mieux. Bien qu'en infériorité numérique, le prêtre et le mercenaire c'était vite repris de leur collision avec Embrun et ses hommes. Le premier était bien plus doués dans la magie que son partenaire, couvant une fois aveugle en son Dieu et parlant, agissant et surtout combattant exclusivement en son nom. Alors que la Capitaine pirate tentait de lui assener un coup dont la force fut décuplée par sa magie, il se protégea en déformant le bois du navire pour créer une barrière entre lui et son adversaire. Bien qu'Embrun ait aisément détruit ce bouclier, le cécité provoquée permis au prêtre d'échapper au coup.

-Sorcière! Cria-t-il. Hérétique! Arcaniste! Paienne!

Oui, il était presque un brin extrémiste. Peut-être le fait de s'être fait attaqués par des pirates qui, il en était sûre, étaient aux ordres des magiciens l'avait légèrement secoué. Quoi qu'il en soit, ses bras commencèrent à irradier de magie, l'un rouge et l'autre bleu.

Un élementaliste. La glace et le feu.

-Meurs! Dit-il d'une voix de stentor en balançant contre Embrun un jet de flamme. Comprenait-il qu'il était en train de mettre le feu à un navire? Sûrement pas. Mais depuis quand réfléchit-on correctement sous l'emprise de la colère? Si sa mort permet celle d'une ennemi du Culte, alors soit.

Quand à l'autre mercenaire, il peinait véritablement contre ses adversaires. Trop rapide, trop sanguinaire, il ne tint pas longtemps et finit par mourir, transpercé par les lames de chacun.

Puis un hurlement horrible survint, mêlant à la fois celui de l'ours, du loup, de la chauve-souris et du sanglier. Ayant opté pour une forme plus petite qu'un auroch ou un ours dans les couloirs restreint du navire, Akham surgit sous la forme d'un sanglier aux défenses acérées. En voyant le prêtre, il ne réfléchit pas plus que lui et chargea.

-Le Démon est libéré! Cria ce dernier en se retournant vers Akham. Il était désormais pris entre la Sorcière et l' Incube.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 18 Juil - 11:04

Un jet de flamme fuse vers Embrun, mais elle ce n'est pas la première fois qu'une telle chose lui arrive. Lors de son apprentissage dur le Thul, elle avait bien des fois été confrontée à cette situation. Avec son pouvoir brute de sorcière, la meilleure parade consiste tout simplement à envoyer une sphère d'énergie plus puissante que celle qu'elle risque de recevoir. Les sorciers comme Embrun ne font pas dans la finesse et leur plus grand atout est leur violence. Il ne faut juste pas que le combat dure trop longtemps...

- J'suis PIRATE ! Pas sorcière ! Charogne !

Projetée en arrière par la barrière, la jeune fille récupère sans mal son équilibre et envoie une monumentale gifle énergétique vers le mage, le projetant en arrière... Droit sur les défenses du sanglier qui arrivait justement derrière. Déviée, le jet de flammes vint s'écraser sur la paroi du navire, enflammant presque immédiatement les planches. À coté, Ariech se démenait comme un démon. Sa lame vint transpercer le cœur du mercenaire, mettant fin au combat, mais pas à sa fureur. Après un rapide regard vers le mage qui semble hors d'état de nuire, il remonte à tout allure vers le pont pour reprendre le combat. Lynia se précipite à sa suite, sans doute plus pour le protéger que pour attaquer elle même.

Au fond de la soute, le jeune garçon cherche le trésors. Il y a bien une cellule très solide, mais son contenu semble avoir arraché la porte et écrasé le geôlier contre le mur. Il a bien vu un énorme sanglier passer en grognant, mais il a du mal à voir l'intérêt de transporter cette bête à bord. Enfin, depuis quand les riches marchants sont ils logique ? Pour lui, gamin des rues, le plus précieux est ce qu'on peut revendre cher ou utiliser de suite. Il ne tarde pas à trouver les caisses contenant la cargaison et, avec un instinct propre à tout les enfants forcés de survivre seuls, commence à remonter les plus précieuses. Il devra faire vite si il veut éviter l'incendie.

Sur le pont, la situation a virée au chaos total. Les mercenaires, si ils sont de fines lames, ne sont que deux contre quatre combattants expérimentés et bien armés. De plus, contrairement à leurs adversaires, ils n'ont pas l'habitude de combattre en mer dans une tempête naissante... Hergor, grâce à sa petite taille, se glisse sous la garde du plus proche et l'empoigne par la gorge à mains nues, sans se soucier du danger. Il aurait sans doute était gravement blessé si Pirate n'en avait pas profiter pour trancher les doigts de son adversaire d'un coup de sabre, lui faisant lâcher son arme. Incapable de respirer, le mercenaire ne peut plus qu'attendre la mort. Son confrère est pris dans la tornade des deux frères, ne pouvant que reculer sous l'asseau constant. Il se retrouve vite désarmé et dos au bastingage.

Contre toute attente, c'est le capitaine qui cause le plus de problème. Il n'a contre lui que de jeune matelots sans grande expérience, puisque les plus âgés tentent de rassembler l'équipage sans en tuer trop (juste un pour l'exemple et un pour le plaisir). Les grands mouliné furieux du capitaine impressionnent ses jeunes adversaires n'ont jamais tué ni vu la mort de si prêt, si bien qu'il ne peut pas les approcher sans risquer de se faire tuer, mais que les autres n'avancent pas non plus. Le combat semble s'enliser.

En bas, Embrun regarde le sanglier avec surprise. Au vu de ses connaissances en faune et en flore, cette bête est tout à fait normal. D'un autre coté, elle n'a jamais vu de sanglier de sa vie donc elle aurait eu du mal à faire la différence. Les défenses l'étonne quand même car si elles sont aussi longues et meurtrières, on devrait en faire le commerce et elle n'en a jamais vu lors d'aucun abordage, mais après tout, peut être que ces bêtes sont très rares. Il n'empêche que cet animal ne devrait pas être sur un navire marchant. D'habitude ils préfèrent les transporter morts.
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Akham Mogoa
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 18 Juil - 12:37

Elle a tuée le prêtre? Voila qui était étrange. Pourquoi donc à t-elle tué cet homme? Avait-elle donc également un grief contre lui pour désirer ainsi sa mort? Akham n'était pas arrivé assez tôt pour entendre les injures qu'avait lancé le religieux contre la pirate, seulement la réponse de cette dernière. Pirate? Qu'est-ce que c'était? Tant d'interrogations survenues en l'espace de quelques heures et auxquelles le jeune incube n'avait eu aucune réponse. Nul doute que lorsqu'il sortira de la cale et qu'il verra que le monde c'est considérablement réduit, délimité par le bastingage et rendue mystérieux par cette brume des plus opaque, le simple paysan qu'il était éprouvera un certain choc. Lui qui n'avait jamais vu ni mer, ni navire, ni ports, ni brigands des océans, il se retrouvait plongé dans le chaos d'une bataille largement en faveur de ces derniers.

Seul le capitaine et deux mercenaires restaient encore debout. Sur les quatre, deux étaient morts, accompagnant les deux prêtres dans l'au-delà. La lame du commandant de Fend-l'écume réussit à percer la garde d'un des jeune mousse et à lui transpercer le poitrail. C'était certainement lui le meilleur des combattants que devrait affronter l'équipage d'Embrun, et pour le moment ni fatigue ni réddition ne pouvait se faire voir sur les lignes de son visage. Seules transperçaient la haine, agrémenté d'un soupçon de folie meurtrière. Et oui, la tête de pirate sa rapportait gros. Bon, ici on avait à faire qu'à un équipage de seconde zone, mais on ces temps troublés mieux valait ne pas cracher sur les occasion et saisir toutes les possibilités de rentrés d'argent possible.

Dans la cale, le sanglier s'approcha d'Embrun, lentement, cherchant à la sonder de son regard trop étrange pour être totalement animal. Allait-il prendre le risque de redevenir un adolescent ou resterait-il et animal féroce que peut de gens peuvent combattre? Cela aurait dépendu en grande partie de la réaction de la capitaine, si le cochon sauvage n'était pas passer à côté d'elle, sans jamais la quitter des yeux, pour se diriger vers le pont. Une fois arrivé à destination, on put entendre un cri de détresse typiquement humain, voir enfantin, mais trop puissant pour avoir été poussé par les poumons d'un simple être humain.

Ou était-il? Qu'était-ce cet endroit? Quel était ce batiment fait de bois mais qui ne cessait de tanguer? Ou ce trouvait-il pour se retrouver plongé dans une brume pareille? Pourquoi se retrouvait-il au beau milieu d'une bataille? Elle faisait remonter en Akham les souvenirs du massacre de son village, entre le bruits des armes qui s'entre-choquaient et les hurlements de haine, de douleur et d'agonie. Le sanglier redevint rapidement un adolescent, nu, couché sur le sol, les mains posées contre sa tête dans une protection désespérée contre les souvenirs qui l'assaillaient de toutes parts. Monde remplit de meurtres et de massacres!

Tant de mal et de souffrances remontaient en lui que son pouvoir commençait à lui échapper, dévoilant aux yeux de tous la nature de cette cargaison si spéciale. Non seulement Akham se transforma en d'innombrables animaux, mais en plus ce n'était jamais la morphologie complète. Les formes se superposaient les unes aux autres, changeant constamment, dans un chaos à la fois magnifique et terrible.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 18 Juil - 13:29

Embrun se détourne rapidement du sanglier. Il est étrange et elle a compris qu'il ne s'agit pas d'un animal "normal", vu sa façon de la regarder, mais elle a mieux à faire. Par exemple arrêter l'incendie du navire ! Mue par son instinct de fille des mer, elle traine un tonneau d'eau douce vers les flammes et le renverse dessus. Le feu cesse, mais déjà des cris retentissent au dessus. Remontant l'échelle à toute allure, elle arrive juste à temps pour apercevoir l'étrange spectacle. En fin de compte ce n'était pas un animal, mais bien un humain. Qu'importe, il a plus l'air de paniquer que d'attaquer donc il n'est pas le plus grand danger. De plus, il ne l'a pas attaqué donc il ne doit pas être du coté des marchants.

"Fait pas l'pitre ! La tempête arrive alors bouge toi, Sanglier." Lance t-elle avant de foncer sur le capitaine. Ce dernier tranche la gorge du plus jeune mousse de l'équipage. Encore un gamin qui n'aura pas eu le temps de faire ses preuves... Effrayés, les autres adversaires reculent, l'un d'entre eux essayant de trainer son camarade tomber. Une sphère d'énergie brûlante lui roussi les cheveux comme Embrun arrivent en courant.

- Rend toi ou crève ! Et touche pas à mes mat'lots, pourriture de marchant !

La réplique semble un peu ridicule car pour se rendre, il faudrait déjà qu'il évite l'attaque de la pirate, mais Embrun n'est pas adepte des longs discours. D'ailleurs, même si il évite l'attaque, le jeune capitaine n'est pas loin derrière et elle ne semble pas franchement décidée à lui laisser une chance. Sabre au clair, il est évident qu'elle n'utilisera pas la magie deux fois et qu'elle sait aussi manier les armes.

Pour le dernier mercenaire survivant, la situation n'est pas fameuse. Il est menacé par quatre sabres et deux sourires mauvais des Jumeaux qui n'attendent qu'un mot de sa part pour l'occire. Une absence de mot peut aussi convenir en fait... Si il ne demande pas très vite pitié, ils n'attendront pas. Pour eux il ne s'agit que d'un banale mercenaire, certes doué, embauché pour protéger le navire. Si ils savaient la vérité, ils l'auraient déjà tué car les fanatiques se rendent rarement. Mais le capitaine a dit de laisser le choix et même si elle ne semble pas respecter ses propres paroles, il faut au moins faire semblant de s'en souvenir vaguement.

Les autres pirates ont quand à eux désarmé et acculé l'équipage dans un coin sans rencontrer grande résistance. Mouette est perché au dessus, l'arbalète armé et pointé sur les matelots de façon plutôt convaincante. Déjà, plusieurs matelots du Zéphyr se ruent vers les soutes pour remonter le butin et des cris de victoire se font entendre. Il reste le capitaine, mais apparemment ce n'est qu'une formalité pour l'équipage. De plus, la majorité n'ont pas embarqué pour les batailles, mais pour les trésors. Même si le capitaine en réchappe, ce sera sur un navire vide.


"Videz moi ce rafiot et remonter sur le Zéphyr avant la tempête !" Ordonne la voix tonitruante d'Hergor à travers les hurlements du vents. "Activez vous, bande de mollusque !" Continue t-il avant de jeter à terre le cadavre du mercenaire et de courir lui même vers la soute.

Près de l'entrée de la soute, là où se tortille l'adolescent désorienté, une mouette vient se poser. Elle n'est absolument pas effrayée par les humains et a vécu une longue vie d'oiseau sur un bateau pirate donc il en faut plus pour la contrarier. Elle penche la tête sur le coté, incapable de comprendre de quel créature il s'agit et trop curieuse pour fuir. Il a quelque chose d'animal, elle le sent instinctivement, mais ce n'est qu'une mouette... Dressée, certes, mais un simple animal tout de même.
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Akham Mogoa
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 18 Juil - 14:32

-La Tempête?!

A ce mot, le vide envahit l'esprit du jeune homme. Les corbeaux seraient donc de retour, comme dans son rêve? Est-ce que ce songe fut prémonitoire? Une simple coïncidence? Il ne croyait pas réellement aux coïncidences, beaucoup trop hasardeuse pour être réellement le fruit du hasard. Pour lui la vie était tracé de multiples chemins qui s' entrecroisent sans cesse dans un chaos parfaitement ordonné. Ainsi de nombreux choix s'offraient à lui : rester sur le navire, lutter contre les pirates, les rejoindre, prendre la forme d'un oiseau et s'envoler... Quoi que si tempête il devait réellement y avoir, cette dernière option soit des plus suicidaire.
Cependant, il restait la femme. Elle aussi semblait posséder quelques pouvoirs magiques. Peut-être sera t-elle plus douce et compréhensive avec Akham sous prétexte qu'ils semblaient tout deux recherchés pour leur dons. D'après ce qu'Akham avait saisit, le religieux l'aurait également tué simplement parce qu'elle était une sorcière. Il en avait déjà entendu parler : des créatures à l'apparence humaine mais aux pouvoirs terriblement terrifiants, capable de détruire une armée ou une ville, invoquant quantité de créatures monstrueuses et utilisant leur infâme savoir pour créer poisons et maladies à partir des plantes. Cependant, Embrun ressemblait à tout, sauf à une telle description. D'ailleurs elle paraissait réticente à se servir de sa magie. Tout l'inverse d'Akham. Car il avait une revanche à assouvir que même la mort des prêtres n'avaient pas apaisée.

Les pirates restant purent voir ce jeune garçon devenir l'incarnation même des démons dans les contes pour enfant. Le plus grand problème des Druides du Concile, c'était qu'ils ne pouvaient faire qu'une transformation complété. Pour les Incubes qui manipulait cet art depuis maintenant plus de 300 ans, il était devenu aisé, quasi-génétique, de ne transformer qu'une partie de leur corps et en modifier une autre en même temps.

-Vous voulez un Démon? En voila un! Dit-il dans un murmure. Dans sa jeunesse, il c'était beaucoup amusé de la façon donc les humains voyait sa race. Son père lui avait souvent montré en se transformant lui-même ce à quoi les humains s'attendaient s'ils voulaient voir un Incube. Mais il n'avait jamais réussit à l'imiter.

Jusqu'à maintenant.

Ses omoplates commencèrent à lui sortir du dos dans un sinistre son de craquement d'os et de peau déchirée, s'étirant haut dans le ciel en cinq long doigt que reliait une peau membraneuse parfaitement semblable à celle des chauve-souris. Ses orteils se fondirent en trois tandis que ses talons s'étirèrent pour copier les serres des plus grands rapaces, ses dents devinrent crocs et deux protubérance osseuse se formèrent sur le haut de son crâne, rappelant les bois des jeunes cerfs. L'enfant était devenu un monstre.
C'est en voyant une telle chose que l'on comprend pourquoi la transformation animal fut longtemps interdite chez les originels car, bien que prenant des éléments appartenant à des animaux crées par l'Origine, la créature qu'était devenu Akham s'approchait plus d'une folie du Changement. Mais pour le jeune Incube, la question ne se posait même pas. Comment pouvait-on croire qu'il ne vénérait pas la nature quand il prenait l'apparence de plusieurs de ses habitants?

Akham s'envola alors et se dirigea rapidement vers le capitaine. Alors que le combat s'enlisait entre les deux capitaines, chacun des deux était mut par la même haine de l'autre. Aucun n'avait remarqué l'horrible transformation, tant ils étaient absorbés par leur combat. Puis soudain, l'adversaire d'Embrun fut emporté dans les airs, l'Incube ayant profondément planté ses serres dans les bras de sa proie, l'empêchant ainsi de l'agripper ou de le frapper avec une quelconque arme. Montant à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, disparaissant complétement dans le brouillard, personne ne put voir ce qu'il arriva au capitaine.

Mais après les cris de terreur, ce fut un hurlement de douleur et d'agonie qui suivit. Le reste de l'équipage du Fend-l'écume fut saisit d'une terreur sans nom, craignant ce qui était arrivé au Capitaine.


"Des ses mains griffus, Akham tenait le capitaine par la tête, tout le reste de son corps pendait dans un vide que la brume faisait paraitre sans fond. L'incube n'était plus totalement Homme, il était devenu plus animal qu'humain, et son instinct prenait le dessus. Plus rien de ce qui pouvait ressembler à une moral ou un scrupule ne comptait. Ni loi, ni règles ne régnait sur la conscience du jeune homme.

-Voit ce qu'il en coûte d'enlever sa liberté à un animal!

Puis il planta ses crocs dans la gorge de l'Homme et commença à le dévorer."


Quelques instants plus tard, le corps décapité du capitaine retomba sur le pont, éclaboussant celui-ci de sang. Akham suivit peu après et se posa devant Embrun, son regard emplit d'intentions clairement cannibale. Tuer. Déchirer. Manger. Elle est une menace, elle a envahit son territoire!
Non! Une petite voix se faisait entendre. La Sorcière l'avait aidé, c'est elle qui l'avait sauvée! Il ne devait pas la tuer, elle seule lui permettra de rentrer chez lui et de lui donner des réponses à toutes ses questions. Elle devait vivre pour que lui survive. Bientôt ses ailes rentrèrent dans son dos, ses crocs se rétractèrent, ses serres disparurent, ses cornes replongeant dans le crâne. Le jeune murmura alors un mince :

-Merci.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 18 Juil - 15:41

Embrun eut tout juste le temps de s'arrêter pour ne pas foncer tête baissée dans les serres alors que sa proie lui était retirée. Saleté de sanglier ! Cet homme méritait la mort, il avait tué un de ses compagnons de bord ! La jeune femme lève le poing au ciel, autant pour jurer que pour se battre, et reçoit une pluie de goutes de sang en plein visage. Finalement, il ne l'a apparemment pas emporter pour le sauver... Bref, il n'est plus temps de se soucier de celui ci. Le navire commence à tanguer follement entre les vagues et le vent s'engouffre dans les voiles toujours ouvertes. Il ne tardera pas à chavirer.

- R'gardez pas en haut ! Montez tous ceux qui l'veulent à bord du Zéphyr, on triera plus tard ! Les autres, par dessus bord et attachez bien la cargaison ! Mouette, Lynia, r'monter la grand voile, vite ! Mousse et Sèles, occupez vous du mat avant et les Jumeaux, finissez cette carcasse et au mat arrière ! Fichez moi les marins dans une cellule, Hergor et Ariech, vous en êtes responsables ! Pirate, tu prends la barre jusqu'à ce que j'arrive ! Et ceux qui sont trop lents restent ici !

Les cris d'agonie ne l'ont jamais beaucoup touché, mais quand en plus le Zéphyr court des risques, quelle importance peuvent ils avoir ? Quand au démon qui avait surgit de nul part, il ne la gêne pas puisqu'il ne touche pas à son équipage. La jeune capitaine n'est pas pour autant dénuée de toute curiosité, juste que les morts n'ont que faire de leur connaissance donc autant attendre d'être à l'abri pour se poser des questions. De plus, cette créature sera bien forcée de monter à bord si elle veut survivre. Perchée sur le bastingage du marchant, Embrun surveille la manœuvre et peste sur les matelots qui perdent leur temps à regarder en l'air. Seuls les nouveaux s'émeuvent de cette pluie pourpre, les loups de mer n'en ont que faire. Et cet acte sanglant est plutôt positif, les marins capturés montent à bord sans faire d'histoire, gentils comme des agneaux. Aucun n'a envie de finir comme son capitaine.

Très vite, la grand voile du Zéphyr remonte et le navire s'apaise légèrement. Le Fend l'écume, lui, dansent de plus en plus follement et les pirates peine à monter la cargaison à bord. Les vagues tentent de séparer les deux navires. Il est temps de regagner le Zéphyr. Embrun s'apprête à sauter quand la créature tombe devant elle. Il est couvert de sang et a maintenant l'air clairement menaçant. La jeune fille le fixe tout en accumulant de l'énergie au niveau de ses mains. Ce n'est pas une bonne idée de se battre encore, elle aura besoin de ses forces pour sortir son navire de la tempête, mais si il le faut... Il n'y a pas le temps de discuter. Puis, la créature s'apaise et reprend la forme d'un jeune homme pour la remercier.


- Tu veux vraiment crever ? Bon sang, t'sais pas c'que c'est une tempête ? On abandonne le navire, stupide gamin !

L'appellation ne semble pas franchement appropriée, venant de la part d'une jeune fille en apparence plus jeune encore qu'Akham, mais il n'aurait pas le temps de s'en offusquer. Embrun lui saisit le bras se cramponne à la corde de l'autre main et s'élance dans les airs. Heureusement qu'il n'est pas trop lourd, elle n'a pas vraiment réfléchit avant d'agir. Il est puissant, semble t-il, donc elle l'emporte, rien de plus. De plus il n'a pas vraiment l'air de savoir où il est ni comment s'y prendre pour survivre en mer. Dès qu'ils tombent à bord, Embrun se relève, s'accrochant à sa corde, pour vérifier que tous le monde est à bord. Les voiles sont en train de finir de remonter et les derniers retardataires montent à bord. Toute la cargaison n'a pas pu être emporté, mais il est trop tard et il ne reste plus grand chose de précieux de toute manière.

- Arrimez la cargaison ! Vite ! Lynia,je te confie ces chiens galeux, je dois prendre la barre !

Laissant le jeune homme au milieu du pont, ignoré de tous, Embrun se précipite vers l'arrière pour prendre les commandes. Après trois enjambées, elle semble se souvenir d'un détail et se retourne vers Akham.

- Descend dans la soute si tu veux t'mettre à l'abri. Et sinon, gêne pas les autres. Ah, s'tu sais faire des nœuds, rend toi utile.

Bondissant sans mal sur le pont trempé et tanguant, la jeune pirate s'empare de la barre tandis que Pirate part aider les autres. La tempête sera rude et elle doit éloigner le Zéphyr de son centre. Très vite, un sourire de pure bonheur lui vient aux lèvres. Non seulement elle est sur son navire, mais l'abordage était un succès et en plus, elle a le droit à une bonne tempête. Les éléments se déchaîne, la vie prend enfin un gout tandis qu'elle la risque en bravant l'océan. Les prêtres étaient vraiment stupides... Ils auraient pu se servir des eaux déchaînées comme celui qu'elle avait vu à Athée. Mais ils n'ont rien l'air de connaitre à la mer. Comment peut ont dire servir l'Origine quand on est même pas capable d'apprécier sa violence ?
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Akham Mogoa
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 18 Juil - 16:22

Citation :

Une tempête est un phénomène météorologique violent à large échelle dite synaptique, avec un diamètre compris en général entre 200 à 1 000 km, caractérisé par des vents rapides et des précipitations intenses. Elle peut être accompagnée d'orages donnant des éclairs et du tonnerre ainsi que de la grêle et des tornades. Au strict sens météorologique du terme, en mer, on appelle tempête une dépression atmosphérique qui génère un vent moyen supérieur à 90 km/h (vent de force 10). Toutefois, l'usage populaire du mot n'est pas si restrictif et sur terre, on parle de tempête quand la dépression génère des rafales violentes et des précipitations abondantes.


Et bien Akham ne fut jamais habitué qu'à quelques averses dans sa terres. Quelques fois des nuages plus menaçants qu'à l'ordinaire accompagnés de vents plus violents s'abattaient sur son village et l'ont disait alors que c'était une tempête. Mais sa... Cela n'avait rien à voir. Ici les éléments se déchainaient avec une telle fureur que si le jeune incube avait attendus quelques instants avant de se transformer en démons, on aurait put croire que la tempête était également de son dus et qu'elle n'apparaissait que pour accueillir la naissance d'un incube des contes pour enfants. Pour il semblait, d'après les réactions tout aussi verbales que gestuelles d'Embrun, que ce phénomène soit tout à fait naturelle et ne découle d'aucune magie ni de sorcellerie.
Et pour le jeune homme, sentir sur sa peau nue le vent et la pluie mêlés dans un un combat aux allures de ballet le remplissait de vie et d' allégresse. Évidemment, le froid qu'il ressentait, résultant de son absence de vêtements, le força à créer sur sa peau un fourrure semblable à celle de ce chien qu'il aimait tant dans son village, de couleur claire, mais zébrée de rayures rousses. Seul son visage restait parfaitement imberbe, déchiré par un sourire ravie et un regard amusé. A le voir, on ne pourrait plus qu'il soit un enfant jouant dans des flaques d'eau après une averse. Sauf que là, la flaque d'eau était immensément plus grande, l'averse beaucoup plus dangereuse, et l'enfant avait été quelques minutes plus tôt un être de cauchemar.

-Allez à la soute? Sûrement pas! Je ne raterais pour rien au monde un spectacle pareil! Criat-il plus à son adresse qu'à celle d'Embrun.

Toutefois, ce disant que la corde n'était peut-être pas si inutile que sa et sachant effectivement faire des nœuds, la vie dans un petit village vous forçant à acquérir des savoirs-faire très divers, il attacha solidement la cordeautour de sa taille et noua fermement l'autre au mat, avant de ce jeter à l'avant du navire, à la proue. De là, il regarda pour la vrai première fois de sa vie l'étendue infinie d'une mer déchainée. Le brouillard avait disparut avec l'arrivée de la pluie et il la vit, colérique, puissante, indomptable. Merveilleuse et belle. C'était tout ces mots qui lui venait à l'esprit. L'incarnation de la puissance de la nature, la force de ce qu'il vénérait.
Il ferma les yeux quelques instants afin de se sentir pleinement libre malgré le fait qu'il soit attaché, sentant la pluie lui frappé le visage, le vent faire onduler sa fourrure et les vagues frapper avec une force grandissante la coque du Zéphyr.
Mais il fut vite rappeler à l'ordre par un vieux pirate qui lui gueula:

-Quand t'aura fini de t'amuser, tu pourra peut-être allez voir si on la cale ils ont pas besoin d'aide avec les prisonniers!

Et bien, en voila un qui ne semblait pas avoir peur de lui. C'est vrai qu'Akham aurait quand même put prendre une forme plus amicale que celle de ce monstre pour sa première interaction avec les pirates. Enfin, quoi qu'il en soit, il obéit, détacha rapidement la corde de sa taille et se dirigea vers l'endroit que lui indiquait le vieil homme. C'est avec son propre étonnement, qu'il obéit. Lui qui ne supportais pas trop le contact avec les autres, le voila embarqué sur un navire remplit de ces "autres". Il faut dire qu'il était seul, et que les pirates étaient sa seule chance de survie. Alors il devait prendre sur lui et faire ce qu'on lui disait de manière à être le plus intégré possible.

Dans les limites de l'acceptable et du faisable, évidemment.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 18 Juil - 18:48

Hergor flemmarde adossé contre la porte. Les prisonniers ne risquent pas de s'enfuir. Que pourraient ils faire après ? Avec cette tempête, si ils essayer de s'en prendre aux pirates, personne n'en réchapperait. Enfin, il faudrait déjà qu'il parviennent à pousser la porte car le vieux nain n'a pas l'intention de bouger. Les vagues en furie brinqueballent le Zéphyr dans tous les sens, mais pour le geôlier, la folie de la mer semble une berceuse. Les yeux mis clos, il regarde le jeune homme couvert de fourrure approcher.

- Pourquoi le capitaine t'as laissé libre, bougre d'bestio ? Si tu comptes libérer la marmaille, je t'assomme. Sinon, pose toi et prends une bouteille.

Dit t-il d'un air grognon en montrant deux bouteilles de rhum dont l'une était déjà bien entamée. Apparemment, surveiller les prisonniers consiste à boire devant le porte pour Hergor. Avec un grognement satisfait, il s'offre une généreuse rasade et fixe le nouveau venu dans les yeux. Il n'a pas l'air d'un marin, il ne marche pas comme quelqu'un habitué aux chaos d'un navire. Et il n'est pas humain, aussi, mais de la part d'un nain qui a toujours été le seul de sa race à bord, il a plus de chance de trouver sympathie que racisme. Le vieux pirate s'installe dans une position plus confortable avant de poursuivre, comme si il n'attendait pas de réponse à sa question précédente et qu'il était certain que personne ne serait assez stupide pour l'attaquer ici.

- Bon, comment tu t'appelles et qu'est-ce que tu fiches ici ? Moi c'est Hergor. Je suis sur le Zéphyr depuis quatre capitaines et j'ai perdu le compte des années depuis longtemps. Tu vois, t'es un peu chez moi.

Sur le pont, les caisses sont enfin arrimées et les voiles solidement ficelées au mat. Le navire commence à adopter une allure certes chaotique, mais bien plus sûre. À la barre, Embrun s'échine à trouver un chemin entre les vagues, sans vraiment chercher à sortir de la tempête. Le Zéphyr ne risque plus franchement de chavirer pour le moment, elle peut donc se permettre une valse avec les vagues. Et il faut bien baptiser les nouvelles recrus ! Un abordage suivit d'une bonne tempête, rien de mieux pour commencer une carrière de pirate ! Et plus que tout, elle a enfin le plaisir de travailler par ses seuls moyens, sans l'aide de la sorcellerie qu'elle a encore du mal à considérer comme naturelle. Ses longs cheveux noirs, trempés, lui battent les épaules, se joignant au chant de l'océan. Ici, au milieu de la panique des éléments, elle se sent sereine et confiante.

Dès qu'ils seront sortit de la tourmente, l'équipage pourra regarder les marchandises réquisitionnées. Il faut aussi tester les marins prisonniers, mais sur mer calme. Pas question de mettre le Zéphyr en danger pour ces bons à rien. Enfin, il y a l'homme bête. Il ne semble pas méchant et plutôt coriace. Ce serait une bonne chose si il décidait de rester à bord. Cependant, il n'a pas l'air d'un marin. Mais ce ne sera pas la première créature ni marin ni humain qu'elle voit embarquer. Sur le Prime, il y avait eu un Kéran et une moitié d'élémentaire alors ce n'est pas un homme animal qui va la gêner. Son père n'a jamais manifesté la moindre animosité envers les races différentes et elle n'a aucune raison d'en manifester elle même. Elle ne connait que trop bien la douleur d'être rejetée, même si elle l'a toujours transformer en haine.


- Tien, Pirate, prend la barre. La mer se calme un peu qu'on dirait. J'vais voir c'qu'on a attraper.


D'un pas assuré, la jeune fille prends la direction de la soute. Elle a passé vingt bonnes minutes à rêvasser à la barre et va encore vérifier que ses ordres ont bien été exécutés avant d'aller s'occuper des prisonniers.
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MessageSujet: Re: Captivité   Mar 19 Juil - 20:00

Depuis combien de temps était-il sur ce navire? Non, impossible. Quatre capitaine, cela voulait dire quatre vie humaines, ce qui était beaucoup trop. Personne ne pouvait vivre aussi vieux, aussi longtemps, et sans être de plus affecté par le temps. Le corps de celui qui c'était désigné sous le nom de Hergor ne semblait pas en avoir subit les ravages, ses réflexes restaient vifs et précis, sa démarche assurée et rapide, et sa force indemne. Dans le village d'Akham, même si l'on était plus des humains, on continuait à avoir une durée de vie équivalente. Aussi, arrivés à un âge avoisinant les cinquante hivers, les membres les plus vieux de la communauté nécessitaient une constante aide, un accompagnement parfois exigeant mais dont il était le devoir de la famille de s'occuper.

Et ce petit monsieur disait que cela faisait quatre vie d'homme qu'il était sur ce navire? Inconcevable. Mais peut-être ne fallait-il pas compter le nombre de capitaine proportionnellement en années. Si tout les combats que livraient les pirates étaient aussi âpres et sanglants que celui auquel avait assistés Akham, alors effectivement, la vie d'un capitaine ne devait pas durer fort longtemps. Ce devait être cela, oui. Cela donnerait une explication logique. Rassuré quand à cette réflexion, le jeune incube s'assit près d'Hergor et prit amicalement la bouteille de rhum qu'il lui tendait, sans ce douter une seconde que ce petit morceau de muscle n'était pas humain.

En réalité, l'adolescent n'avait jamais envisagé l'hypothèse qu'il pourrait exister d'autres races que celle des humains sur terre. La sienne faisait exception, car elle venait des humains. Quand bien même il fut au contact des Pjeyhs durant trois année, il n'apprit absolument rien du monde, car il restait pratiquement jour et nuit enchainé dans la salle du trône.

Prenant une bonne gorgée du liquide, il y trouva un certain gout qui lui rappelait la bière fabriquée dans son village. Pas trop mauvais ce rhum, même s'il n'en fera pas sa boisson nationale, il y avait mieux. Mais pour le moment, il l'appréciait grandement, car cela avait le mérite de faire un peu oublier la fatigue et le stress. Car mine de rien, entre son enlèvement, les combats et les transformations, surtout celle en démons, il avait brulé une grande quantité d'énergie. Mais il ne devait pas le montrer, il se devait de rester alerte et sur ses gardes. Ne nous y trompons pas, il n'accordait pour le moment qu'une confiance toute relative à ses pirates. Après tout, il ne connaissait rien de leurs réelles intentions.


-Et moi c'est Akham.
Dit-il simplement. Bien que d'ordinaire il n'était pas très enclin à parler avec ceux qu'il ne connaissait que trop peu, ce nain le mettait plus à l'aise. Ce qui lui permis de ce détendre un peu et de continuer : Je ne suis jamais monté sur un bateau. En fait, c'est la première fois que je vois ce lac.

Par "lac" il entendait bien sur l'océan. Il se souvient parfaitement de cette impression que lui avait donné le vent déchainé dans sa fourrure et la mer houleuse contre la coque du vaisseau, une impression de liberté et de puissance qui concordait parfaitement avec les actuelles aspirations du jeune homme.

-Ou allons-nous?
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MessageSujet: Re: Captivité   Mer 20 Juil - 9:21

Posant violemment sa bouteille sur le sol, le vieux nain éclate de rire. Un bon rire gras, si grave qu'on peut au départ le prendre pour un grognement. Les lacs, il en a vu lui. Il n'était déjà pas de prime jeunesse quand il était monté sur le navire, et il était bien certain qu'aucun n'avait d'aussi belles vagues et des côtes aussi lointaine. Ce gamin est aussi jeune qu'il le parait, lui, et avec une connaissance du monde extrêmement restreinte, semble t-il. Hergor se renverse en arrière, à nouveau calme, et toise le jeune homme quelques instants. Au cours de sa longue vie, il n'a encore jamais entendu parler de ces hommes animaux, ce qui l'invite à croire que cette espèce vit cloîtrée. Mais le pirate n'est pas de ces nains qui se terrent dans leur mine, il aime l'imprévu, sans quoi il n'aurait pas pris la mer.

- Un lac... Si tu veux un moyen simple de faire la différence, gamin, regarde au loin. Si tu ne vois que de la flotte de tous les cotés, ce ne peut pas être un lac. On est en plein océan, et sur un navire pirate ! Rien à voir avec les flaques d'eau qu'on trouve sur les terres. Tu vois, ici, on est vraiment libre d'aller où bon nous semble.

Hergor gratifie le jeune homme d'un grand sourire de pirate avec une dent en moins et un air un peu féroce comme il sied à un bon vieux loup de mer. Il s'administre une longue rasade de rhum pour ponctuer ses propos, finissant la bouteille par la même occasion. Il aime bavarder en "travaillant", mais tous ces discours lui donnent soif et la bouteille est vide. Il est temps d'éduquer ce petit mousse ! Si le capitaine l'a laissé libre, elle compte sans doute lui proposer de rester à bord. Sans quoi elle l'aurait laissé couler. Il connait Embrun depuis sa naissance alors même si elle a un peu changé, il doute fort qu'elle ait développé un grand sens de l'altruisme et de la compassion. Puis ce môme a fait ses preuves, niveau combattant sanguinaire. Lui même n'aurait pas pu faire mieux.

- Tien, vas donc me chercher une autre bouteille de rhum dans la casse, au fond !

Lance le vieux nain d'un ton enjoué en pointant le doigt dans la direction d'un mur de caisse. Le Zéphyr n'avait pas grand chose avant l'abordage, mais du rhum, il en avait ! Hergor aurait tué tous les marchants d'Elvem Adisil si ils n'en avaient pas trouvé. Il en consomme plus que tout l'équipage réunis. Si il n'était pas nain, il serait mort depuis longtemps à cause de son alcoolisme. Mais ses ancêtres s'étaient durement entrainer pour qu'il n'en soit rien.

- Et reviens vite t'assoir, j'ai des questions à te poser moi aussi. J'en avais encore jamais vu de gaillard comme toi. Des homme à tête de bestiaux, oui, mais ils ne pouvaient pas en changer autant que je sache.

Hergor semble un instant perdu dans ses pensées. Ce n'était pas rien, le pouvoir du petit. Très pratique. Surtout qu'il devait aussi pouvoir prendre la forme d'animaux marins. Enfin, il faudra lui en pêcher avant car si il n'a jamais vu la mer, il ne doit pas savoir quels genre de créatures on y trouve. Ah, il a demandé où on va aussi. Le capitaine n'a pas été très clair sur ce point, elle doit encore hésité. Mais de toute manière on accostera pas de suite. Le navire n'est pas encore plein.

- Et on reste en mer pour l'moment, petit. Grogne t-il sans trop regarder si on l'entend ou non.
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Akham Mogoa
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MessageSujet: Re: Captivité   Mer 20 Juil - 17:50

A entendre le petit bonhomme, le lac, qu'il désignait sous le nom de "océan" semblait réellement s'étendre à l'infini. En soi, il avait raison. A voir ce territoire d'eau apparemment sans frontière avait fait éprouvé à Akham une réelle sensation de liberté, cella que l'on ne peut ressentir qu'un fois, car toute les autres n'en seront que de pâles copies. Le jeune homme avait put profiter de sa première rencontre avec la mer alors que celle-çi était au paroxysme de son déchainement et de sa puissance, et ce souvenir restera à jamais gravé dans sa mémoire comme celui où il éprouva cette intense sensation de liberté pour la toute première fois de sa vie.
Se levant pour aller prendre la bouteille comme l'avait demandé la nain dont il ne savait même qu'il en était un, le jeune incube perçut les dernières paroles de ce dernier. Etait-ce une façon de dire que le mauvais temps les forcera à ne pas accoster pendant un bon moment? Sûrement, oui. Sans savoir vraiment pourquoi, il considérait ces "pirates", comme ils se désignaient eux-même, comme digne de confiance, en tout cas ce nain et jusqu'à un certain point que sera sûrement rapidement atteint. En revenant s'assoir devant son interlocuteur tout en lui tendant la bouteille, se disant qu'il préfèrerait l'entamer en premier, Akham demanda :

-D'après ce que vous dites, l'océan semble réellement immense. Combien de temps faut-il pour le traverser? Et qu'est-ce que des "pirates"?

Oui, cette dernière question pouvait choquer, surtout venant de quelqu'un qu'on avait retrouver sur un navire et dont on aurait, par conséquent, supposé qu'il s'y connaissait un minimum sur la mer. S'excusant en avance, l'adolescent reprit :

-Vous savez, je n'ai jamais vécut que dans mon village. Les anciens disaient qu'il se trouvait dans l'ouest de Déméria, très loin de la Capitale.

Oui, il s'y trouvait jadis.... A présent ce n'était sûrement plus qu'un amas de ruines calcinées et effondrées, vestige d'un époque plus joyeuse où la trentaine de demeure qui le composait avaient étés remplis de vie et de rire. Qui avait survécut? Qui était mort? Qui avait été capturé? Quoi qu'il en soit, Akham avait apaisé sa vengeance en tuant lui-même ces deux prêtres. Même si elle n'était aucunement assouvis, ne pouvant ne l'être que dans plus de sang, ces deux meurtres avaient permis à sa haine de s'apaiser.
Quand il y repensait, il n'éprouvait aucun remords ni honte ni culpabilité à avoir, effectivement, tué. Combien d'adolescent pouvait s'enorgueillir d'avoir tué et d'avoir, pire que tout, aimé sa? Ce sang sur ces lèvres l'avait remplis d'un bonheur presque aussi intense que sa petite virée sur la proue. Quel joie de s'être senti aussi puissant, d'avoir eu le choix de la vie ou de la mort d'un autre. Sûrement son côté animal qui se couplait avec son sadisme d'humain.

-Hergor, puisqu'il semble que je vais rester sur ce ... navire, c'est bien sa?, je crois que je dois vous le dire, surtout que vous m'avez sauvé. Je ne suis pas tout a fait humain. Moi et mon village avions la capacité de nous transformer en animaux d'une seule pensée, sans rituel, sans effort et, surtout, sans dieu. Nous sommes aussi proche de l'état d'animal que nous le sommes de l'humain.

Évidemment, il n'en dirais pas plus. Mieux valait qu'ils ne sachent pas que le Culte des Originels donnerait une sacrée somme pour avoir un Incube. D'ailleurs, il ne dévoilerais pas, pour le moment, le nom de sa race, ni même qu'il ne l'était en réalité pas du tout. Laissons planer le doute jusqu'à confirmation de la bonne foi des pirates.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Mer 20 Juil - 21:27

- Traverser ? Tu n'es pas en train de faire une croisière, hé ! Et tu ne pourras jamais traverser un océan, gamin ! Les continents ont des limites, mais pas les mers. Les marchants peuvent bien donner des noms à différents morceaux, l'océan, il recouvre la terre entière ! Tu comprends, petit, pourquoi il n'y a pas plus libres que des pirates ? On va où on veut quand ça nous chante. Les seules barrières sont les caprices de l'océan ! Ou l'esprit trop restreint d'un capitaine parfois.

Hergor bombe le torse sans pour autant prendre la peine de se lever et regarde fièrement le jeune homme. Celui ci a heureusement le bon sens de reprendre la parole avant que le nain se mette à parler des pirates. Après plus de cent ans sur un navire, il en a à raconter, pour sûr ! Sans doute bien plus qu'Akham n'en voudra entendre. Si encore il n'avait connu que le Zéphyr, mais avant de se lier aux pirates lors d'un abordage, il a longuement servit dans la marine marchande, sous des capitaines parfois encore plus crapuleux que les pillards des mers, parfois. Déjà, des flots de souvenirs lui reviennent en tête. Le vieux nain a atteint l'âge où on désir ardemment enseigner sa passion, seulement il n'a encore jamais trouver un mousse assez patient pour l'écouter jusqu'à la fin et les marins ont vite appris à prétexter une tache urgente quand il se met à ressasser ses souvenirs.

- Je sais bien que tu n'est pas humain, bougre d'âne ! Les humains n'ont pas pour habitude de changer de forme vingt fois par seconde bon sang ! Si tu appelles ça une révélation... Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? Moi non plus je ne le suis pas et les trois clampins qui m'ont chercher des noises pour cette raison ont quitter le navire depuis des lustres ! Pas ici que tu trouveras quelqu'un gêné par ta race, t'en fais pas. Surtout avec Embrun pour capitaine. La pauvre petiote, l'équipage l'a fichue par dessus bord il y a deux ans à cause de sa saleté de magie, alors crois moi que si il y en a un qui s'avisait de faire une remarque, on lui sauterait vite fait sur le poils et à la planche ! Et Loes, il est humain pour toi ? Ouais... Tu ne l'as sans doute pas vu. Un elfe, le bougre. Trop fin et avec les oreilles tallées en pointe. Je ne l'apprécie pas tant, mais tu seras pas le premier non humain à monter à bord, va. D'ailleurs, notre bon vieux Zéphyr il n'a pas non plus été fait par des humains.

Hergor interrompt sa tirade pour prendre une nouvelle gorgée de rhum fraichement rapporté et vide la moitié de la bouteille d'un coup. Sur ce, il fiche un grand coup de poing dans la porte pour faire taire les prisonniers. Les marins ne sont pas franchement rassurés, d'ordinaire, en entendant ce genre de révélations, alors quand en plus il sont enfermés par ceux qui tiennent de tels propos... L'ambiance n'est pas à la joie dans la cellule. Sans s'en émouvoir, le vieux nain tend la bouteille à Akham et reprend son discours de manière encore plus passionnée. Pour une fois qu'il a quelqu'un à qui parler, il ne va pas s'en priver.

- Les pirates, mon petit gars, sûr que je vais t'en causer. Je ne sais pas ce que tu as vu dans ton village, mais certainement rien de tels ! On est les plus grands voyageurs des mers, des aventuriers qui vivent librement sur les flots en réquisitionnant les marchandises de ces stupides capitaines pas fichus de dévier de leur petit commerce puéril. On passe notre vie sur un navire qu'on bichonne comme si il était de la famille. On brave les tempêtes et les vortex pour être libre. Tu vois petit, notre foyer est notre navire. Les rares ports d'attache ne sont que l'affaire d'une nuit, tout comme les catins. Avec un navire, on va où bon nous semble et pas de femme pour nous sortir de la taverne le soir ! La vrai vie, crois moi gamin.

Le vieux nain reste quelques secondes les yeux perdus dans le vide avant de s'enfoncer plus profondément encore sur les chemins du passé. Les abordages, voilà ce qui fait la vie d'un pirate. Sentir l'adrénaline monter dans ses veines ! Une sensation unique qu'il faut avoir ressentit pour comprendre. Et la joie de sentir ces faibles marins à sa merci, aussi. Pas comme sur un navire marchant, oh non. Là bas il faut obéir au capitaine et si on a une idée sortant de l'ordinaire, il vaut mieux la taire...

- ... Sinon ils te jettent au prochain port et médisent de toi devant les autres capitaines. Et ensuite, plus moyen de reprendre la mer si ce n'est sur un rafiot pourrissant et sans âme ! Saleté de marchants, tous les mêmes. Ce n'est pas eux qui accepterait un nain à bord, ou seulement pour les basses besognes. Ils ont bien faillit réussir à me faire regagner la mine ! Mais le capitaine Busard a eu la riche idée de prendre d'asseau mon taudis flottant. Oh, ce n'est pas ici qu'il a fait fortune, pour sûr, mais je ne me suis pas fait prier pour m'engager ! Le Zéphyr, c'est tout de même autre chose. Un brave navire. Pas grand, mais bien brave et qui n'a pas froid aux yeux. Plus besoin de passer des heures inutiles à nettoyer le pont, non. Ici, quand on le récure, c'est parce qu'il est couvert de sang ! Et mon premier abordage, je m'en souviens comme si c'était hier. Un grand marchant... [...]

Il semblait apparemment pouvoir continuer des années entières sur ce sujet.
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MessageSujet: Re: Captivité   Ven 22 Juil - 18:06

-Donc d'après ce que vous dites, les pirates sont des brigands assoiffés des combats, de pillages et de vols, mais surtout de liberté, en communion avec la mer et le navire qu'il considère comme une amie et une alliée, au même titre qu'un adversaire redoutable qu'il faut savoir respecter. C'est bien cela?

Tant de question se bousculait dans sa tête qu'il ne savait vraiment par laquelle commencer, tout en se demandant si le nains accepterait d'y répondre, voir de simplement daigner l'écouter. Après tout, il n'était qu'un gamin, un passager pas trop dérangeant, du moins pour le moment. Mais il y' avait une chose Hergor avait dit et qui avait profondément touché le jeune incube, perturbant son cœur qu'il avait voulut ferme et dure, le pénétrant dans ses sentiments malgré les protections qu'il avait superposées autour de lui durant son incarcération chez les Pjeyhs, dans la cellule du navire et durant son combat contre le capitaine du fend-l'écume. Cette chose, c'était la tolérance qui régnait apparemment à bord au sujet des différentes races.

Personne ne le jugerais sur ce qu'il est? Personne ne le pourchassera pour ne pas être ce que ces mêmes personnes auraient voulus qu'il soit? Après tout les événements des ces dernières années, découvrir un brin de tolérance et de compassion était un cadeau fait par les dieux eux-même. S'il avait continué à y penser, des larmes de joies seraient presque venues couler sur les joues du jeune. Mais la vision de ce nain fier, fort et inébranlable assis devant lui, en train de lui raconter ses expériences tout en vidant la moitié de la bouteille de rhum lui intimait de ne pas agir de la sorte. De quoi aurait-il l'air aux yeux de son interlocuteur s'il craquait? Non! Il devait rester fort et imperturbable. Il ne céderais pas face à ce monde, il s'en faisait le serment. S'il désirait venger la mort des villageois, il se devait de devenir une montagne, de devenir la forêt, de devenir la nature, d'être l'Animal, de devenir la puissance qui jetterais à bas ceux qui avait portés la main sur sa race.

Agrippant la bouteille, il en but quelques gorgées, de quoi faire descendre le niveau de la bouteille à son dernier quart. C'était fort cette saloperie! Mais sa avait le mérite d'apaiser. Sa ne remplacera surement pas sa bière natale, sa non, mais sa conviendra pour le moment.

-Racontez-moi tout. Je veux tout savoir. La mer, le monde, les races, les navires, tout! Je veux tout savoir de ce monde. Je ne veux pas être prit au dépourvut si jamais je devais l'affronter, ce qui va sûrement être le cas.
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Dim 24 Juil - 16:19

Hergor s'arrête dans son élan et reprend conscience de la présence du jeune incube. Il est loin d'avoir finit son récit, mais comme d'habitude, on l'interrompt pour qu'il se taise. Enfin, celui là l'a déjà écouté assez longtemps, bien d'autres jeunes gens disparaissent avant ce stade de l'histoire. Pour le vieux nain, le temps s'arrête quand il conte. Il n'est pourtant pas bon orateur, mais il aime parler et être écouter. Dans sa jeunesse, on le forçait à écouter les récits sans fins de ces ancêtres et il en avait une sainte horreur. Il s'arrangeait toujours pour y couper. Mais maintenant qu'il a atteint cet age, les attitudes des vieux de la mine ressortent en lui. Sauf qu'il a des histoires mille fois plus intéressantes à raconter ! Rien à voir avec ces vieux débris ! Enfin, presque...

- T'as compris, gamin. Des pillards, oui, mais pas terrés dans un trou sombre. On écume les mers avec joie et à l'air libre. Mais il y a autre chose. Tu vois, quand on est sur un navire, il y a un lien. Pas comme une famille hein, on hésite pas à se battre dans le premier port quand on ne s'apprécie pas. Mais sur le navire, on est un équipage, et mon gars, il n'y a pas un pirate pour lequel ce mot ne veut rien dire. Sauf si le navire est en danger, on abandonne pas un compagnon. Bon, bien sûr, on menace les trainards de les laisser sur place, mais ce n'est pas sérieux. Il n'y a que les mousses pour y croire.

Le vieux nain prend la bouteille des mains de son jeune compagnon et la finit d'une traite. Il a le gosier à sec à force de bavarder. Il n'a même pas le temps de reposer la bouteille que le gamin lui demande de continuer son récit. Enfin, presque : Il lui demande carrément de lui raconter le monde. Hergor aime trop bavarder pour s'en offusquer, mais tout de même... L'histoire du monde entier, il en a pour des mois. Il est pirate, pas conteur, seulement comment refuser une pareille requête quand elle est formulée de cette manière ?

- Tout, petit ? T'es vraiment jamais sortit de ton trou ? Bon sang... Tu sais que le monde, il en a une sacrément longue d'histoire et que les races, il y en a plus que tu ne pourrais en imaginer. Beaucoup vivent cachées en plus alors t'imagines pas que je connais tout. En deux cent ans et quelques, j'ai pas pu tout voir, moussaillon. Pourtant, ce n'est pas faute de voyager. Enfin, je peux bien te raconter un peu de ce que je sais si tu es patient. Mais déjà, dis toi bien que si tu connaissais tout du monde au point de ne jamais pouvoir être surpris, la vie deviendrait bigrement ennuyeuse ! Un peu d'imprévu, il n'y a rien de mieux pour s'amuser ! Sinon, t'as qu'à t'enfermer dans une tour pleine de bouquins jusqu'au restant de tes jours. T'en saura des tonnes, mais tu n'auras pas vécu.

S'appuyant lourdement sur la porte, le vieux pirate se redresse, l'air de réfléchir. Par où commencer ? Une sacrée entreprise de raconter le monde.

- Déjà, la mer est unique, mais il y a plusieurs continents. Tu viens de Déméria, t'as dit ? Tu vois, moi je viens de Thalûn, pas bien loin. Il n'y a qu'une chaine de montagne entre les deux. D'un coté, il n'y a presque que des humains et de l'autre, des nains. Pas seulement hein, ce n'est que les races majoritaires, tu vois. Ensuite, si tu prends la mer tu peux tomber sur Hù-Béï et Athée, dans le sud. Un sacré bon coin pour des pirate que ce continent ! On y fait souvent escale, tu verras. Puis t'as Elvem Adisïl, l'ile des elfes. Une bosse verte sans grand intérêt. Après, t'as Sorgen aussi, mais là si tu veux en savoir plus, faut y aller. Pas grand monde qui sache ce qu'il y a là bas. Puis aussi...

Hergor est interrompu par une violente bourrasque, indiquant l'ouverture de la trappe. Embrun dévale l'échelle et se hâte de refermer la soute pour ne pas laisser entrer la tempête. Elle a le visage très rouge, brûlé par le sel et battu par le vent, et sa crinière noire est encore plus désordonnée qu'avant. Les taches de sang qui ornaient ses vêtements après l'abordage ont disparues, lavées par la pluie, et elle a l'air d'excellente humeur.

- Hergor, si tu bois tout le rhum, débrouilles toi pour trouver un marchant qu'en contient ! On f'ra pas escale de sitôt ! On n'peut pas s'le permettre, faut mettre les nouvelles recrus au pas ! Lance t-elle joyeusement en avisant les trop nombreuses bouteilles vides qui jonchent le sol. Sa remontrance ressemble d'ailleurs plus à une moquerie qu'autre chose et le nain se contente de lui lancer un regard mauvais en marmonnant dans sa barbe.

- Je ne t'ai pas assez prouvé que j'avais le nez pour repérer les convois de rhum peut être, fillette ? Moi vivant, on en manquera pas.

Embrun hausse les épaules sans se formaliser du "fillette" qui convient bien peu à un capitaine. Elle connait Hergor depuis toujours et les vielles habitudes sont trop profondément ancrées entre eux pour que sa position actuelle y change quoi que ce soit. Le vieux nain respecte ses ordres, mais il n'hésite jamais à faire de remarques avec elle. Avisant le jeune homme toujours couvert de fourrure, la jeune fille abandonne l'ébauche de querelle avec son vieil ami pour s'intéresser à ce nouveau passager.

- Tien, t'es pas passé par dessus bord toi ? Bon, qu'est-ce que tu fichais sur l'autre saleté de marchant ? T'étais certainement pas de l'équipage. Mousse dit même que tu devais être enfermé au fond. Vas y, raconte donc ! J'ai rien contre les hors la lois, mais j'veux savoir c'qui risque de nous tomber d'sus.
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Akham Mogoa
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MessageSujet: Re: Captivité   Dim 24 Juil - 19:03

Whaou! Des Elfes? Des Nains? Sorgen? Thalun? Hu-Bei? Athée? Elvem Adisil? Quesako?

-Oui... Dit-il en rougissant légèrement. Je ne suis jamais partit de mon village. Tout ce que j'ai apprit, c'est à compter et à lire, du moins dans un certaine mesure.

Oui, pas la peine de lui coller des bouquins sous le nez pour lui apprendre le monde, il ne dépassera pas la première page qu'il aurait déjà fait bruler le livre, avec tout ses copains, l'homme qui lui à offert et puis l'auteur aussi, tiens! Mais un carte avec ce qu'il suffisait d'informations (nom de continent, de pays, de villes etc...) cela passera beaucoup mieux.

Bon, "Nains", il avait compris à peu près les grandes lignes : ce sont des êtres qui ressemblent à Hergor, c'est à dire des Humains, mais en plus petit et plus trapus. Et il vivent de l'autre côté de Déméria, c'est à dite par delà les montagnes. Comme celles de 600 mètres de haut qui se trouvait dans le voisinage de son village? Son père lui avait un jour parlé de montagnes si haut qu'elles semblaient rapprocher le ciel de la terre, hautes au point d'en percer les nuages et de côtoyer les Dieux eux-même. Toujours d'après son géniteur, ces extraordinaires massifs se situaient loin à l'est, par delà la Capitale du Royaume. Les Nains venaient-ils donc de cette région, des montagnes qui tranche le monde en deux? Cela semblait si étrange qu'un être qui venait de cette contrée ai put se retrouver ici, sur ce navire, faisant causette avec Akham.

Mais alors le reste... Le jeune homme n'en avait pas retenue la moitié. Izilia c'était le nom de la mer qui délimite Déméria et Thalun, on y entre par Hu-Bei pour allez jusqu'à Détroit... Non, ce n'est pas sa. Il venait d'y penser l'instant d'avant, Déméria et Thalun sont sur le continent de Déméria! Et y'à d'autre terres au sud, après Izilia. C'est bien sa?
Bon, pour récapituler, y'à à peu près trois continent, un au nord de la mer d'où viennent Akham et Hergor, un au sud où les pirates vont et un où personne ne va jamais. Puis il y'à des îles habités par des Elfes.

Si encore il savait ce que c'était que ces êtres là, il ne dirait rien. Mais là il plongeait dans un chaos qui lui donnait presque mal à la tête. Un nourrisson, c'est ce à quoi il devait paraitre aux yeux du Nain, sans connaissance ni conscience du monde.

Mais avant qu'il n'ait put poser de nouvelles questions à son interlocuteur quand aux races, aux terres, à la mer, aux pirates et à tout ce qui pouvaient lui passer par la tête, un grand froid envahit la pièce, suivit d'un claquement de porte. Aussitôt, Akham se tourna en direction de celle-ci, et vit la Sorcière. Aussitôt il se leva, afin de marquer son respect avec elle. Dans son village, c'était ainsi que l'on réagissait lorsqu'un des anciens ou que le chef du village passait à côté de soi : on se mettait debout et on le regardait. Bien qu'Embrun n'y voit rien de plus qu'une simple réaction à son entrer, ce geste représentait beaucoup.

Puis il se rassit lorsqu'elle commença à l'interroger. Elle voulait tout savoir? Akham n'était même pas certain de tout connaitre lui-même, alors tout déballer à cette Capitaine pirate dans la prison de son navire... Enfin, il n'avait sûrement pas le choix.

-Pour commencer je ne suis pas Humain. J'appartiens à une race que l'on nomme les Incubes. La particularité des notre est que nous sommes capables d'adopter la forme totale ou partielle d'un animal, et cela sans aucun soucis. Même à bout de souffle, nous trouverons suffisamment d'énergie pour nous transformer. Ma mère me disait que cela provenait de la magie des "Drrû-yides", nos ancêtres, qui avaiten ce don et que nous avons perfectionnés aux cours des siècles. Et toujours d'après elle, notre don attire la convoitise des religieux. Seulement je ne sais pas lesquels exactement. Dans la cale de l'autre navire, j'ai entendu l'un de deux prêtre citer le nom de "l'Immobile". Il y'à quelques années, mon village à été attaqué par ces hommes. Je ne sais si d'autres on réussit à s'enfuir, mais ce fut mon cas. Seulement en chemin, je me suis fait capturé par des marchands d'esclaves qui m'ont vendus à Vylris Pjeyhs. Il y'à quelques mois j'ai été libéré après qu'il fusse tué, puis en sortant du palais j'ai été de nouveau vendus à ces religieux que vous venez d'aborder.

Et voila, 20 ans de sa vie résumés en dix lignes. Elle était passionnante sa vie!
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Dim 24 Juil - 21:08

Un incube ? Embrun le toise de la tête aux pieds. Elle a déjà entendu parler de cette race, mais il y a quelque chose qui ne colle pas. Les incubes ne sont pas des démons sanguinaires qui tentent de mettre les pauvres marins dans leur lit et qui les tuent avant qu'ils ne puissent rejoindre la mer ? Des créatures perverses qui cherchent à tenter les hommes pour mieux les posséder ? Selon les histoires de pirate, si. Les marins sont naturellement superstitieux alors ce genre de légende est mille fois enjolivé et exagéré sur les mers. Mais il n'avais pas franchement l'air d'un démon celui là. Et surtout, si les incubes sont de terribles manipulateurs des cœurs, pourquoi il le lui a dit en face ? Et il lui manque de grande ailes noires et une queue fourchue aussi, vu qu'il est nu, la jeune fille est à peu près certaine de ne pas les avoir louper. De plus, si ce garçon est un démon, qu'est-ce qu'il fichait sur un navire ? Jamais les marins n'auraient accepter qu'il ne monte à bord. Des mercenaires, encore, mais les simples matelots ? On ne cache pas un démon si facilement. Enfin, dernier détail qui ne va vraiment pas, pourquoi un sanglier ? Un cochon, ce n'est pas séduisant pour un sous.

- Heu... C'pas un démon un incube? On doit pas parler d'la même chose j'crois parce qu't'y r'ssembles pas. Et va pas l'répéter à l'équipage, i's pourraient bien t'jeter à l'eau avant d's'rendre compte qu'y a une erreur.

Ensuite, peut être aussi que cet homme est vraiment un incube et qu'il y a une erreur dans la légende, mais quoi qu'il en soit, Embrun est à peu près sûre qu'il ne serait pas bon du tout que l'équipage entende ce mot. Certes, les matelots du Zéphyr sont plutôt ouverts d'esprit, mais il y a des limites et avoir un démon à bord les dépasse largement. La jeune fille aurait elle aussi eu du mal à l'accepter, sauf que là, il ne ressemble vraiment pas à un incube ce gars là. Il lui fait plutôt penser à Dilkayen, un keran qui avait embarqué sur le Prime, avec cette fourrure. Ce fichu matou n'avait jamais réussi à s'habituer à l'eau, mais la jeune pirate l'aimait bien finalement. Il était doué pour grimper au mat en tremblant. Si ce type peut se transformer en l'animal qu'il veut, il doit en être capable aussi.

- Un Drrû-yides, c'pas un sorcier qui envoute et pratique la magie noire au fond des bois ?... Enfin non, pas un sorcier, j'veux dire, un... Bref, t'vois quoi. Un type qu'faut pas rencontrer... Puis zut, laisse tomber. C'est qu'la connerie ces légendes ! On peut très bien être sorcière et pirate ! Juste qu'les gens savent pas c'que c'est en vrai !

Les dents serrées et le visage fermé, Embrun semble se replier sur elle même. Pour apprendre a ne plus perdre le contrôle de ses pouvoirs, elle a du faire un trait sur beaucoup d'à priori et de superstitions. Elle est née sur un navire et a été bersée par les légendes depuis sa plus tendre enfance. Accepter son état de magicienne a déjà été difficile, mais qu'on appelle ses pouvoirs sorcellerie, elle a encore du mal à s'y faire. Les sorciers sont encore des êtres malfaisants dans son esprit. Même si elle est loin d'être une sainte, elle ne pratique pas de magie noire, elle. Selon les arcanistes les plus ouverts d'esprit du moins... Pour tous les autres, si.

- Pourquoi j'ai pas entendu parler d'ta magie chez les mages ? Oh, r'marque, j'ai aps lu tous les livres, mais jamais Asiaric m'en a causer des gens qui s'transforment en bête. T'as d'la chance, c'bien pratique. Tu peux t'transformer en bestiaux marin aussi ? Genre pour partir en reconnaissance ? En fait c'pas vraiment d'la magie, ou pas pareil quoi. Bref, tu viens d'chez les Pjeyhs tu dis ? J'les aime bien moi, c'était un plaisir d'les traquer pendant qu'ils se cachaient après la guerre ! Avec leurs trésors, on s'est bien remplit les poches et ils faisaient de bons adversaires pour s'entrainer à jeter des explosions dessus. J'crois qu'il en reste plus beaucoup maintenant, pas bien solides les gaillards une fois qu'ils sont plus protégés par leurs morts. Qu'est-ce que tu fichais là bas ? Ils t'ont envoyé à la guerre ?

D'après ce qu'elle a vu, comment Embrun pourrait elle imaginer ce qui s'est vraiment passer ? D'autant plus qu'elle n'est pas franchement portée sur les plaisir de la chaire. Il ne vaut mieux pas trop se laisser courtiser quand on vit sur un navire dont l'équipage est presque entièrement masculin, surtout quand on veut garder une certaine autorité. Et puis ce jeune homme est plutôt doué pour se battre de ce qu'elle a vu, donc pourquoi d'autre pourrait ont l'avoir acheté ? De toute façon, elle ne risque pas de le revendre aux fidèles de l'immobile parce qu'elle n'a pas la moindre idée de qui il s'agit. Encore, demander une rançon... Mais là de toute évidence il était prisonnier. Les pirates sont tout de même de fervents partisans de la liberté.

À coté, Hergor écoute la conversation sans rien dire. Apprendre le nom de la race de son jeune ami lui a fichu une sacré claque. Après plus de cent ans sur un navire, on ne reste pas indifférent aux légendes... Si il n'avait pas discuter amicalement avec le jeune homme juste avant, il aurait sans doute réagit bien plus violement car il n'est pas du genre à passer des heures à réfléchir avant d'agir. Mais ce n'est qu'un gamin qu'il a devant lui, un môme pommé. Pas un démon.
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Akham Mogoa
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MessageSujet: Re: Captivité   Dim 24 Juil - 23:57

-Les légendes ont beau reposer sur des faits, elles restent des légendes, et de ce fait sont largement teintés de peurs et de croyances absurdes. Ni démon, ni tentateur, ni possesseur et encore moins ni manipulateur. Nous sommes les êtres les plus proches de ce que nous pourrions qualifier "d'état de nature", nous sommes les plus proche de l'animal. En conséquence, nous sommes tout autant animales qu'humain. Certains d'entre nous sont si proche qu'il ont des périodes de chaleurs à l'image des chiens et des chats, d'autres disposent d'une sorte d'instinct grégaire qui les pousse à rejoindre des hardes. Parfois des hommes s'affrontaient pour une femelle, tout comme peuvent le faire les cerfs.

Mais qu'est-ce qui lui prenait que de raconter tout cela à propos de sa race? Après tout, qui étaient-ils, ces pirates, pour entendre de telles informations? Peut-être tout simplement ceux qui allaient lui sauver la vie et, encore mieux, lui en offrir une nouvelle. La mer l'attirait à un point tel qu'il ne pensait qu'il trouverait un jour une chose qui réussirait à lui faire oublier l'amour qu'il portait à l'égard de son village.

-Les anciens utilisaient parfois le terme de polymorphie. Pour ma part, je préfère reprendre le nom de mes ancêtres si je doit préciser ma race à votre équipage. Considérez moi donc comme un Drrû-Yides plutôt que comme un Incube si vous préférez. Mais ne vous y trompez pas, je suis parfaitement capable de devenir cet être que vous vous imaginez quand vous pensez aux Démons.

Jamais personne n'avaient découvert ce qu'étaient véritablement les Drrû-Yides, ou bien ces savoirs c'étaient perdus avec le temps. Quoi qu'il en soit, Akham n'en avait cure que de savoir ce qu'étaient ses ancêtres. Seul importait le présent maintenant.

-Bien sur que je peux me transformer en animal. Il me suffit de l'observer suffisamment longtemps pour en avoir l'esprit en tête. Et pour preuve...

Aussitôt, une douce lumière noirâtre l'enveloppa, obscurcissant sa silhouette au regard de ses deux spectateur. Puis il se mit à rétrécir. Sa peau fondit pour laisser place à des écailles, ses dent s'enfoncèrent dans ses gencives pour laisser place à deux crochets effilés tandis que son visage s'allongeait et s'aplanissait, ses bras fondirent ainsi que ses jambes, et son dos grandit. Tout ses poils se rétractèrent pour laisser place à une peau lisse et verte, celle d'un serpent.
Akham c'était transformé en Vipère. Rien n'aurait put laisser croire que quelques secondes auparavant se tenait en lieu et place un jeune garçon recouvert de poils.
Puis il changea de nouveau, écailles devenant plumes, queue se divisant pour laisser place à deux pattes terminées par des serres, ailes jaillissant de son corps, gueule se transformant en bec.
Un corbeau, comme celui de son rêve.
Et il enchaina ainsi plusieurs fois d'affilées, devenant successivement chat, chien, aigle, hibou, chèvre, vache, auroch, sanglier, cochon, daim, cerf et autres animaux que l'on pouvait trouver dans le voisinage d'un village vivant aux pieds d'une montagne et à l'orée d'une forêt verdoyante.

Mais cela avait un prix, car la fatigue c'était grandement emparée de lui. La respiration saccadée, sa poitrine se soulevait péniblement au rythme d'une respiration douloureuse qui témoignait de son épuisement. Se transformer était aisé, enchainer ainsi une vingtaine de transformations dépassait de loin les possibilités de la plupart des Incubes. Mais lui n'était pas n'importe qui. Il était l'un des membres de sa race les plus doués depuis de nombreuses années, et au nom de celle-ci il perfectionnait son art chaque jour durant de nombreuses heures, peu importait la fatigue ou le temps. Par orgueil, par fierté, par amour, tout cela le motivait pour devenir le plus puissant de tous, encore plus s'il devait un jour recroiser la route de ceux qui avaient participés à la destruction de son village.

Après quelques instants, il put reprendre :

-La communication animal est également l'un de nos atouts. Même s'il ne nous obéissent pas, ils comprennent que nous sommes différents, et souvent nous laissent en paix, parfois obéissent à nos ordres. Je ne me targuerais pas néanmoins de pouvoir soumettre à ma volonté n'importe lequel d'entre eux.

S'il dévoilait tant de choses sur lui-même, sur ses pouvoirs et sur sa race, c'était avant tout pour montrer à Embrun et Hergor qu'il était sincère et droit. Il n'avait aucune arrière pensées, aucunes mauvaises intentions. Il se mettait totalement à nu face à ses deux interlocuteurs. D'ailleurs cette expression était à prendre autant au figuré qu'au sens propre, car il n'avait plus sa fourrure sur lui. Sans aucuns gênes ni scrupules, il se montrait en tenue d'Eve, dévoilant ainsi un corps absolument parfait qui pourrait expliquer à lui seul pourquoi on accusait les Incubes de tenter les mortels. C'était un fait physique de sa race que d'hériter d'un corps superbe. Et effectivement, Akham avait tenté beaucoup de personne, et pas uniquement des femmes. Son côté animal lui interdisait d'éprouver de la honte à être ce que d'autre appellerait un "homme de mauvaise vie".

-Voila, je vous ais à présent dit. Je ne sais pas plus que vous qui sont ses "prêtres de l'Immobile", mais ils me veulent pour mes pouvoirs. D'ailleurs, vu la façon dont vous à traité celui que vous avez tué, il semblerait qu'ils éprouvent également à votre encontre quelques ressentiments... La question est donc posée : me gardez-vous parmi vous?
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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 25 Juil - 8:21

- Ah, c'lui un prêtre de l'Immobile ? Un Originel alors, mon maître m'en a parlé d'eux. Z'aiment pas bien les arcanistes...

Une ombre passe sur le visage de la jeune fille. Elle n'a jamais compris cette haine, et l'a beaucoup regretter. Comment pourrait elle s'empêcher d'admirer ce grand prêtre qui commende à la mer ? Ceux qui se trouvaient sur le navire, elle n'en a cure, mais celui qu'elle a vu au port d'Athée est très différent. Bien sûre, elle connait les raisons objectives. Ils tirent leur magie de l'Origine et elle non, donc il la considèrent comme une abomination. Sauf qu'elle n'a jamais choisit de posséder ces pouvoirs et qu'elle est aussi relativement proche de l'Origine par sa vision de la vie. Elle n'a rien d'une fanatique, loin de là, mais elle a toujours été bien plus attirée par la mer que par les créatures étranges du Changement. Mais quoi qu'il en soit, elle n'a pas le pouvoir de changer les choses et n'a donc pas le moindre scrupule à tuer des prêtres Originels. Si ils étaient moins stupides, encore, mais tant pis ! Elle leur inculquera la valeur de la sorcellerie en les tuant avec puisqu'il ne sont pas fichu de comprendre ! Et tant pis si cette technique ne risque pas de fonctionner !

Reste l'affaire du jeune homme. Si en fin de compte, les légendes disent vrai, ce n'est pas franchement une bonne idée de la garder à bord d'un navire. Mais la sagesse n'a jamais été la vertu maitresse d'Embrun et après tout, il représente le même danger qu'une femme sur un navire, hors il y en a déjà deux sur le Zéphyr. En fin de compte, il n'a pas l'air de tenter de séduire qui que ce soit pour le moment. Lynia est largement plus dangereuse dans son genre... Et ce serait vraiment ridicule de se priver d'un matelot d'une telle force. Il est bien plus séduisant que tous les hommes à bord, mais du moment qu'il y a aussi des femmes sur le navire, les marins ont plutôt tendance à chercher une compagnie féminine, donc il ne devrait pas avoir de problème. Enfin, la jeune capitaine a confiance en les anciens du Zéphyr, et les autres n'ont pas intérêt à faire des écarts car elle n'hésitera pas à les faire jeter au prochain port, voir à la mer si la faute est grave. À part le petit Mousse, il a du talent ce mioche, mais il est trop haineux pour courir les jupons.


- Drrû-Yides, ça devrait passer. T'auras qu'à dire ça si les aut' t'demandent. Puis tu peux rester à bord, mais avec les même règles que pour Lynia. Tu fais c'que tu veux avec qui tu veux à terre, mais pas d'baise sur l'Zéphyr ! Ce genre d'histoire ça amène que des emmerdes.

Embrun a toujours parlé crument, et sa notion de la pudeur est très légère : Se montrer nue n'est pas une bonne idée sur un navire. La nudité du jeune homme ne la gêne pas du tout par contre, il n'est pas le premier qu'elle voit dans son plus simple appareil. Elle a souvent dormi au milieux des matelots qui ne s'embarrassent pas de pudeur pour se changer devant une gamine. Il est beau, oui, mais il doit surtout avoir froid en restant ainsi. Il peut se transformer en animal, mais il n'est sans doute pas immunisé aux maladies.

- Si ça t'va, va te trouver des vêtements. Hergor va te montrer où il y en a. Ensuite faut qu'on s'occupe des prisonniers.
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 1 Aoû - 1:43

Hergor se leva, s'étirant avec un grognement avant de s'éloigner en grommelant quelque chose à propos de jeunes gens se baladant "culs nus". Il va sans dire qu'il était partit avec la bouteille de Rhum encore partiellement remplie et en siffla une nouvelle gorgée avant d'arriver au bout du couloir, apriori suivit par Akham. Ouvrant une porte qui serait presque passée inaperçue, Hergor fait découvrir au jeune Incube un souque d'objets divers et variés accumulés là. Il s'agissait pour l'essentiel des butins qui n'avaient pas de valeur marchande suffisante en cette quantité pour être vendus mais qui pouvaient avoir un valeur appréciable si bien utilisés à un moment clef, comme ces cordages de qualité ou tout ces clous, vis et outils de menuiserie presque intacts. Au fond de la pièce se trouvait trois coffres de bon bois, dotés d'une serrure mais laissés ouverts. Il s'agissait de vêtements, simples bien que certains soit d'une bonne qualité mais sur un bateau peu importait car tous seraient raidis et délavés par l'eau salée. Ainsi, le jeune homme aurait le loisir de se vêtir plus ou moins comme il l'entendait du moment qu'il restait conscient que peu importe la façon dont il cherchait, il ne trouverait pas de quoi se faire passer pour chique ou bien vêtu. Ceci étant dit, le bon goût vestimentaire et une fouille attentive pourrait lui permettre de choisir de quoi se mettre en avantage. Mais finalement, Hergor le laisserait-il prendre tout son temps ?

Enfin toujours est-il que, alors que le jeune homme avait pût se vêtir et qu'il commençait à sortir de la pièce, il pourrait sentir, tout comme l'ensemble des marins du navire, un choc brutal qui venait de la proue. En vérité, le choc fût si brutal qu'il projeta au sol toute personne se tenant debout à se moment et il y avait fort à parier que plusieurs des marins dans leurs hamacs avaient eût un réveil qui n'avait rien d'enviable. Toujours est-il que se fût soudain comme si tout l'équipage se remettait en branle. On pouvait entendre des cris et les pieds nus qui courraient aux différents étages du navire. Les marins ne connaissaient que deux choses qui pouvaient ainsi heurter un navire aussi puissament sans qu'aucune alerte n'ait été donnée. La moins probable mais peut-être la plus terrifiante était un Kraken, ses créatures appréciant tout particulièrement l'air emplit d'électricité des tempêtes. la seconde, Hergor la nomma après s'être relevé en balançant une série de jurons que Akham n'avait surement jamais entendu.

- Un récif.

Aussitôt, le nain se dirigea vers l'extérieur du navire sans plus se soucier d'Akham et sortit sur le pont, se dirigeant vers la proue comme pour voir les dégâts depuis le dessus. Dans le même temps Lynia, descendait du nid de pie en glissant le long du corde humide, sautant loin devant Hergor et atterrissant bien devant le vieux nain dans une glissade sur le plancher trempé parfaitement contrôlée. Mais alors que la jeune Hù-béï se penchait par-dessus la proue pour tenter d'y voir quelque chose, une puissante lumière bleue jaillit de l'eau l'éblouissant tant que la jeune fille poussa un hurlement strident avant d'être comme projeté en arrière malgré elle.


- Pas un récif, gromella Hergor en dégainant une hachette de lancer à sa ceinture.

Mais tandis que les marins sur le pont se préparaient au combat, une silhouette bien trop famillière pour Embrun se profila sur le pont, élevée sur une colonne d'eau dont émanait une lumière d'un bleu de saphir. Le Haut-Prête Al'Manhir. L'homme n'avait pour ainsi dire pas changé. Il arborait le même air autain, méprisant sur ce visage qui semblait presque être fait de cire. Ses cheveux étaient toujours blond et mi-longs tandis qu'autour de lui, brillait toujours cette orbe luminescente. Et en vérité, il avait cette même aura de puissance et cela, Akham n'y était pas étrangé. N'était-ce pas l'une des nombreuses sensation confuse qu'il avait ressentie alors qu'il fuyait son village ? Mais peu importe car déjà sur le pont se hissait une immense créature légèrement moins luminescente, n'ayant d'un être vivant que l'apparence et qui semblait faite d'un morceau d'océan ayant emportée avec elle un banc de poissons sur le pont du Zéphyr. Le plus important dans cette créature était certainement qu'elle formait un mur d'eau infranchissable pour le commun des mortels entre Al'Manhir et le reste de l'équipage.


- Je crois savoir, hérétiques, que vous avez fait sombrer un navire des serviteurs de l'Éternel. Rendez ce que vous avez prit sur ce navire et j'accorderai aux plus prompts une chance de servir de leurs vie le Créateur. Les autres rencontreront une eau que nul marin ne saurait affronter.

La voix d'Almanhir semblait comme venir de l'autre côté d'un voile. Mais alors qu'il annonçait à l'équipage sa fin prochaine, son regard éclairé par sa propre magie, tomba sur Embrun.


- Tiens ? La jeune abomination d'Athéïle. Je t'ai attendu dans cette caserne pour te permettre de perdre ta tare. Tu n'es jamais venue. Mais ça tu le sais déjà. Je n'en reste pas moins surpris qu'une femme et une arcaniste comme toi ait trouvé un équipage à servir. Je peux encore t'offrir une chance de te séparer de cette chose monstrueuse qui coule dans tes veines si tu le souhaites. Tu connais déjà mon prix.

Ce sourire. Le même que celui du port. Malveillant, méprisant.

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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 1 Aoû - 16:40

-Pom pom pidum... Pam pam padoum... Chantonna le jeune homme tout en fouillant rapidement les trois coffres à la recherche de vêtements qu'il apprécierait, sachant déjà ce qu'il cherchait.
Soulèvement robes que jamais il ne porterait, jetant chaussures que jamais il ne chausserais, cape qu'il estimait comme étant de trop dans un ensemble, il réussit finalement à trouver son bonheur : une chemise ample un peu trop grande pour lui à manche longue avec lesquelles il adorait recouvrir ses mains et un pantalon du même acabit, bien que cette fois il soit à la bonne taille, le tout dans un marron que le temps dans l' atmosphère humide du navire avait fait ternir. Tout en s' habillant, il sifflotait joyeusement, songeant déjà au mil et une aventures qui allaient l'attendre sur le pont de ce navire et dans les mers et océans de ce monde qu'il allait apprendre à connaitre et à découvrir. Car pour sa part c'était décidé, il allait rejoindre l'équipage du Zéphir. Il allait falloir s'habituer à appeler cette femme, Embrun, "Capitaine" ou "Madame" et à obéir aux ordres jusqu'à ce qu'il prouve sa valeur et détermine sa place sur sa nouvelle demeure.

En se tournant vers Hergor qui l'attendait là, cette fois vêtu et imberbe, il dit à son compagnon nain dans un grand sourire enfantin :


-Alors, comment tu me trouve?

Puis ce fut le choc. Éjecté au sol, Akham manqua de peu de se fracturer la mâchoire contre une caisse qui, mal attachée, avait elle aussi eu le droit à un petit vol à travers la pièce. En se relevant rapidement, le jeune incube emboita le pas de celui qui semblait être le quartier-maitre, c'est à dire le maitre d'équipage, le second du navire, en direction du pont.

Et ce qu'il y vit le laissa bouche-bée.

Un homme auréolé d'une incroyable puissance accompagné d'un créature apparemment faite d'eau envahissait le navire. A eux seul il s'attaquait au Zéphyr. Il devait donc être d'une incroyable puissance. Ou bien d'une effroyable folie. Mais à voir la façon dont il s'adressait à l'équipage et à Embrun, il semblait évidemment que la supposition à privilégiée soit la première. Sûrement un compagnon des deux prêtres, mais qui cette fois semblait bien plus coriace et malin que ses prédécesseurs.
Quoi qu'il puissent dire, quoi qu'Embrun puisse répondre, Akham n'était déjà plus de ce monde. Il reconnaissait cette aura qu'il sentait autour de l'homme blond. Il s'en rappelait parfaitement. Il l'avait ressentit lors de l'attaque qu'avaient menés les originels contre son village. Il s'en était imprégné tant sa puissance avait envahit l'atmosphère à des centaines de mètres, au moment où ses parents se faisaient tuer, ainsi que sa famille et l'ensemble de son village.

L'Homme mourrait au profit de la bête. Envahit d'une rage folle, il perdait le contrôle de son être face à la fureur de l'animal qu'il était également. Toutes raisons, toutes lois, tout contrôle, toutes règles, toutes conventions, toutes relations qu'il avait noués avec les membres d'équipage, tout cela ne comptait plus, n'était plus. Une seule chose occupait à présent son esprit et l'ensemble de son être : le meurtre.
Ses yeux d'ordinaire marrons virèrent lentement au noir, envahit petit à petit par la folie meurtrière de la haine et l'appel du sang. Cette homme hautain et méprisant qui osait tacher de son regard ce navire devait périr, car rien d'autre n'apaiserait le jeune homme. Il avait voulut détruire sa race. Qu'il voit ce qu'il en coûte d'affronter les Incubes!

Se transformant en aigle, Akham se jeta sur Almanhir. Seulement que le Haut-Prêtre que croit pas qu'il ne doivent affronter qu'un simple piaf au bec et aux griffes accerées, car se serait sous-estimer la race d'Akham. Sa force était décuplée par celle de l'ours, son endurance exacerbé par celle du chien, son agilité mélée à celle du chat, sa résistance couplée à celle du taureau. Le tout ajouté à la vitesse de l'aigle et son œil perçant capable de discerner n'importe quel mouvement de l'un ou l'autre de ses adversaires, cet animal n'en était plus vraiment un, mais était également le plus animal des animaux, car présentant les caractéristiques de bon nombre d'entre eux. Il y avait également d'autres surprises que le jeune incube resservait à son ennemi. Les animaux avaient tous des noms, et lui était un véritable maitre dans son art. Issue de la septième génération des plus puissants Drû-Yiddes, et étant le plus doué de son village, il combattrais le Haut-Prêtre jusqu'à la mort de ce dernier.

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Embrun Sabredor
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 1 Aoû - 17:54

Embrun regarde le jeune homme partir vers les entrailles du Zéphyr. Pour elle, tout est réglé, il fait partie de l'équipage et sera donc traiter comme tel. Il est loin le matelot le plus efficace de l'équipage, ce n'est pas parce qu'il a quelques bizarreries qu'elle va en priver son navire. En plus Hergor semble s'en occuper. Le nouveau ne pouvait rêver mieux comme mentor, ici. Même si le nain est insupportablement bavard, elle sait de source sûr qu'il peut se montrer excellent compagnon, voir protecteur quand le coeur lui en dit. Son enfance n'aurait pas été aussi tranquille sans ce vieil ami.

Restée devant la porte pour surveillée les prisonniers, la jeune pirate est elle aussi brutalement projetée vers l'échelle. Elle peut bien avoir le pied marin, personne ne pourrait résister à une telle secousse. Les planches humides lui rappent les bras alors qu'elle parcours le couloir de bout en bout, puis elle heurte la paroi brutalement. Seul ses réflexes, longuement cultivés par maintes cascades inconscientes, lui permettent de ne pas s’assommer sous la violence du choc. Un peu sonnée, le jeune capitaine s'accroche en hâte à l'échelle, bien plus inquiète pour son navire que pour elle même ou ses compagnons de bord. Un chaos pareil, ce ne peut être du qu'à un récif ou presque ! L'arrêt est bien trop brusque. Mais ce n'est pas possible, ils sont bien trop loin des côtes et il n'y a pas d’île à proximité ! À moins que la tempête les ait fait à ce point dériver... Ou que ce soit autre chose. Les quelques barreaux semblent infinis, mais elle émerge enfin à l'air libre. Sur le pont, les pirates courent dans tous les sens, du moins pour ceux qui se sont relevés. Embrun se précipite vers le bord et se penche, cherchant l'origine de la secousse, mais il n'y a que de folles vagues qui répondent à la danse folle du navire immobile. Quelque chose l'a simplement arrêter dans son élan. Si il s'agissait d'un récif, le Zéphyr serait passé au dessus, du moins en partie ! Mais il ne semble pas bloqué, juste arrêté.

Quelques mètres plus loin, Lynia se penche elle aussi et recule sous l'asseau de la lumière. Aveuglée, Embrun bondit elle aussi en arrière. Ce n'est pas un récif, maintenant, aucun doute ! Elle s'attend a bien des maléfices, mais pas lui... Pourquoi faut il qu'elle le rencontre à nouveau ? Ce ne peut pas être un hasard, pas deux fois. Le pacte, elle s'en souvient bien. Tout comme elle a parfaitement conscience d'avoir fuit sans réussir ce qu'il lui avait demandé de faire. Pourtant, à l'époque, elle voulait vraiment s'en débarrasser de ces maudits pouvoirs. Incapable de donner un ordre logique, Embrun reste figée, les yeux fixés sur l'apparition. Il ne devrait pas être là, il n'a pas le droit, et avec ce qu'il vient de faire subir au Zéphyr, il mérite la mort. Sans compter quelle n'est plus très sûre de vouloir se débarrasser de ses pouvoirs maintenant. Ils lui ont tout de même permis de récupérer le Zéphyr. Ils le lui avaient aussi enlever, mais est-ce bien sûr ? Le second aurait essayer de la déposséder de son navire de toute manière, ce n'était sans doute qu'un prétexte. En plus, il réclame le contenu de la cargaison et ce n'est certainement pas les caisses du navire marchant qui l'intéresse. Il veut le jeune homme, sauf que celui ci fait maintenant partie de son équipage ! Il est hors de question de lui livrer, mais elle n'a alors pas d'autre choix que de l'attaquer, lui, le maître de l'océan. Et elle n'en a vraiment aucune envie... Surtout au milieux des flots.


- Vas t'en... Lance t-elle, la gorge nouée.

Une réflexion bien inutile, plus une prière en fait. Akham n'a apparemment pas l'intention d'attendre ses ordres, ce qui est plutôt une bonne idée au vu de son indécision. Enfin, il n'y a plus le choix. Il faut détruire l'ennemi avant qu'il ne les détruise et la seule réflexion nécessaire consiste à trouver comment. La stratégie de tous lui sauter dessus ne semble pas si mauvaise, au fond, d'autant plus qu'il sera sans doute impossible de faire reculer le jeune incube. Se redressant enfin et prenant une voix un peu plus assurée, Embrun se décida a faire son travaille de capitaine.

- À l'attaque ! J'veux pas d'ce type sur l'Zéphyr !

Dégainant son sabre, la jeune fille se jette dans la mêlée. Pourquoi ne peut elle pas utiliser ses pouvoirs maintenant ? Ce serait pourtant plus efficace ! Quelque chose l'en empêche et ce n'était certainement pas l'unique ennemi. Elle ne veut pas le tuer, elle ne peut pas s'y résoudre. Le jeter hors du navire, oui, mais le supprimer... Elle aurait l'impression de tuer une part de l'océan ! Filant sous les serres acérées de l'aigle, Embrun envoie un coup de sabre sensé atteindre les jambes du mage. Il manque quelque chose... La rage qu'elle met habituellement au combat n'y est pas.
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